OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Octobre 2025 > À Hanoï, 21 pays africains ont signé la Convention de l’ONU contre la (…)

À Hanoï, 21 pays africains ont signé la Convention de l’ONU contre la cybercriminalité

lundi 27 octobre 2025

Cybersécurité/Cybercriminalité

La Convention a été adoptée en décembre 2024 à l’unanimité par les 193 États membres des Nations unies, au terme de cinq années de négociations. Ce processus inclusif a mobilisé la société civile, des experts en sécurité de l’information, le monde universitaire ainsi que le secteur privé.

La Convention des Nations unies contre la cybercriminalité a recueilli 72 signatures à Hanoï, au Vietnam, les samedi 25 et dimanche 26 octobre, lors d’un événement dédié. Selon la liste définitive mise à la disposition de l’Agence Ecofin par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 21 pays africains figurent parmi les signataires.

Il s’agit de l’Algérie, l’Angola, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), Djibouti, l’Égypte, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Libye, le Maroc, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Togo, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zimbabwe, le Mali et le Rwanda.

Selon l’ONUDC, la Convention vise à « rendre la prévention et la lutte contre la cybercriminalité plus efficaces en renforçant la coopération internationale, l’assistance technique et le renforcement des capacités, notamment dans les pays en développement ».

La Convention se veut donc le premier cadre mondial pour la collecte, le partage et l’utilisation de preuves électroniques dans les affaires criminelles graves. Elle criminalise également diverses infractions liées au cyberespace, notamment la fraude en ligne, la diffusion de contenus pédopornographiques, la sollicitation d’enfants sur Internet à des fins sexuelles et la diffusion non consensuelle d’images intimes. En outre, elle prévoit la création d’un réseau mondial de coopération disponible 24 h/24 et 7 j/7, afin de faciliter les échanges entre États et de renforcer les capacités nationales face à l’évolution rapide de la cybercriminalité.

La signature de cette Convention s’ajoute aux cadres internationaux existants tels que la Convention de Budapest sur la cybercriminalité et la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles (dite Convention de Malabo), déjà adoptées par plusieurs pays africains, en complément des législations nationales.

Dans un rapport publié en juin 2025, Interpol soulignait que les cyberattaques s’intensifient en Afrique dans un contexte de transformation numérique rapide, marqué par une connectivité accrue et une adoption massive de technologies comme la banque mobile et le commerce en ligne. L’organisation estime qu’entre 2019 et 2025, les incidents de cybersécurité sur le continent auront entraîné des pertes financières dépassant 3 milliards de dollars. À l’échelle mondiale, les données citées par l’ONU font état de 9500 milliards de dollars de dommages pour la seule année 2024.

Il convient toutefois de rappeler que la Convention de Hanoï n’est pas encore entrée en vigueur, malgré les signatures. Elle ne le sera qu’après sa ratification par au moins 40 pays. « Nous devons maintenant passer de la signature à l’action. La Convention doit être ratifiée rapidement, mise en œuvre intégralement et soutenue par des financements, des formations et des technologies, en particulier pour les pays en développement », a déclaré António Guterres, à la cérémonie de signature.

Par ailleurs, le texte suscite des oppositions, selon la presse internationale. Il est rapporté qu’une dizaine d’ONG, notamment de défense des droits de l’Homme, dénoncent de faibles garde-fous. Elles estiment que le traité crée un dispositif légal permettant de surveiller, conserver et échanger des informations entre pays. De leur côté, plusieurs groupes technologiques, dont Meta et Dell, mettent en garde contre un risque d’utilisation abusive du cadre pour criminaliser les chercheurs en cybersécurité ou réprimer des comportements que certains États jugeraient délictueux.

Isaac K. Kassouwi

(Source : WeAreTechAfrica, 28 octobre 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4635/5234 Régulation des télécoms
  • 365/5234 Télécentres/Cybercentres
  • 3679/5234 Economie numérique
  • 1928/5234 Politique nationale
  • 5021/5234 Fintech
  • 555/5234 Noms de domaine
  • 2896/5234 Produits et services
  • 1550/5234 Faits divers/Contentieux
  • 795/5234 Nouveau site web
  • 5234/5234 Infrastructures
  • 1734/5234 TIC pour l’éducation
  • 200/5234 Recherche
  • 257/5234 Projet
  • 4369/5234 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1855/5234 Sonatel/Orange
  • 1646/5234 Licences de télécommunications
  • 299/5234 Sudatel/Expresso
  • 1018/5234 Régulation des médias
  • 1360/5234 Applications
  • 1167/5234 Mouvements sociaux
  • 1762/5234 Données personnelles
  • 132/5234 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5234 Mouvement consumériste
  • 389/5234 Médias
  • 679/5234 Appels internationaux entrants
  • 1969/5234 Formation
  • 99/5234 Logiciel libre
  • 2268/5234 Politiques africaines
  • 1051/5234 Fiscalité
  • 174/5234 Art et culture
  • 616/5234 Genre
  • 1937/5234 Point de vue
  • 1051/5234 Commerce électronique
  • 1544/5234 Manifestation
  • 343/5234 Presse en ligne
  • 138/5234 Piratage
  • 217/5234 Téléservices
  • 967/5234 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5234 Environnement/Santé
  • 408/5234 Législation/Réglementation
  • 424/5234 Gouvernance
  • 2016/5234 Portrait/Entretien
  • 155/5234 Radio
  • 817/5234 TIC pour la santé
  • 311/5234 Propriété intellectuelle
  • 68/5234 Langues/Localisation
  • 1119/5234 Médias/Réseaux sociaux
  • 2112/5234 Téléphonie
  • 221/5234 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5234 Internet
  • 133/5234 Collectivités locales
  • 502/5234 Dédouanement électronique
  • 1263/5234 Usages et comportements
  • 1086/5234 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 584/5234 Audiovisuel
  • 3300/5234 Transformation digitale
  • 402/5234 Affaire Global Voice
  • 165/5234 Géomatique/Géolocalisation
  • 327/5234 Service universel
  • 710/5234 Sentel/Tigo
  • 194/5234 Vie politique
  • 1651/5234 Distinction/Nomination
  • 37/5234 Handicapés
  • 722/5234 Enseignement à distance
  • 737/5234 Contenus numériques
  • 641/5234 Gestion de l’ARTP
  • 187/5234 Radios communautaires
  • 1964/5234 Qualité de service
  • 459/5234 Privatisation/Libéralisation
  • 141/5234 SMSI
  • 477/5234 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2825/5234 Innovation/Entreprenariat
  • 1392/5234 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5234 Internet des objets
  • 182/5234 Free Sénégal
  • 766/5234 Intelligence artificielle
  • 232/5234 Editorial
  • 24/5234 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous