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Affaire de la licence 4G, la preuve qu’on a fait perdre de l’argent au Sénégal

vendredi 6 février 2015

Régulation des télécoms

Nos confrères du Quotidien ont levé un gros lièvre dans leur livraison de mardi dernier. Il s’agit des secousses et des fritures sur la ligne dans le secteur des télécommunications apparues avec la prolongation de la phase test de la 4 G. S’intéressant à cette affaire, et ayant mené une enquête dans le secteur, votre site Leral confirme point par point ce que le Quotidien a avancé. Les soubassements de l’affaire font apparaître que le plus grand opérateur de téléphonie au Sénégal, Orange, a bénéficié de privilèges et de largesses au détriment du Trésor public. Ainsi, nous le confirmons, c’est bien le Premier ministre Dionne qui a donné des instructions au Directeur Général de l’ARTP de prolonger de 3 mois la phase test de la 4 G, et ce gratuitement !!!. Vous avez bien lu !

Instructions que le DG de l’ARTP a appliquées aveuglément et illégalement, puisqu’il sait parfaitement qu’il n’a pas le droit d’agir de la sorte sans même avoir recueilli au préalable l’avis du Collège de l’ARTP et le ministre des Télécommunications. D’ailleurs, un des opérateurs, Tigo en l’occurrence, que nous avons approché ne l’aura appris que par la presse, c’est dire que tout ce qui a été fait ne l’a été que pour les intérêts exclusifs de Orange.
Dans certains milieux et pour se défendre, on avance que c’est l’urgence qui a poussé le Premier ministre et le Dg de l’ARTP à agir ainsi. Ce qui est très léger comme argument, parce que Leral a pris le soin de vérifier ce qui se passe ailleurs. Dans d’autres pays africains voisins, lorsque la phase test de la 4 G s’est terminée, les opérateurs ont arrêté, et attendu tout bonnement que le régulateur et le gouvernement déterminent dans quelles conditions financières cette 4 G pourrait être exploitée. L’arrêt des tests n’entraîne en effet aucune sorte de conséquences négatives dans le secteur. En Côte d’Ivoire, l’opérateur Orange, une fois la phase test finie, a publié un communiqué (voir ci-contre fac-similé) dans lequel il dit être à l’écoute des autorités pour connaître les conditions définies pour exploiter la 4 G.
Au Sénégal aussi, l’opérateur Orange a écrit pour demander dans quelles conditions financières il pouvait procéder à l’exploitation. Seulement, et contre toute attente, voilà que le Premier Ministre et le Dg de l’ARTP décidément très actifs et se révélant plus royalistes que le roi, sont allés au-delà des attentes de l’opérateur, pour lui accorder 3 mois de plus, « gratuitement ».

Mais au nom de quelle magnanimité lorsque l’on sait que le trésor public sénégalais a plus que besoin de ces ressources ? Qu’est-ce qui explique l’attitude du DG de l’Artp dans cette affaire, lui qui est censé veiller sur le respect des procédures ? Pourquoi le Collège de l’Artp et le ministère des Télécommunications n’ont pas été associé au dossier ? Qu’est-ce qui empêche le Collège et le ministère de jouer leur rôle et de dénoncer ces faits ?

Pourquoi ce mutisme ?

L’on ose aussi avancer que le Sénégal et les Sénégalais ne perdent rien parce que Orange ne commercialise pas encore la 4 G. Mais si l’opérateur est disposé à payer, quel est le sens de la gratuité qui lui été accordée et qui constitue une perte financière sèche pour le Sénégal ? Et on sait que dans le secteur des Télécommunications, 3 mois d’activités se chiffrent à beaucoup de dizaines de millions. A qui profite le crime ? Si on ajoute à cela le fait qu’on n’ entend plus au Sénégal les opérateurs taxés pour défaut de qualité sur le réseau, comme ce qui se fait partout dans le monde même au Mali voisin où l’opérateur a payé 8 milliards de pénalités, il y a de quoi se poser beaucoup de questions.

On comprend pourquoi la Sonatel n’a pas voulu répondre à nos interpellations et pourquoi elle surfe sur le secteur, ce qui doit interpeller au plus haut niveau les autorités de ce pays. Par contre, on comprend moins l’attitude du collège de l’ARTP qui a un rôle de veille et qui avait promis depuis lors de nous rappeler....en vain.

La rédaction

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