OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Octobre 2015 > Externalisation à Ericsonn : Comment l’Etat a géré le dossier des cadres de Tigo

Externalisation à Ericsonn : Comment l’Etat a géré le dossier des cadres de Tigo

mercredi 14 octobre 2015

Sentel/Tigo

Où en sommes-nous avec le projet d’externalisation de Tigo qui devait être confié à Ericsson ? Si le calme est revenu, c’est parce qu’il y a eu l’implication des plus hautes autorités.

Dans ses projets d’externalisation, l’opérateur de téléphonie Tigo avait trouvé un accord avec l’entreprise Ericsson. Dans les premiers termes de cet accord, 91 ingénieurs de l’opérateur doivent être envoyés au tout nouveau partenaire, dont ils deviendront des employés à part entière. Si à première vue cette affectation peut ressembler à une promotion, dans le fond, les choses sont plus compliquées, eu égard à la durée du contrat qui lie les deux structures. En effet, pour l’externalisation, Tigo a décidé de s’attacher les services d’Ericsson pour une durée de 5 ans. Une considération qui n’a pas échappé aux cadres concernés. Pour rappel, Tigo avait même envoyé des lettres de sommation aux personnes concernées par la mesure d’externalisation, en leur assurant pourtant qu’ils seraient dans les mêmes conditions que celles à Tigo. Mais sans doute très bien imprégnés des contours de ce contrat, les cadres se mobilisent pour obtenir au moins des garanties quant à la pérennité de leurs emplois. Entre des lettres envoyées à la presse, des rencontres avec les autorités, rien n’a été ménagé. Mais, déterminées à finaliser les accords, les deux structures campent sur leur position initiale. Et les questions persistent.
Qu’adviendra-t-il de ces emplois si le contrat arrivait à terme ? Les employés seront-ils repris par Tigo ? Ericsson continuera-t-il à les utiliser, en les redéployant par exemple ? Autant de questions et d’inquiétudes qui n’ont pas manqué de secouer la boite. Les cadres haussent le ton et se font entendre. Si le calme est revenu, c’est parce qu’il y a eu une implication des plus hautes autorités de ce pays. Selon une source proche du dossier, l’Etat a demandé à voir les termes de ce contrat. C’est à partir de là que les choses ont vraiment commencé à bouger. Après avoir constaté que les termes du contrat n’étaient pas en faveur des employés, les autorités sénégalaises ont demandé à ce que les contrats soient signés selon la législation du travail, en vigueur au Sénégal. Ce qui permettrait de garder les emplois même si le contrat arrivait à son terme. Mais il restait encore une brèche dans laquelle pourrait s’engouffrer Ericsson. En effet, les ingénieurs pouvaient être affectés dans un autre pays où Ericsson, ce qui fait que c’est la législation du pays où ils sont affectés qui sera appliquée au contrat. « S’ils nous amènent, ils peuvent à tout moment nous remercier et rien ne nous protègera », avait d’ailleurs alerté un des cadres, sous le couvert de l’anonymat. Une brèche tout de suite fermée par les autorités sénégalaises qui ont exigé que dans les clauses du contrat qu’il soit inclus que les ingénieurs pris de Tigo ne peuvent pas être affectés dans un autre pays.
Ainsi, avec tous ces subterfuges, l’Etat du Sénégal ferme toutes les brèches, au grand bonheur des cadres de Tigo. Une tournure des évènements à laquelle ne s’attendait sans doute pas Ericsson. Pour cause, alors qu’on s’apprêtait à signer le contrat avec Tigo, Ericsson met tout en standby et se donne du temps de réflexion. Pour combien de temps encore ? Difficile d’y répondre. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les cadres avaient bien flairé le coup.
Quoi qu’il en soit, du côté de la direction, c’est l’assurance qui est de rigueur. Selon Joyce Sagoe, directrice marketing et communication, reprise par AgenceEcofin, le projet d’externalisation des activités de Tigo vers Ericsson constitue un changement interne pour la société. « Il y a un accord signé avec Ericsson qui travaille strictement avec nous, notamment dans la phase pilote de la 4G. On a procédé à l’externalisation des activités de Tigo parce que l’environnement télécom augmente très vite, le marché est très concurrentiel. Nous avons des garanties que toutes les ressources qui travaillent aujourd’hui chez Tigo et qui vont aller chez Ericsson vont continuer à travailler. Nous sommes rassurés que les contrats avec Ericsson sont des contrats à durée indéterminée, comme les contrats qu’on a chez Tigo. A Ericsson, il y a des mesures d’accompagnement en termes d’avantages et de bonus. Les personnes qui vont aller à Ericsson ont des avantages liés à leur poste. Les anciennetés sont conservées. Il n’y a pas de changement de statut. C’est la continuité de la fonction à Ericsson. Il n’y a pas de risque de perte d’emploi comme le prétendent certains agents. Au cas où le contrat de gestion de réseau entre Tigo et Ericsson venait à s’arrêter, les employés seraient tous réintégrés à notre service (Tigo). Cela, parce que nous aurons besoin de gérer notre réseau. Nous n’avons pas l’intention de précariser les emplois. Ce n’est pas ça notre objectif », avait-elle assuré.

Oumar Fédior

(Source : Réussir Business, 14 octobre 2015)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3305/3800 Régulation des télécoms
  • 276/3800 Télécentres/Cybercentres
  • 2605/3800 Economie numérique
  • 1404/3800 Politique nationale
  • 3702/3800 Fintech
  • 432/3800 Noms de domaine
  • 1507/3800 Produits et services
  • 1085/3800 Faits divers/Contentieux
  • 559/3800 Nouveau site web
  • 3800/3800 Infrastructures
  • 1455/3800 TIC pour l’éducation
  • 155/3800 Recherche
  • 189/3800 Projet
  • 2679/3800 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1401/3800 Sonatel/Orange
  • 1214/3800 Licences de télécommunications
  • 228/3800 Sudatel/Expresso
  • 764/3800 Régulation des médias
  • 960/3800 Applications
  • 767/3800 Mouvements sociaux
  • 1274/3800 Données personnelles
  • 212/3800 Big Data/Données ouvertes
  • 443/3800 Mouvement consumériste
  • 278/3800 Médias
  • 492/3800 Appels internationaux entrants
  • 1371/3800 Formation
  • 66/3800 Logiciel libre
  • 1623/3800 Politiques africaines
  • 818/3800 Fiscalité
  • 155/3800 Art et culture
  • 401/3800 Genre
  • 1367/3800 Point de vue
  • 749/3800 Commerce électronique
  • 1088/3800 Manifestation
  • 247/3800 Presse en ligne
  • 94/3800 Piratage
  • 160/3800 Téléservices
  • 753/3800 Biométrie/Identité numérique
  • 223/3800 Environnement/Santé
  • 267/3800 Législation/Réglementation
  • 298/3800 Gouvernance
  • 1330/3800 Portrait/Entretien
  • 106/3800 Radio
  • 612/3800 TIC pour la santé
  • 192/3800 Propriété intellectuelle
  • 44/3800 Langues/Localisation
  • 834/3800 Médias/Réseaux sociaux
  • 1552/3800 Téléphonie
  • 142/3800 Désengagement de l’Etat
  • 886/3800 Internet
  • 92/3800 Collectivités locales
  • 297/3800 Dédouanement électronique
  • 915/3800 Usages et comportements
  • 775/3800 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 399/3800 Audiovisuel
  • 2734/3800 Transformation digitale
  • 298/3800 Affaire Global Voice
  • 151/3800 Géomatique/Géolocalisation
  • 286/3800 Service universel
  • 511/3800 Sentel/Tigo
  • 134/3800 Vie politique
  • 1167/3800 Distinction/Nomination
  • 23/3800 Handicapés
  • 531/3800 Enseignement à distance
  • 527/3800 Contenus numériques
  • 386/3800 Gestion de l’ARTP
  • 131/3800 Radios communautaires
  • 1609/3800 Qualité de service
  • 344/3800 Privatisation/Libéralisation
  • 104/3800 SMSI
  • 385/3800 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2091/3800 Innovation/Entreprenariat
  • 991/3800 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 31/3800 Internet des objets
  • 125/3800 Free Sénégal
  • 615/3800 Intelligence artificielle
  • 148/3800 Editorial
  • 6/3800 Gaming/Jeux vidéos
  • 20/3800 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous