OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Octobre 2025 > E-Cfa, une révolution en vue

E-Cfa, une révolution en vue

mardi 14 octobre 2025

Fintech

Après avoir adopté à une vitesse avec grand V la téléphonie mobile, l’Afrique est en train de poser des pas sûrs vers une révolution sans cash, où les billets de banque seront de moins en moins utilisés dans les transactions. On est à l’ère de la monnaie électronique. Dans l’Uemoa par exemple, le volume des transactions en monnaie électronique a bondi sensiblement, passant de 260 millions de FCfa à 11 milliards de FCfa entre 2014 et 2024, selon le gouverneur de la Bceao.

Une performance qui est allée de pair avec l’inclusion financière, le nombre de comptes en monnaie électronique étant passé, sur la même période, de 18 millions à 248 millions. C’est dans cette dynamique que la Bceao a lancé, le 30 septembre dernier à Dakar, sa plateforme interopérable du système de paiement instantané (Pi-Spi) dont l’objectif est de permettre l’envoi et la réception instantanée de fonds entre différentes structures financières telles que les banques, les émetteurs de monnaie électronique, les établissements de paiements, les institutions de microfinance… Désormais, les ressortissants de l’Union peuvent effectuer des paiements sécurisés, tous les jours, de façon instantanée et gratuite.

Le Pi-Spi ouvre des perspectives vers une monnaie numérique de Banque centrale (Mnbc), ayant le même cours que la monnaie fiduciaire. Avec un franc Cfa électronique ou e-Cfa, la Bceao n’aura plus besoin de se faire confectionner des billets de banque en France à coups de milliards. S’il est avéré que la masse de monnaie fiduciaire en circulation sera réduite sensiblement, il est intéressant de réfléchir sur les conséquences de cette révolution en perspective qui va redessiner le marché financier. Que deviendront les fintechs ? Comment les banques commerciales se comporteront-elles face à cette donne ? Une monnaie numérique de la Bceao menacerait en premier le cœur de métier des banques commerciales. Les dépôts, la gestion des flux et les transferts ne seront plus leur apanage car, comme l’indique un rapport de la Bceao, tout agent économique pourra détenir de la monnaie électronique de banque directement émise par la Banque centrale, sans passer par les banques commerciales, sans intermédiaire.

Adieu donc les marges bénéficiaires générées par les dépôts, les délais, les transferts et autres prestations. Les banques commerciales sont donc condamnées à innover pour ne pas passer à trépas. Elles « doivent se réinventer, offrir de vrais services à valeur ajoutée et cesser de vivre sur la rente des frais de transfert et des comptes dormants. Sinon, l’e Cfa les balayera comme le vent emporte la poussière. Cette fois, il n’y aura pas de seconde chance. Les gagnants seront ceux qui auront compris que le futur de la finance ouest africaine ne se joue plus derrière les guichets, mais dans la fluidité, la transparence et la confiance numérique », invite vivement l’expert Seydou Bocoum.

Quant à l’avenir des fintechs, le pronostic de l’économiste Amath Ndiaye est moins sévère. Elles ne vont pas disparaître certes, mais elles devront procéder à des innovations dans d’autres domaines tels que l’inclusion financière, des zones rurales, la finance verte, l’utilisation des données, etc. L’autre défi et pas des moindres sera de rendre le paiement instantané accessible au monde rural, grâce au paiement hors ligne, une généralisation de l’équipement en smartphones, un accès satisfaisant à l’électricité et à Internet. Face à l’analphabétisme, un système alliant simplicité et sécurité peut permettre une adhésion massive. En matière d’inclusion financière dans l’espace Uemoa (47 % en 2016 à 72,3 % en 2023), la marge de progression est importante : 26 millions d’adultes non bancarisés disposent d’un téléphone mobile, selon la Banque mondiale.

Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 14 octobre 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 7200/8384 Régulation des télécoms
  • 542/8384 Télécentres/Cybercentres
  • 5542/8384 Economie numérique
  • 2935/8384 Politique nationale
  • 8189/8384 Fintech
  • 849/8384 Noms de domaine
  • 3189/8384 Produits et services
  • 2449/8384 Faits divers/Contentieux
  • 1181/8384 Nouveau site web
  • 8384/8384 Infrastructures
  • 2874/8384 TIC pour l’éducation
  • 306/8384 Recherche
  • 385/8384 Projet
  • 6159/8384 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2999/8384 Sonatel/Orange
  • 2537/8384 Licences de télécommunications
  • 434/8384 Sudatel/Expresso
  • 1633/8384 Régulation des médias
  • 2057/8384 Applications
  • 1734/8384 Mouvements sociaux
  • 2726/8384 Données personnelles
  • 283/8384 Big Data/Données ouvertes
  • 1009/8384 Mouvement consumériste
  • 558/8384 Médias
  • 1006/8384 Appels internationaux entrants
  • 2826/8384 Formation
  • 162/8384 Logiciel libre
  • 3653/8384 Politiques africaines
  • 1704/8384 Fiscalité
  • 283/8384 Art et culture
  • 967/8384 Genre
  • 3985/8384 Point de vue
  • 1695/8384 Commerce électronique
  • 2359/8384 Manifestation
  • 500/8384 Presse en ligne
  • 210/8384 Piratage
  • 319/8384 Téléservices
  • 1559/8384 Biométrie/Identité numérique
  • 535/8384 Environnement/Santé
  • 609/8384 Législation/Réglementation
  • 594/8384 Gouvernance
  • 2996/8384 Portrait/Entretien
  • 240/8384 Radio
  • 1279/8384 TIC pour la santé
  • 439/8384 Propriété intellectuelle
  • 107/8384 Langues/Localisation
  • 1745/8384 Médias/Réseaux sociaux
  • 3305/8384 Téléphonie
  • 315/8384 Désengagement de l’Etat
  • 1672/8384 Internet
  • 205/8384 Collectivités locales
  • 715/8384 Dédouanement électronique
  • 1954/8384 Usages et comportements
  • 1625/8384 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 853/8384 Audiovisuel
  • 5611/8384 Transformation digitale
  • 602/8384 Affaire Global Voice
  • 305/8384 Géomatique/Géolocalisation
  • 594/8384 Service universel
  • 1023/8384 Sentel/Tigo
  • 298/8384 Vie politique
  • 2667/8384 Distinction/Nomination
  • 69/8384 Handicapés
  • 1128/8384 Enseignement à distance
  • 1183/8384 Contenus numériques
  • 905/8384 Gestion de l’ARTP
  • 282/8384 Radios communautaires
  • 3051/8384 Qualité de service
  • 797/8384 Privatisation/Libéralisation
  • 215/8384 SMSI
  • 778/8384 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4459/8384 Innovation/Entreprenariat
  • 2192/8384 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 79/8384 Internet des objets
  • 278/8384 Free Sénégal
  • 1717/8384 Intelligence artificielle
  • 320/8384 Editorial
  • 32/8384 Gaming/Jeux vidéos
  • 59/8384 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous