OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Septembre > Pour un secteur privé national performant ou les leçons du partenariat (…)

Pour un secteur privé national performant ou les leçons du partenariat Orange Money-Total

mardi 30 septembre 2014

Fintech

Il y a quelques jours de cela, l’Association sénégalaise des pétroliers (Asp) s’en est vivement pris à Orange Money et à la société Total d’avoir conclu un partenariat qui menace, selon elle, l’Economie nationale en général et le secteur pétrolier en particulier.

Il est reproché à l’opérateur de téléphonie de faire bénéficier aux usagers des stations services Total d’un bonus de recharge automatique de 10% de la valeur des achats effectués, faisant ainsi accroître ses ventes de 16% là où ses concurrents peinent à atteindre les 9%.

Il s’agit là d’un avantage concurrentiel déloyal, dénonce-t-elle. Il est également fait cas du marché octroyé à Total par Eiffage-Senac notamment du site d’implantation d’une station-service sur l’autoroute à péage, à la suite d’un appel d’offres ne concernant que les sociétés étrangères.

Pour les deux cas cités, l’Asp estime que c’est une violation du principe de la libre-concurrence et un manque de reconnaissance de l’expertise nationale dans ce secteur d’activités.

Cette attitude de pétroliers sénégalais pose de légitimes interrogations sur les capacités entrepreneuriales du secteur privé national à jouer le rôle qui est le sien et à occuper la place qui lui revient dans le tissu économique national.

Elle questionne également sur les qualités managériales de nos hommes d’affaires dans un monde concurrentiel où l’expertise et l’initiative constituent des atouts de premier ordre, où la préférence nationale ne saurait justifier le maintien ou la convoitise de situations de monopole et où l’octroi de parts de marché obéit à des règles supposées être les mêmes pour tous les souscripteurs.

Dans l’univers des affaires, ce qui fait la différence entre les concurrents, c’est la qualité de l’offre.Par conséquent, les bonnes affaires ne s’accommodent ni du copinage ni de la médiocrité comme l’on a tendance à le constater sous nos tropiques ; elles se pratiquent dans la rigueur et l’excellence.

En effet, dans un monde globalisé, les meilleurs ont tendance à contracter et c’est certainement cette loi non écrite qui a été à l’origine du partenariat Orange Money-Total. Pourquoi l’Asp n’a pas saisi la Sonatel pour lui faire des propositions, en vue de faire bénéficier à ses membres des mêmes avantages que Total ?

A cet égard, un responsable de la société de téléphonie s’étonne de la réaction de ces acteurs du secteur pétrolier avec qui, révèle-t-il, « des discussions sont en cours pour définir un partenariat sur le paiement marchand via le mobile Orange au même titre que Total ».

Où est alors de problème ? Il est au niveau des protestataires, d’autant que d’autres entreprises comme la Senelec, la Sde, Excaf, Eticca... ont noué un partenariat avec Orange Money pour le paiement marchand ou le règlement de factures.

Pour ces sociétés souscriptrices, les clients bénéficient d’un bonus crédit dont j’ai eu à jouir personnellement pour avoir choisi ce mode de paiement de mes factures d’eau et d’électricité.

Et je crois que je ne suis pas seul dans ce cas.Sur cette question, il faut admettre que Total a fait preuve d’initiative en décelant les opportunités qu’elle pourrait tirer d’un partenariat avec l’opérateur de téléphonie.

N’en déplaise aux tenants de l’immobilisme, en affaires il faut être réactif. Il ne sert à rien en effet de se plaindre, lorsque de par sa propre imprévoyance l’on rate une occasion que d’autres ont su saisir. Il ne sert à rien de courir, il faut partir à temps, nous enseigne la fable de Lafontaine du Lièvre et de la tortue.

La stigmatisation des sociétés étrangères, comme stratégie de défense d’intérêts corporatistes, ne saurait participer à l’atteinte d’objectifs de développement.

L’essentiel ici pour l’Etat est d’améliorer l’environnement des affaires et d’asseoir un Etat de droit pour que n’importe quel investisseur puisse participer en toute sécurité au développement économique et social de notre pays.

Aucun Etat n’a intérêt à se priver de l’apport substantiel de recettes fiscales des sociétés implantées sur son sol, qu’elles soient nationales ou étrangères.

Or, le constat est que les plus dynamiques apportent plus de rentrées dans ses caisses que celles qui ont tendance à brandir la fibre nationaliste et dont le chiffre d’affaires avoisine le zéro, du fait d’une absence ou d’une insuffisance de capacités entrepreneuriales.

Total, qui est vouée aux gémonies, a quand même soixante ans d’existence au Sénégal et apporte 75 milliards de francs à l’Etat en termes de recettes fiscales. Elle détient 36% des parts sur le marché des stations d’essence et 23% sur celui global du secteur pétrolier, sans compter qu’elle utilise une main d’œuvre à majorité sénégalaise.

Par conséquent, c’est une société avec laquelle il faudra compter. Doit-on tuer cette poule aux œufs d’or pour satisfaire des revendications discutables ? Je crois que non.

Même si, selon l’Asp, aucun de ses membres n’a souscrit un partenariat avec Orange Money, malgré qu’ils aient été contactés, la sagesse et le sens des affaires leur recommandent de changer de méthode et de répondre positivement à l’invite qui leur est faite ;

au risque de continuer d’accuser du retard qu’ils mettront du temps à combler et de plomber davantage leur chiffre d’affaires pour n’avoir pas intégrer certaines applications des Ntic dans leur stratégie managériale .Par ailleurs, il est à souligner que la station-service n’est plus un endroit où l’on achète uniquement du carburant comme au bon vieux temps.

La réflexion intègre actuellement l’aménagement de cet espace en fonction des aspirations d’une classe moyenne en émergence, pour en faire un espace de vie où ses membres pourront à la fois procéder à l’entretien de leur véhicule et faire des courses.

La société du secteur pétrolier, Total, qui a eu cette vision prospective, a bénéficié d’une offre d’implantation dans une zone spécifique afin de servir de modèle à cette nouvelle conception de ce secteur marchand. Les autres n’ont qu’à faire preuve de créativité pour gagner leur part de ce marché.

En définitive, le secteur privé national est impliqué dans les projets d’un Sénégal émergent. Mais il est évident que rien ne lui sera donné sur un plateau d’argent. C’est aux hommes d’affaires sénégalais de tirer leur épingle du jeu, en étant autant que faire se peut parmi les meilleurs dans leurs secteurs d’activités.

Alphonse Diop

(Source : Wal Fadjri, 30 septembre 2014)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4731/5051 Régulation des télécoms
  • 349/5051 Télécentres/Cybercentres
  • 3476/5051 Economie numérique
  • 1941/5051 Politique nationale
  • 4860/5051 Fintech
  • 522/5051 Noms de domaine
  • 2023/5051 Produits et services
  • 1497/5051 Faits divers/Contentieux
  • 743/5051 Nouveau site web
  • 5051/5051 Infrastructures
  • 1839/5051 TIC pour l’éducation
  • 188/5051 Recherche
  • 246/5051 Projet
  • 3610/5051 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2081/5051 Sonatel/Orange
  • 1659/5051 Licences de télécommunications
  • 279/5051 Sudatel/Expresso
  • 1145/5051 Régulation des médias
  • 1388/5051 Applications
  • 1058/5051 Mouvements sociaux
  • 1685/5051 Données personnelles
  • 127/5051 Big Data/Données ouvertes
  • 596/5051 Mouvement consumériste
  • 362/5051 Médias
  • 647/5051 Appels internationaux entrants
  • 1812/5051 Formation
  • 98/5051 Logiciel libre
  • 2248/5051 Politiques africaines
  • 1276/5051 Fiscalité
  • 166/5051 Art et culture
  • 672/5051 Genre
  • 1693/5051 Point de vue
  • 1047/5051 Commerce électronique
  • 1645/5051 Manifestation
  • 325/5051 Presse en ligne
  • 124/5051 Piratage
  • 207/5051 Téléservices
  • 1057/5051 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5051 Environnement/Santé
  • 340/5051 Législation/Réglementation
  • 358/5051 Gouvernance
  • 1832/5051 Portrait/Entretien
  • 145/5051 Radio
  • 878/5051 TIC pour la santé
  • 282/5051 Propriété intellectuelle
  • 59/5051 Langues/Localisation
  • 1104/5051 Médias/Réseaux sociaux
  • 1939/5051 Téléphonie
  • 193/5051 Désengagement de l’Etat
  • 1019/5051 Internet
  • 123/5051 Collectivités locales
  • 410/5051 Dédouanement électronique
  • 1199/5051 Usages et comportements
  • 1055/5051 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5051 Audiovisuel
  • 3476/5051 Transformation digitale
  • 383/5051 Affaire Global Voice
  • 159/5051 Géomatique/Géolocalisation
  • 335/5051 Service universel
  • 670/5051 Sentel/Tigo
  • 176/5051 Vie politique
  • 1536/5051 Distinction/Nomination
  • 34/5051 Handicapés
  • 718/5051 Enseignement à distance
  • 688/5051 Contenus numériques
  • 600/5051 Gestion de l’ARTP
  • 179/5051 Radios communautaires
  • 1962/5051 Qualité de service
  • 538/5051 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5051 SMSI
  • 465/5051 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2803/5051 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5051 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5051 Internet des objets
  • 175/5051 Free Sénégal
  • 771/5051 Intelligence artificielle
  • 195/5051 Editorial
  • 6/5051 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5051 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous