OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mars 2025 > Course à l’IA : les dépenses d’investissement en Côte d’Ivoire pourraient (…)

Course à l’IA : les dépenses d’investissement en Côte d’Ivoire pourraient coûter jusqu’à plus de 1 000 milliards FCFA d’ici à 2030, selon la stratégie nationale

vendredi 21 mars 2025

Portrait/Entretien

Course à l’IA : les dépenses d’investissement en Côte d’Ivoire pourraient coûter jusqu’à plus de 1 000 milliards FCFA d’ici à 2030, selon la Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle remise officiellement le jeudi 13 mars 2025.

D’ici à 2030, les dépenses d’investissement de la Côte d’Ivoire dans l’IA pourraient atteindre plus de 1 000 milliards de FCFA. Selon Stéphane Coulibaly Kounandi, Directeur de l’Innovation, des startups et du secteur privé au Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation, le retour sur investissement sera : un pays doté d’infrastructures numériques de pointe, de laboratoires de recherche avancée en IA, des compétences techniques qualifiées, des financements alloués aux entrepreneurs, et un Label “Safe IA”, à l’image du rôle que la Côte d’Ivoire veut jouer en tant que championne d’Afrique de l’IA.

Dans l’entretien qu’il a accordé à CIO Mag au lendemain de la cérémonie de Restitution des stratégies nationales de l’IA et de la gouvernance des données, Stéphane Coulibaly revient sur les piliers de ce plan d’actions coordonnées et sur son ancrage avec le Projet d’appui au renforcement de l’administration électronique (PARAE).

Cio Mag : Que gagne la Côte d’Ivoire à déployer des stratégies nationales d’IA et de gestion des données ?

Stéphane Coulibaly Kounandi : Les enjeux sont considérables. L’intelligence artificielle représente un levier de développement économique et social indéniable. Elle touche tous les secteurs d’activité et constitue aujourd’hui un facteur d’accélération et de productivité pour toutes les entreprises, notamment les startups. Une organisation qui n’intègre pas l’IA dans ses processus risque de prendre du retard. Par ailleurs, comme indiqué par Monsieur le Ministre Khalil Ibrahim Konaté, lors des restitutions des deux stratégies, ces stratégies visent à garantir une exploitation efficace et responsable des données et des technologies d’intelligence artificielle au service du développement inclusif et durable de notre pays.

L’IA nous permet de gagner un temps considérable dans la production et l’organisation de nos équipes de travail, la production de nos rapports, mais aussi dans la production de nos services et produits. De manière générale, c’est une nouvelle révolution qui est en train de se faire, et notre pays ne peut rester en marge. Il y a eu plusieurs révolutions pour lesquelles l’Afrique n’a pu avoir son mot à dire. C’est la première fois que nous avons l’opportunité de pouvoir impacter notre futur en étant à part entière membre actif de cette révolution qui est en train de se dérouler.

De nos jours, il est possible d’accéder à des cours dispensés par le MIT ou Harvard depuis des villes comme Tingrela ou Soubré. Cela montre à quel point il est crucial de faire de l’IA et du numérique un pilier central du développement économique et social du pays.

Cio Mag : Quels sont les piliers de la stratégie nationale de l’IA ?

Stéphane Coulibaly Kounandi : Nous avons trois piliers essentiels : l’investissement, l’inclusion et la gouvernance. Ces trois piliers sont essentiels pour le développement de l’IA en Côte d’Ivoire.

Au niveau Investissement, il s’agit d’allouer des ressources aux infrastructures technologiques nécessaires au développement de l’IA. Les États-Unis, via leur programme Stargate, investissent près de 500 milliards de dollars dans ce domaine, tandis que la France a annoncé 109 milliards d’euros.

La Côte d’Ivoire doit aussi investir massivement pour offrir aux chercheurs et aux jeunes les moyens de développer des solutions innovantes.
Ce volet inclut aussi un investissement dans le développement des compétences et la formation des jeunes. Enfin, il comprend un investissement dans les solutions innovantes qui vont être développées en Côte d’Ivoire.

Le deuxième volet, c’est l’Inclusion. Nous souhaitons que cette stratégie bénéficie à tous les secteurs d’activité, à toutes les régions du pays et aux Ivoiriens de la diaspora, dont plusieurs travaillent dans des entreprises renommées à l’étranger. Leur expertise est précieuse pour le développement de l’IA en Côte d’Ivoire.

C’est aussi une inclusion sociale : l’inclusion des genres, l’inclusion de l’âge.

Au-delà de l’investissement et de l’inclusion on a la Gouvernance. Parce que l’IA suscite des inquiétudes du fait de son évolution rapide et son potentiel à transformer de nombreux aspects de la vie quotidienne. C’est donc important que ce soit une IA qui se développe dans un cadre étique et réglementaire. Et c’est pourquoi on veut mettre en place un Label Safe IA en partenariat avec l’UNESCO afin de pouvoir déployer très rapidement un cadre réglementaire autour de l’IA pour éviter les abus.

Cio Mag : Parlant d’investissement, combien de francs la Côte d’Ivoire compte dépenser dans l’IA ?

Stéphane Coulibaly Kounandi : Le budget prévu s’élève à plus de 1 000 milliards de francs CFA sur la période 2025-2030, se référant aux stratégies nationales de l’Intelligence artificielle et de Gestion de données. Cet investissement se déroulera en plusieurs phases : d’abord, la création de l’Agence Nationale de l’Intelligence Artificielle (ANIA), la mobilisation des parties prenantes et un diagnostic national des ressources. Ensuite, nous développerons des infrastructures technologiques, renforcerons la formation des talents et intégrerons l’IA dans les curriculums éducatifs. La mise en œuvre de projets concrets dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture ou encore l’éducation permettra de démontrer l’impact tangible de l’IA. Nous procéderons également au déploiement d’infrastructures numériques avancées et à la mise en place d’un cadre de suivi avec la publication de rapports annuels et des consultations nationales pour ajuster notre stratégie. Enfin, les projets réussis seront étendus, les infrastructures renforcées et notre centre de formation en IA deviendra un pôle d’excellence régional.

L’un de nos objectifs est de retenir nos talents sur place. De nombreux ingénieurs ivoiriens partent à l’étranger en raison du manque d’opportunités localement. Nous devons leur offrir un environnement propice pour qu’ils puissent contribuer à l’émergence du secteur technologique ivoirien.

Cio Mag : Quel est le point d’ancrage entre la stratégie nationale de l’IA et le PARAE lancé hier (jeudi 13 mars) ?

Stéphane Coulibaly Kounandi : Bien que présentés le même jour, ces deux projets sont distincts. Toutefois, le PARAE intègre un volet de soutien à l’IA pour la création de laboratoires de recherche et le développement de solutions destinées à digitaliser l’administration publique.

C’est le lien direct entre ces deux projets. L’idée est que l’IA va interagir dans le développement et le succès du PARAE qui a pour ambition de faire de l’administration publique une administration connectée et digitale. L’IA propose des solutions qui permettent de développer des solutions e-services pour faciliter justement le déploiement du PARAE. Inversement, le PARAE va établir aussi la digitalisation des services, ce qui aura pour conséquence de produire des données. Ces données seront utilisées par l’IA pour développer des solutions.

Anselme Akéko

(Source : CIO Mag, 21 mars 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4391/5325 Régulation des télécoms
  • 357/5325 Télécentres/Cybercentres
  • 3659/5325 Economie numérique
  • 2123/5325 Politique nationale
  • 5325/5325 Fintech
  • 525/5325 Noms de domaine
  • 2440/5325 Produits et services
  • 1473/5325 Faits divers/Contentieux
  • 786/5325 Nouveau site web
  • 5085/5325 Infrastructures
  • 1827/5325 TIC pour l’éducation
  • 196/5325 Recherche
  • 246/5325 Projet
  • 3783/5325 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5325 Sonatel/Orange
  • 1623/5325 Licences de télécommunications
  • 280/5325 Sudatel/Expresso
  • 1201/5325 Régulation des médias
  • 1283/5325 Applications
  • 1070/5325 Mouvements sociaux
  • 1701/5325 Données personnelles
  • 130/5325 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5325 Mouvement consumériste
  • 365/5325 Médias
  • 652/5325 Appels internationaux entrants
  • 1659/5325 Formation
  • 197/5325 Logiciel libre
  • 2515/5325 Politiques africaines
  • 1134/5325 Fiscalité
  • 170/5325 Art et culture
  • 631/5325 Genre
  • 1790/5325 Point de vue
  • 1164/5325 Commerce électronique
  • 1484/5325 Manifestation
  • 321/5325 Presse en ligne
  • 129/5325 Piratage
  • 210/5325 Téléservices
  • 902/5325 Biométrie/Identité numérique
  • 305/5325 Environnement/Santé
  • 347/5325 Législation/Réglementation
  • 362/5325 Gouvernance
  • 1769/5325 Portrait/Entretien
  • 147/5325 Radio
  • 740/5325 TIC pour la santé
  • 284/5325 Propriété intellectuelle
  • 61/5325 Langues/Localisation
  • 1126/5325 Médias/Réseaux sociaux
  • 2001/5325 Téléphonie
  • 192/5325 Désengagement de l’Etat
  • 1084/5325 Internet
  • 115/5325 Collectivités locales
  • 420/5325 Dédouanement électronique
  • 1246/5325 Usages et comportements
  • 1054/5325 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5325 Audiovisuel
  • 3807/5325 Transformation digitale
  • 389/5325 Affaire Global Voice
  • 203/5325 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5325 Service universel
  • 671/5325 Sentel/Tigo
  • 176/5325 Vie politique
  • 1536/5325 Distinction/Nomination
  • 34/5325 Handicapés
  • 696/5325 Enseignement à distance
  • 696/5325 Contenus numériques
  • 598/5325 Gestion de l’ARTP
  • 189/5325 Radios communautaires
  • 1815/5325 Qualité de service
  • 446/5325 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5325 SMSI
  • 574/5325 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2977/5325 Innovation/Entreprenariat
  • 1407/5325 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5325 Internet des objets
  • 200/5325 Free Sénégal
  • 842/5325 Intelligence artificielle
  • 198/5325 Editorial
  • 2/5325 Gaming/Jeux vidéos
  • 58/5325 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous