OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Décembre 2015 > Prise de rendez-vous dans les hôpitaux, localisation des pharmacies… : (…)

Prise de rendez-vous dans les hôpitaux, localisation des pharmacies… : Rokhaya Diop dévoile l’application qui allège les procédures

lundi 28 décembre 2015

Applications

La startuper (jeune entrepreneur) Rokhaya Diop est membre de Volo, une société d’ingénierie spécialisée dans la biométrie et le développement de solutions technologiques. Leur plateforme, https://vtipsante.com/, qui met en relation les médecins, les pharmaciens, les laborantins, les assureurs et les malades ou des personnes en quête de prestations médicales, a reçu une distinction internationale. En un clic, il est possible de prendre contact avec le médecin le plus proche de votre position et d’emprunter l’itinéraire le plus court pour s’y rendre grâce au système de géolocalisation. L’adresse de 665 praticiens de santé est géo-référencée.

Les nouvelles technologies vont davantage structurer notre mode de vie. Les téléphones portables, avec leurs déclinaisons les plus « intelligentes », Smartphone, iPhone ou iPad, les tablettes et les liseuses, s’imposent de plus en plus à nous. La startuper (jeune entrepreneur) Rokhaya Diop ne peut plus s’en passer. Elle est très en forme lorsqu’elle nous accueille dans leur bureau situé sur la route de Ngor (virage). Elle tient dans sa main une tablette. Ce n’est pas pour le paraître. Cette dame à la silhouette effilée est à fond dans l’exploitation des opportunités des technologies de l’information et de la communication (Tic). « J’ai eu à bosser dans plusieurs startups qui travaillent dans les nouvelles technologies », déclare cette sénégalaise qui a reçu une formation en management et marketing.

Ce manager fait partie de ceux qui croient profondément que les Tic peuvent grandement contribuer à la résolution de nos problèmes. Dans leur cabinet, elle fixe ses principales tâches. « Ici, mon travail, informe-t-elle, c’est d’essayer de trouver des technologies qui vont aider les populations à avoir des réponses à leurs problèmes de santé et d’accès aux financements ». Déjà dans le domaine de la santé, Rokhaya Diop et son équipe sont sorties de l’anonymat. Leur plateforme les a mises sur orbite pour avoir contribué à établir une relation de confiance entre les praticiens de santé et les malades. En un clic, un malade peut prendre rendez-vous chez un médecin pour une consultation de routine. Le patient peut aussi entrer en contact avec des spécialistes en cas d’urgence. Il a aussi la possibilité de saisir le laboratoire le plus proche de sa résidence pour une analyse médicale.

Géolocalisation des cabinets

Grâce aux téléphones avec leurs versions les plus évoluées, un Smartphone ou un téléphone avec système d’exploitation Android, un usager peut localiser la pharmacie, la structure sanitaire et suivre l’itinéraire le plus proche pour s’y rendre avec le système de géolocalisation. Au total, plus de 665 praticiens de santé ont adhéré à cette plateforme soutenue par la Banque africaine de développement (Bad). Gain de temps pour se faire consulter par un spécialiste et établissement de la confiance entre le malade et les médecins font déjà enflammer les porteurs de ce projet. A juste raison. Leur projet vient d’être primé lors d’une compétition internationale qui a enregistré la participation de candidats venus de 50 pays. La plateforme met en relation les compagnies d’assurance, les mutuelles de santé, les prestataires médicaux, les pharmaciens, les laborantins. « C’est tout l’écosystème qui est connecté à la plateforme. Il y a deux volets Vip Santé mobile. Toute personne qui a un Smartphone peut le télécharger sur son téléphone, en un clic, il peut avoir la photo, l’adresse Gps, le contact téléphonique et la disponibilité du médecin, du pharmacien et du laborantin, prendre rendez-vous en ligne avec les spécialistes », s’enthousiasme Rokhaya Diop.

La géolocalisation requiert un travail de terrain et aussi une réactualisation des données et des coordonnées géographiques des structures sanitaires. C’est ainsi que des équipes se déploient régulièrement sur le terrain pour vérifier si les cabinets n’ont pas déménagé. Et, au besoin, elles réactualisent les coordonnées géographiques de ces structures sanitaires. « C’est le système qui oriente la personne. Celle-ci n’a pas besoin de demander beaucoup de personnes pour retrouver le spécialiste avec son Smartphone, sa tablette, son Laptop », pense Rokhaya Diop. « Les médecins, les pharmaciens, les laboratoires qui le souhaitent peuvent s’inscrire sur la plateforme. L’inscription est gratuite. Nous jouons le rôle d’interface entre les spécialistes de santé et les malades ou des personnes en quête de prestations sanitaires », renseigne la startuper.

Le secret médical

Le taux d’analphabétisme, la non couverture d’une partie du monde rural par l’Internet ou encore la faible pénétration des téléphones « intelligents » sont présentement des facteurs pouvant limiter le recours à cette technologie. Mais il est à parier qu’elle aura de beaux jours devant elle comme le mobile-Baking qui est aujourd’hui en pleine explosion, en dépit d’un taux d’illettrisme encore élevé au Sénégal. La plateforme a été présentée aux Ordres des pharmaciens et des médecins. La protection du secret médical a été réglée. « Aucun membre de l’équipe, aucun informaticien ne peut accéder à un seul dossier médical. Nous travaillons sous le contrôle de la Commission de protection des données personnelles », assure la manager. En amont, l’amélioration de la culture numérique de gros partenaires est en cours. Le défi est à la fois technique et humain. C’est autant de raisons qui justifient la mise à niveau des praticiens ou des personnes qui feront office d’interface dans de grandes structures sanitaires comme l’Hôpital général de Grand Yoff et l’Hôpital principal de Dakar. « Nous travaillons à former les équipes à l’utilisation de la plateforme », dévoile Rokhaya Diop. Elle se rendra avec son équipe à Genève, dans les mois à venir, pour défendre cette application sur la scène internationale.

Idrissa Sané

(Source : Le Soleil, 28 décembre 2015)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5974/6965 Régulation des télécoms
  • 470/6965 Télécentres/Cybercentres
  • 4563/6965 Economie numérique
  • 2262/6965 Politique nationale
  • 6643/6965 Fintech
  • 702/6965 Noms de domaine
  • 2496/6965 Produits et services
  • 2096/6965 Faits divers/Contentieux
  • 1095/6965 Nouveau site web
  • 6965/6965 Infrastructures
  • 2290/6965 TIC pour l’éducation
  • 247/6965 Recherche
  • 317/6965 Projet
  • 4777/6965 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2304/6965 Sonatel/Orange
  • 2313/6965 Licences de télécommunications
  • 407/6965 Sudatel/Expresso
  • 1339/6965 Régulation des médias
  • 1849/6965 Applications
  • 1380/6965 Mouvements sociaux
  • 2231/6965 Données personnelles
  • 157/6965 Big Data/Données ouvertes
  • 867/6965 Mouvement consumériste
  • 459/6965 Médias
  • 919/6965 Appels internationaux entrants
  • 2318/6965 Formation
  • 140/6965 Logiciel libre
  • 2931/6965 Politiques africaines
  • 1489/6965 Fiscalité
  • 204/6965 Art et culture
  • 741/6965 Genre
  • 2632/6965 Point de vue
  • 1349/6965 Commerce électronique
  • 1947/6965 Manifestation
  • 459/6965 Presse en ligne
  • 158/6965 Piratage
  • 269/6965 Téléservices
  • 1216/6965 Biométrie/Identité numérique
  • 435/6965 Environnement/Santé
  • 459/6965 Législation/Réglementation
  • 529/6965 Gouvernance
  • 2467/6965 Portrait/Entretien
  • 168/6965 Radio
  • 1065/6965 TIC pour la santé
  • 395/6965 Propriété intellectuelle
  • 77/6965 Langues/Localisation
  • 1408/6965 Médias/Réseaux sociaux
  • 2678/6965 Téléphonie
  • 260/6965 Désengagement de l’Etat
  • 1478/6965 Internet
  • 141/6965 Collectivités locales
  • 555/6965 Dédouanement électronique
  • 1669/6965 Usages et comportements
  • 1394/6965 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 759/6965 Audiovisuel
  • 4345/6965 Transformation digitale
  • 630/6965 Affaire Global Voice
  • 231/6965 Géomatique/Géolocalisation
  • 405/6965 Service universel
  • 925/6965 Sentel/Tigo
  • 212/6965 Vie politique
  • 2055/6965 Distinction/Nomination
  • 50/6965 Handicapés
  • 959/6965 Enseignement à distance
  • 947/6965 Contenus numériques
  • 784/6965 Gestion de l’ARTP
  • 192/6965 Radios communautaires
  • 2511/6965 Qualité de service
  • 655/6965 Privatisation/Libéralisation
  • 183/6965 SMSI
  • 599/6965 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3788/6965 Innovation/Entreprenariat
  • 2066/6965 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/6965 Internet des objets
  • 220/6965 Free Sénégal
  • 1051/6965 Intelligence artificielle
  • 316/6965 Editorial
  • 79/6965 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous