OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mars 2025 > Internet mobile : une fiscalité allégée peut favoriser une baisse des prix (…)

Internet mobile : une fiscalité allégée peut favoriser une baisse des prix de 13% dès 2025

lundi 31 mars 2025

Fiscalité

Au cours des trente dernières années, le secteur télécoms africain a enregistré une forte croissance. Cette embellie lui a valu une attention accrue des gouvernements en quête de nouvelles ressources financières. Mais une pression excessive sur le secteur met en péril sa viabilité à long terme ainsi que les revenus qu’il génère.

L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) milite une fois de plus pour la révision de la fiscalité appliquée au secteur télécoms en Afrique. Elle estime qu’en réduisant ou supprimant diverses taxes que payent les acteurs, le prix de l’internet mobile pourrait baisser de 13% d’une année sur l’autre, d’ici 2028. Dans son rapport « Promouvoir la transformation numérique des économies africaines Document d’analyse et de méthodologie », l’Association identifie différents types de pressions fiscales auxquels les opérateurs de téléphonie mobile sont soumis sur le continent : taxes et redevances des opérateurs (les redevances de licence, l’impôt sur le revenu, la taxe pour le fonds de service universel, etc.) ; taxes à la consommation (taxe sur les appels, taxe sur les transactions électroniques, etc.) ; taxes sur les téléphones et les droits d’importation.

Taxes applicables au secteur
Source : GSMA

Selon GSMA, l’allègement fiscal auquel aspirent les opérateurs télécoms n’aura pas seulement un impact positif sur les consommateurs. Cela provoquera une réaction en chaîne. Outre l’effet sur les prix, cette mesure pourrait aussi faire baisser le prix des smartphones de 7%. Mis ensemble, un Internet et des smartphones plus accessibles rendraient commercialement viables les investissements dans les zones rurales, aujourd’hui souvent négligées en raison de leur faible rentabilité.

Un Internet et des smartphones plus abordables pourraient accélérer l’adoption du haut débit mobile et augmenter la demande qui suscitera des investissements pour une couverture réseau étendue, essentielle pour réduire la fracture numérique. GSMA estime qu’une revue à la baisse des taxes pourrait contribuer à une augmentation du nombre d’utilisateurs de l’internet mobile de 6% d’une année sur l’autre en Afrique. Dans son rapport « L’économie du mobile en Afrique subsaharienne 2024 », GSMA révélait un taux de pénétration mobile de 44% en Afrique subsaharienne pour 27% de taux de pénétration de l’internet mobile.

Frein à l’inclusion numérique

« Les impôts indirects (droits d’accise) propres aux services mobiles et le niveau élevé des droits de douane sur les téléphones portables importés rendent l’internet mobile largement inabordable en Afrique subsaharienne, ce qui entrave l’adoption des services à haut débit. L’analyse des données de 41 pays d’Afrique subsaharienne montre qu’en 2022, le coût moyen d’un téléphone portable basique avec accès internet représentait 44 % du PIB mensuel par habitant. Pour les 40 % de personnes appartenant à la tranche de revenus les plus modestes, ce coût atteint 113 % du PIB par habitant dans cette tranche, voire sept fois le PIB mensuel par habitant dans un pays comme le Burundi », indique GSMA.

Impacts de la réduction de la fiscalité sur le secteur
Source : GSMA.

L’organisation internationale poursuit : « De la même manière, 1 Gigaoctet de données coûte en moyenne 4 % du PIB mensuel par habitant dans 42 pays d’Afrique subsaharienne, mais pour les 40 % d’habitants ayant les revenus les plus faibles, le coût est de 12 %, atteignant même 115 % en République centrafricaine. Les taxes payées par les consommateurs, qui correspondent principalement aux droits de douane sur les téléphones importés, ont une incidence significative sur le prix de ces appareils en Afrique subsaharienne. Dans 36 pays de la région, elles représentent en moyenne 21 % du coût d’un téléphone basique avec accès internet. De même, les taxes sur l’utilisation des services mobiles, qui correspondent principalement aux droits d’accise, représentent une part significative du coût total d’utilisation de l’internet dans la région. Dans les 40 pays d’Afrique subsaharienne analysés, elles représentent en moyenne 17 % du coût d’un forfait de données de 1Go ».

Un équilibre à trouver

Bien que réduire ou supprimer des taxes relatives aux télécoms ait une incidence bénéfique sur le développement du secteur, il faut toutefois souligner qu’elles représentent aujourd’hui une source de revenus non négligeable pour de nombreux gouvernements africains. GSMA indique que la contribution de l’écosystème mobile au PIB de l’Afrique subsaharienne était de 7%, soit 140 milliards $ en 2023. D’ici 2030, elle pourrait atteindre 170 milliards $. Dans des économies souvent fragiles, où les recettes fiscales sont limitées, une réduction ou une suppression des taxes pourrait creuser les déficits publics et réduire les capacités d’investissement dans d’autres infrastructures (routes, énergie, etc.). Il est urgent de trouver des compromis pour préserver aussi bien le développement du secteur des télécoms que la croissance économique des pays africains.

Muriel EDJO

(Source : Agence Ecofin, 31 mars 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5665/6529 Régulation des télécoms
  • 447/6529 Télécentres/Cybercentres
  • 4487/6529 Economie numérique
  • 2412/6529 Politique nationale
  • 6435/6529 Fintech
  • 706/6529 Noms de domaine
  • 2616/6529 Produits et services
  • 1935/6529 Faits divers/Contentieux
  • 931/6529 Nouveau site web
  • 6529/6529 Infrastructures
  • 2388/6529 TIC pour l’éducation
  • 263/6529 Recherche
  • 311/6529 Projet
  • 4551/6529 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2390/6529 Sonatel/Orange
  • 2119/6529 Licences de télécommunications
  • 367/6529 Sudatel/Expresso
  • 1288/6529 Régulation des médias
  • 1590/6529 Applications
  • 1321/6529 Mouvements sociaux
  • 2230/6529 Données personnelles
  • 358/6529 Big Data/Données ouvertes
  • 759/6529 Mouvement consumériste
  • 459/6529 Médias
  • 835/6529 Appels internationaux entrants
  • 2358/6529 Formation
  • 116/6529 Logiciel libre
  • 2752/6529 Politiques africaines
  • 1323/6529 Fiscalité
  • 294/6529 Art et culture
  • 736/6529 Genre
  • 2326/6529 Point de vue
  • 1322/6529 Commerce électronique
  • 1856/6529 Manifestation
  • 416/6529 Presse en ligne
  • 156/6529 Piratage
  • 258/6529 Téléservices
  • 1353/6529 Biométrie/Identité numérique
  • 412/6529 Environnement/Santé
  • 417/6529 Législation/Réglementation
  • 527/6529 Gouvernance
  • 2329/6529 Portrait/Entretien
  • 183/6529 Radio
  • 1006/6529 TIC pour la santé
  • 329/6529 Propriété intellectuelle
  • 68/6529 Langues/Localisation
  • 1424/6529 Médias/Réseaux sociaux
  • 2667/6529 Téléphonie
  • 239/6529 Désengagement de l’Etat
  • 1490/6529 Internet
  • 140/6529 Collectivités locales
  • 522/6529 Dédouanement électronique
  • 1547/6529 Usages et comportements
  • 1356/6529 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 692/6529 Audiovisuel
  • 4585/6529 Transformation digitale
  • 499/6529 Affaire Global Voice
  • 255/6529 Géomatique/Géolocalisation
  • 524/6529 Service universel
  • 840/6529 Sentel/Tigo
  • 234/6529 Vie politique
  • 2023/6529 Distinction/Nomination
  • 43/6529 Handicapés
  • 903/6529 Enseignement à distance
  • 880/6529 Contenus numériques
  • 721/6529 Gestion de l’ARTP
  • 236/6529 Radios communautaires
  • 2695/6529 Qualité de service
  • 579/6529 Privatisation/Libéralisation
  • 179/6529 SMSI
  • 653/6529 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3653/6529 Innovation/Entreprenariat
  • 1711/6529 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 65/6529 Internet des objets
  • 216/6529 Free Sénégal
  • 995/6529 Intelligence artificielle
  • 240/6529 Editorial
  • 8/6529 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/6529 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous