OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juillet 2021 > Yves Eonnet, Président de TAGPAY : « L’Afrique est le continent le mieux (…)

Yves Eonnet, Président de TAGPAY : « L’Afrique est le continent le mieux placé pour faire éclore les offres de banques digitales »

lundi 5 juillet 2021

Portrait/Entretien

La pandémie du covid-19 a rappelé l’importance du digital au cœur des processus de développement. Le secteur financier n’a pas été en reste en assurant la continuité des transactions malgré les restrictions et mesures barrières. La Fintech TAGPAY a profité de cette opportunité pour montrer l’importance des technologies bancaires dans ce contexte. AllAfrica.com a saisi le déploiement de Masrvi, l’outil digital de la Banque Mauritanienne pour le commerce international, pour interpeler Yves Eonnet, patron de TAGPAY sur la question. Entretien …

La Banque Mauritanienne pour le Commerce International (BMCI) vient de déployer sa banque digitale Masrvi avec l’appui de TagPay. Qu’est-ce que cet outil peut apporter de plus à votre partenaire et à l’écosystème bancaire du pays ?

La banque de détail est en train de vivre un changement de cycle technologique fondamental. L’enjeu est de proposer aux clients des services beaucoup moins chers, plus adaptés à leurs besoins et qui a pour vocation d’évoluer avec leurs demandes.

La BMCI a décidé de lancer une nouvelle offre bancaire en Mauritanie utilisant avec TagPay, les toutes dernières technologies. Cette nouvelle offre fait rentrer la BMCI dans une nouvelle dynamique. L’impact sur l’écosystème bancaire du pays va être très important car la banque, au lieu de jouer un rôle de coffre-fort qui gère l’épargne et distribue les crédits, va devenir le centre et l’animateur d’un écosystème comportant à la fois les grands acteurs nationaux mais aussi toutes les Fintech qui apporteront à la banque des services et des technologies innovantes. La BMCI va donc devenir éléments incontournable de la banque digitale dans son pays.

Comment évaluez-vous le niveau d’évolution et les potentialités de la banque mobile en Afrique, surtout dans ce contexte de Covid-19 où les transactions doivent continuer malgré les restrictions et mesures barrières édictées ?

La digitalisation des services financiers en Afrique n’a pas attendu la COVID-19 pour se déployer. Cette crise sanitaire a servi d’accélérateur en provoquant une prise de conscience de tous les acteurs Africains. L’utilité des offres de services digitaux financiers n’est donc plus à démontrer. Il ne s’agit pas d’une simple évolution ou d’un simple choix offert aux clients mais d’une nécessité face aux barrières sociales et sanitaires et aux difficultés de déplacement provoquées par la crise.

Quelle est la vision de TagPay pour le développement de cette niche si l’on sait que la plupart des populations africaines n’ont toujours pas accès aux services financiers et bancaires ?

La majorité de la population africaine n’a pas accès aux services financiers parce que ces outils avaient été conçus sur la base de technologies qui n’étaient pas adaptées aux contraintes de ces clients. Deux faits marquants ont transformé le paysage rendant maintenant possible le déploiement massif des services financiers digitaux.

Tout d’abord, la généralisation des téléphones mobiles. On peut dire, aujourd’hui, que 100 % de la population active africaine possèdent un téléphone mobile. Même si la généralisation des smartphones n’est pas encore achevée, on peut dès à présent utiliser cette infrastructure pour déployer des services financiers.

Ensuite, le rôle joué par les opérateurs télécoms qui ont proposé les services de Mobile Money à l’ensemble de leurs clients a permis à la population africaine de se former et donc de savoir que leur téléphone mobile peut être un outil pour gérer leur argent. Ce travail considérable fait par les opérateurs télécoms est utilisable des aujourd’hui par les banques qui n’ont plus à jouer ce rôle pédagogique.

On peut donc dire que grâce au déploiement des mobiles et à la quasi généralisation du mobile money, l’Afrique est le continent le mieux placé pour faire éclore les offres de banques digitales. Grâce à ces nouvelles technologies bancaires l’inclusion financière est enfin possible.

Est-ce que l’avenir de la banque classique n’est pas compromis face à l’offensive des fintechs ?

Je ne vois pas d’opposition entre le monde des Fintech et le monde bancaire. Je pense même qu’il existe une complémentarité voire une dépendance de l’une vers l’autre. Les banques sont des établissements régulés qui jouent un rôle essentiel pour l’économie à savoir la mobilisation de l’épargne locale permettant de financer les entreprises. Les Fintech sont au contraire des structures innovantes, légères, agiles, très technologiques et souvent très spécialisées. Les banques ont besoin des Fintech pour offrir de nouveaux services.

Quels sont les principaux défis du système bancaire africain et quel message adressez-vous à ses acteurs notamment les banquiers qui évoluent dans ce contexte nouveau ?

Les banques africaines sont entrées dans un moment historique où trois étoiles sont alignées :

– les clients sont demandeurs de services nouveaux ;

– de nouveaux acteurs sont proches de fournir les services que la banques n’a pas encore proposés, (je pense aux big tech) ;

– la technologie de banque digitale qui est aujourd’hui disponible.

Ces trois étoiles alignées imposent à la banque de bouger. Cette période est pleine d’opportunités. En adoptant les technologies digitales, les banques vont ouvrir de nouveaux horizons, non seulement pour leurs clients mais aussi pour leurs nouveaux partenaires qui participeront à la livraison de ces nouvelles offres.

A contrario le plus grand risque que courent les banques africaines en ces moments de forte évolution est de ne rien faire. Une attitude passive donnerait l’occasion à ces nouveaux venus de remplir le vide comme les opérateurs télécom l’ont fait avec le mobile money.

L’enjeu est stratégique car il s’agit d’assurer à chaque pays une infrastructure bancaire qui est indispensable à son développement. Si les banques ne jouent pas leur rôle, l’épargne local ne servira qu’à enrichir des sociétés internationales et privera les écosystèmes locaux de l’infrastructure pour se développer.

Let’s have a dream (Osons rêver !) :

Imaginons un monde où tout l’argent de l’informel serait déposé dans des comptes bancaires.

Imaginez que toutes ces ressources financières soient consacrées au financement des entreprises qui, à leur tour, fourniraient des emplois. Ce cercle vertueux est une utopie qui met en évidence l’importance du rôle des banques.

Tous les pays du monde sont passés par ces étapes or l’Afrique a encore laissé trop de monde hors du système.

La banque digitale arrive juste à temps pour démarrer cette nouvelle étape.

Bacary Dabo

(Source : AllAfrica, 5 juillet 2021)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6701/7653 Régulation des télécoms
  • 573/7653 Télécentres/Cybercentres
  • 5375/7653 Economie numérique
  • 2662/7653 Politique nationale
  • 7604/7653 Fintech
  • 818/7653 Noms de domaine
  • 2809/7653 Produits et services
  • 2450/7653 Faits divers/Contentieux
  • 1149/7653 Nouveau site web
  • 7653/7653 Infrastructures
  • 2654/7653 TIC pour l’éducation
  • 298/7653 Recherche
  • 381/7653 Projet
  • 5372/7653 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2761/7653 Sonatel/Orange
  • 2474/7653 Licences de télécommunications
  • 457/7653 Sudatel/Expresso
  • 1539/7653 Régulation des médias
  • 2135/7653 Applications
  • 1588/7653 Mouvements sociaux
  • 2532/7653 Données personnelles
  • 202/7653 Big Data/Données ouvertes
  • 942/7653 Mouvement consumériste
  • 553/7653 Médias
  • 1002/7653 Appels internationaux entrants
  • 2628/7653 Formation
  • 141/7653 Logiciel libre
  • 3012/7653 Politiques africaines
  • 1519/7653 Fiscalité
  • 262/7653 Art et culture
  • 909/7653 Genre
  • 2666/7653 Point de vue
  • 1548/7653 Commerce électronique
  • 2286/7653 Manifestation
  • 520/7653 Presse en ligne
  • 192/7653 Piratage
  • 317/7653 Téléservices
  • 1388/7653 Biométrie/Identité numérique
  • 482/7653 Environnement/Santé
  • 594/7653 Législation/Réglementation
  • 530/7653 Gouvernance
  • 2795/7653 Portrait/Entretien
  • 218/7653 Radio
  • 1130/7653 TIC pour la santé
  • 521/7653 Propriété intellectuelle
  • 96/7653 Langues/Localisation
  • 1664/7653 Médias/Réseaux sociaux
  • 3108/7653 Téléphonie
  • 302/7653 Désengagement de l’Etat
  • 1582/7653 Internet
  • 181/7653 Collectivités locales
  • 668/7653 Dédouanement électronique
  • 1882/7653 Usages et comportements
  • 1607/7653 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 849/7653 Audiovisuel
  • 4835/7653 Transformation digitale
  • 611/7653 Affaire Global Voice
  • 233/7653 Géomatique/Géolocalisation
  • 482/7653 Service universel
  • 1047/7653 Sentel/Tigo
  • 277/7653 Vie politique
  • 2386/7653 Distinction/Nomination
  • 53/7653 Handicapés
  • 1072/7653 Enseignement à distance
  • 1099/7653 Contenus numériques
  • 976/7653 Gestion de l’ARTP
  • 278/7653 Radios communautaires
  • 2838/7653 Qualité de service
  • 662/7653 Privatisation/Libéralisation
  • 212/7653 SMSI
  • 743/7653 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4134/7653 Innovation/Entreprenariat
  • 2088/7653 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7653 Internet des objets
  • 265/7653 Free Sénégal
  • 963/7653 Intelligence artificielle
  • 303/7653 Editorial
  • 40/7653 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous