OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Mars 2017 > 4e Conférence d’UNI Africa : La « gig economy » mondiale et ses implications (…)

4e Conférence d’UNI Africa : La « gig economy » mondiale et ses implications pour les travailleurs africains du numérique

samedi 25 mars 2017

Mouvements sociaux

Le professeur Graham, dans son discours présenté à la 4e Conférence d’UNI Africa à Dakar, Sénégal (ForwardForANewAfrica.org), a mis en garde contre le danger du « capitalisme parasitique » où les activités des entreprises du numérique ne profitent que marginalement aux endroits où elles sont implantées et où les travailleurs sur plateformes sont laissés pour compte.
Philip Jennings, Secrétaire général d’UNI Global Union, a déclaré que la recherche portant sur le futur monde du travail, suivie d’actions, était essentielle : « Nous devons regarder la réalité en face – la recherche entreprise par l’Université d’Oxford, le Forum économique mondial, l’OCDE et d’autres laisse entrevoir un avenir morose pour l’emploi dans de nombreux secteurs. Cela pose des questions de politique générale à tous les niveaux et la réponse qui y est apportée doit être pénétrée d’un plus grand sentiment d’urgence. »

Le professeur Graham, Cet expert du numérique, basé à Oxford, s’est inspiré de son article récent « Digital Labour and Develoment » (main d’œuvre numérique et développement) et de son rapport correspondant « The Risks and Rewards of Online Gig Work At the Global Margins » (risques et récompenses du travail à la tâche en ligne à la marge de la mondialisation).

Le professeur Graham a déclaré : « Il existe une alternative au modèle ‘Upwork.com’ et ‘Mechanical Turk’ qui, hélas, est en train d’embellir l’image de l’économie sur plateforme. Les syndicats doivent travailler ensemble à produire un modèle alternatif qui protège les droits des travailleurs. Le moment n’est pas venu de se chercher des excuses parce que les nouvelles structures sont en train de se mettre en place au moment où je vous parle. »

La dispersion géographique des plateformes de travail numérique les rend extrêmement difficiles à réglementer

Le professeur Graham a proposé des solutions concrètes axées autour de la création d’un pouvoir de négociation pour les travailleurs des plateformes numériques, notamment :

« Nous pourrions imaginer des organisations attachées à la transparence et identifiant des bonnes pratiques qui veilleraient à ce que les travailleurs reçoivent des salaires de subsistance et une protection sociale et économique suffisante et ne soient pas exposés à des risques indus. En d’autres termes, une fondation du travail équitable au lieu d’une fondation du commerce équitable – qui vérifierait et certifierait ce genre de choses. »

« Nous pouvons aussi mettre à profit ce que nous savons de la nature socialement désintégrée de ce travail pour insister afin qu’une part plus importante de ces activités soit canalisée par le biais d’entreprises sociales, d’organisations à but non lucratif et bien sûr de coopératives n’appartenant pas à l’économie sur plateforme et respectant le droit du travail local. »

« La dispersion géographique des plateformes de travail numérique les rend extrêmement difficiles à réglementer. Beaucoup de gens prospèrent dans un tel environnement. Mais le rôle de la réglementation du travail devrait être d’aider les plus vulnérables. Une solution pourrait consister à définir le statut d’emploi au lieu où le service est effectivement fourni. Pourquoi un employeur basé en Allemagne ou aux Etats-Unis pourrait-il échapper à la législation du travail et aux normes minimales simplement parce qu’il utilise une plateforme numérique pour se connecter avec un travailleur ? »

Le professeur Graham a plaidé en faveur de la création d’un syndicat transnational des travailleurs du numérique : « À défaut de la proximité physique dont les syndicats avaient traditionnellement besoin, au moins devrions-nous avoir une sorte d’identité professionnelle commune… Un rôle explicite pour un syndicat des travailleurs du numérique pourrait être de donner à ces travailleurs très divers, travailleurs à temps partiel, travailleurs temporaires, à temps plein, entrepreneurs, etc., une conscience de classe. De mettre en lumière la précarité de ce travail. De souligner que les travailleurs assument bon nombre des risques liés à la libre entreprise, mais peu de ses avantages. »

Le professeur Graham a conclu en disant qu’il n’était pas pessimiste à propos du futur monde du travail, mais que nous ne devions pas être réticents à en relever les défis. Il a signalé que certains pays d’Afrique prenaient l’initiative, tels que le Nigeria, dont le gouvernement a mis au point un programme appelé ‘microtravail pour la création d’emplois’. Le gouvernement du Kenya envisage une action similaire.

Au lieu d’imaginer que le travail numérique est entrepris dans des espaces numériques échappant à la réglementation et à la gouvernance induite par les travailleurs, souvenons-nous que toute activité se déroule quelque part. Le travail numérique a toujours une géographie. Et nous pouvons profiter de ce que nous savons des géographies économiques du travail numérique pour envisager et rechercher un avenir différent et plus juste pour les travailleurs d’Afrique et du reste du monde.

4th UNI Africa Regional Conference

(Source : SNTPT, 25 mars 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4557/5021 Régulation des télécoms
  • 374/5021 Télécentres/Cybercentres
  • 3461/5021 Economie numérique
  • 1813/5021 Politique nationale
  • 5021/5021 Fintech
  • 566/5021 Noms de domaine
  • 1958/5021 Produits et services
  • 1473/5021 Faits divers/Contentieux
  • 787/5021 Nouveau site web
  • 4942/5021 Infrastructures
  • 1753/5021 TIC pour l’éducation
  • 206/5021 Recherche
  • 257/5021 Projet
  • 3389/5021 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1963/5021 Sonatel/Orange
  • 1642/5021 Licences de télécommunications
  • 283/5021 Sudatel/Expresso
  • 1023/5021 Régulation des médias
  • 1382/5021 Applications
  • 1063/5021 Mouvements sociaux
  • 1664/5021 Données personnelles
  • 144/5021 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5021 Mouvement consumériste
  • 371/5021 Médias
  • 675/5021 Appels internationaux entrants
  • 1640/5021 Formation
  • 99/5021 Logiciel libre
  • 2195/5021 Politiques africaines
  • 1001/5021 Fiscalité
  • 178/5021 Art et culture
  • 605/5021 Genre
  • 1923/5021 Point de vue
  • 1075/5021 Commerce électronique
  • 1494/5021 Manifestation
  • 342/5021 Presse en ligne
  • 128/5021 Piratage
  • 217/5021 Téléservices
  • 950/5021 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5021 Environnement/Santé
  • 351/5021 Législation/Réglementation
  • 373/5021 Gouvernance
  • 1831/5021 Portrait/Entretien
  • 151/5021 Radio
  • 779/5021 TIC pour la santé
  • 284/5021 Propriété intellectuelle
  • 58/5021 Langues/Localisation
  • 1090/5021 Médias/Réseaux sociaux
  • 2018/5021 Téléphonie
  • 212/5021 Désengagement de l’Etat
  • 1054/5021 Internet
  • 120/5021 Collectivités locales
  • 418/5021 Dédouanement électronique
  • 1321/5021 Usages et comportements
  • 1039/5021 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5021 Audiovisuel
  • 3220/5021 Transformation digitale
  • 423/5021 Affaire Global Voice
  • 170/5021 Géomatique/Géolocalisation
  • 351/5021 Service universel
  • 669/5021 Sentel/Tigo
  • 176/5021 Vie politique
  • 1586/5021 Distinction/Nomination
  • 34/5021 Handicapés
  • 723/5021 Enseignement à distance
  • 719/5021 Contenus numériques
  • 594/5021 Gestion de l’ARTP
  • 180/5021 Radios communautaires
  • 1847/5021 Qualité de service
  • 455/5021 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5021 SMSI
  • 493/5021 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2725/5021 Innovation/Entreprenariat
  • 1369/5021 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 58/5021 Internet des objets
  • 177/5021 Free Sénégal
  • 656/5021 Intelligence artificielle
  • 216/5021 Editorial
  • 14/5021 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5021 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous