OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Octobre 2025 > L’IA, l’Afrique, les opportunités et défis

L’IA, l’Afrique, les opportunités et défis

mardi 28 octobre 2025

Intelligence artificielle

1500 milliards de dollars ! C’est le montant que pourrait générer l’Intelligence artificielle (IA) au profit des économies africaines, à l’horizon 2030, selon les Nations unies. L’IA devrait connaître une très forte croissance de 27% par an, en Afrique, passant de 4,51 milliards de dollars en 2025 à 16,53 milliards de dollars d’ici 2030, révèle un rapport du géant américain des systèmes de paiement Mastercard, intitulé « Harnessing the transformative power of AI in Africa » (Exploiter le pouvoir transformateur de l’IA en Afrique), publié en août dernier.

Cette technologie simulant l’intelligence humaine pourrait aussi générer 230 millions d’emplois à l’horizon 2030, rien qu’en Afrique subsaharienne. Parmi ces nombreuses opportunités, on peut citer une amélioration de la santé (diagnostic, soins de santé, prédiction des épidémies), l’agriculture qui peut devenir intelligente (amélioration des rendements, gestion des terres et des ressources en eau, fertilisation, lutte contre la sécheresse, etc.) pour paver la route vers une révolution verte africaine. Avec l’IA, l’éducation dispose d’un potentiel d’amélioration avec l’apprentissage en ligne, la personnalisation de l’enseignement, le développement de compétences, apprentissage des langues maternelles, etc. L’énumération est loin d’être exhaustive. Mais, pour profiter de tout le potentiel et des opportunités de l’IA, beaucoup de défis sont à relever pour l’Afrique.

Le premier est de ne pas se contenter d’être simplement un marché, mais plutôt acteur. Cela passe d’abord par un développement des infrastructures numériques dans un continent handicapé par une inégalité dans l’accès à une connectivité internet stable et le déficit en électricité. La réalité montre que, selon la Banque mondiale, seulement 22% des Africains ont ce privilège. Les capacités des centres de données sont encore très faibles et sont concentrées en Afrique du Sud (70%).

Le cloud « computing » en volume ne suit pas non plus, malgré sa forte croissance de 25 à 30% en moyenne par an. Pour que le continent devienne un véritable acteur dans un domaine aussi compétitif, il doit impérativement disposer de suffisamment de ressources humaines bien formées. On note au niveau mondial une pénurie de talents technologiques qui risque de laisser vacants 85 millions d’emplois d’ici 2030. L’Afrique, avec 716.000 développeurs, n’assure que 3% du vivier mondial de talents en IA.

Avec un vivier en croissance de 3,8% par an, elle fait mieux que la moyenne mondiale, mais reste en deçà de ses besoins. C’est donc la capacité d’innovation qui risque d’en pâtir, poussant des entreprises africaines à importer des technologies pour créer des solutions locales, avec tout ce que cela induit comme coûts. Par ailleurs, le déficit de diversité linguistique pourrait être un frein à l’inclusivité sur un continent riche de plus de 1000 langues, déplore le rapport de Mastercard.

Les langues africaines sont peu présentes dans la sphère de l’IA, ce qui risque d’exclure de millions de personnes. Aussi, sans investissements conséquents par et pour les Africains, il y a un risque d’une cyber-colonisation, préviennent les chercheurs Saad Badaoui et Redouan Najah. Déjà que les Gafam se bousculent, Google, par exemple, ayant injecté en Afrique 37 millions de dollars pour le développement de l’IA sur l’un des continents les plus peuplés. « Ils (les États africains) ne se rendent pas compte qu’en déroulant le tapis rouge aux Gafam, ils empêchent des startups locales d’émerger. Et qu’ils sont en train d’abandonner une partie de leur souveraineté dans le domaine du numérique et des données. »

Le journaliste multimédia Souleymane Tobias prévient : « Le risque pour l’Afrique est de vivre l’IA telle que voulue ou développée par l’extérieur si elle ne se dote pas de son propre modèle. Ce qui reviendrait simplement à créer des solutions qui répondent aux problèmes africains », prévient.

Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 28 octobre 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2209/2509 Régulation des télécoms
  • 174/2509 Télécentres/Cybercentres
  • 1722/2509 Economie numérique
  • 876/2509 Politique nationale
  • 2463/2509 Fintech
  • 261/2509 Noms de domaine
  • 996/2509 Produits et services
  • 728/2509 Faits divers/Contentieux
  • 368/2509 Nouveau site web
  • 2509/2509 Infrastructures
  • 905/2509 TIC pour l’éducation
  • 94/2509 Recherche
  • 121/2509 Projet
  • 1741/2509 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 936/2509 Sonatel/Orange
  • 813/2509 Licences de télécommunications
  • 140/2509 Sudatel/Expresso
  • 507/2509 Régulation des médias
  • 631/2509 Applications
  • 525/2509 Mouvements sociaux
  • 809/2509 Données personnelles
  • 70/2509 Big Data/Données ouvertes
  • 314/2509 Mouvement consumériste
  • 180/2509 Médias
  • 321/2509 Appels internationaux entrants
  • 963/2509 Formation
  • 48/2509 Logiciel libre
  • 1079/2509 Politiques africaines
  • 520/2509 Fiscalité
  • 84/2509 Art et culture
  • 290/2509 Genre
  • 906/2509 Point de vue
  • 510/2509 Commerce électronique
  • 731/2509 Manifestation
  • 159/2509 Presse en ligne
  • 62/2509 Piratage
  • 102/2509 Téléservices
  • 492/2509 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2509 Environnement/Santé
  • 177/2509 Législation/Réglementation
  • 196/2509 Gouvernance
  • 898/2509 Portrait/Entretien
  • 72/2509 Radio
  • 402/2509 TIC pour la santé
  • 139/2509 Propriété intellectuelle
  • 29/2509 Langues/Localisation
  • 551/2509 Médias/Réseaux sociaux
  • 987/2509 Téléphonie
  • 95/2509 Désengagement de l’Etat
  • 509/2509 Internet
  • 57/2509 Collectivités locales
  • 204/2509 Dédouanement électronique
  • 609/2509 Usages et comportements
  • 515/2509 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2509 Audiovisuel
  • 1676/2509 Transformation digitale
  • 191/2509 Affaire Global Voice
  • 80/2509 Géomatique/Géolocalisation
  • 162/2509 Service universel
  • 340/2509 Sentel/Tigo
  • 87/2509 Vie politique
  • 782/2509 Distinction/Nomination
  • 17/2509 Handicapés
  • 363/2509 Enseignement à distance
  • 382/2509 Contenus numériques
  • 293/2509 Gestion de l’ARTP
  • 89/2509 Radios communautaires
  • 950/2509 Qualité de service
  • 288/2509 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2509 SMSI
  • 238/2509 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1367/2509 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2509 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2509 Internet des objets
  • 85/2509 Free Sénégal
  • 478/2509 Intelligence artificielle
  • 98/2509 Editorial
  • 35/2509 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2509 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous