OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Décembre > Vote du budget à l’Assemblée nationale : Communications, télécommunications (…)

Vote du budget à l’Assemblée nationale : Communications, télécommunications et économie numérique

lundi 10 décembre 2012

Politique nationale

La crise dans le secteur des médias inquiète les députés. Les députés ont prouvé, samedi dernier, lors du vote de budget du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, l’intérêt qu’ils accordent au secteur des médias en exprimant leurs inquiétudes.

Le budget du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, arrêté, année, à 5. 109. 751. 700 FCfa contre 11. 080. 049. 480 FCfa en 2012, a été adopté hier par les députés. Il a connu une forte baisse de 5. 970. 297. 780 FCfa en valeur absolue, soit 53,88 % en valeur relative.

Le ministre Cheikh Bamba Dièye a expliqué en commission que cette restriction est due au fait que les dépenses de transfert en capital ont connu une baisse d’un montant de 4. 950. 000. 000 de FCfa, relative à des projets arrivés à maturation et à des activités renouvelés. C’est le cas, dit-il, de la Maison de la presse pour laquelle il est demandé, pour cette année, une rallonge de 800 millions de FCfa en lieu et place de 2 milliards de FCfa qui étaient régulièrement inscrits.

Dans les débats, il était question du Code de la presse, de l’aide à la presse, de la question du financement des médias publics et de leurs lignes éditoriales, de la précarité dans laquelle vivent certains journalistes, de la situation de la Poste et de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), de la cherté du coût du téléphone... Les députés Me Elhadji Diouf et Seydina Fall s’opposent catégoriquement à une éventuelle adoption de ce nouveau Code de la presse qu’ils qualifient de dangereux.

Pour Me Diouf, tous les articles qui composent ce code peuvent être votés sauf celui sur la dépénalisation du délit de presse qui ouvrirait aux journalistes, dit-il, la porte de tous les dérapages. Le député Abdou Mbow pense qu’il est nécessaire de faire une large concertation avec tous les acteurs concernés par ce nouveau Code de la presse, qu’ils soient journalistes, parlementaires ou juristes, avant de se prononcer.

Le député Ibrahima Sané se préoccupe de l’indépendance de la ligne éditoriale des médias publics. Lui emboitant le pas, le député Moustapha Diakhaté pense qu’aujourd’hui, le Sénégal doit en finir avec l’accaparement des médias publics par les autorités gouvernantes. Les députés Me Abatalib Guèye et Khadidiatou Diedhiou s’inquiètent de la précarité dans laquelle évoluent certains journalistes, notamment les stagiaires.

« Il est inconcevable de voir des stagiaires qui font 10 ans dans une entreprise de presse sans être recrutés. C’est une injustice », plaide-t-elle. Abondant dans le même sens, Me Guèye préconise l’audit des ressources humaines, notamment de la Rts, pour déceler « ceux qui sont payés à ne rien faire » et ainsi recruter les stagiaires qui font le gros du travail.

En ce qui concerne l’aide à la presse, les députés ont plaidé, dans leur majorité, pour son augmentation et sa bonne distribution. La situation de l’Aps et de la Poste ont aussi été au coeur des préoccupations des parlementaires. Certains d’entre eux, comme Modou Diagne Fada, jugent très insuffisante l’enveloppe octroyée à l’Aps pour son redressement. Apportant des réponses aux différentes interpellations, Cheikh Bamba Dièye dira qu’il partage avec les députés l’essentiel de ce qui a été dit.

Pour le ministre de la Communication des Télécommunications et de l’Economie numérique, la presse est un élément essentiel dans le dispositif du nouveau gouvernement. Pour ce qui est du Code de la presse, il rappelle que la tendance mondiale est à la dépénalisation du délit de presse. « Conformément à la volonté du chef de l’Etat, nous sommes en train de travailler sur les modalités d’adoption de ce code en prenant en compte tout ce qui pourrait surgir comme obstacle », dit-il.

Pour lui, des sanctions financières consistantes et effectives pourraient être plus dissuasives que les peines privatives de liberté. Le ministre compte aussi travailler à la sécurisation des journalistes, puisque, dit-t-il, leur mauvais traitement favorise des dérapages.

S’agissant de la Rts, il explique que son département fera l’état des lieux de l’entreprise et prendra des mesures idoines. Il travaillera aussi dans le sens de permettre aux médias publics de remplir leurs missions en toute autonomie. A cet effet, ajoute-t-il, il faut les crédibiliser par la qualité de leurs ressources humaines. Pour l’aide à la presse, il est pour une répartition générale, transparente et équitable, basée sur des critères biens définis et avec la participation de tous les acteurs concernés.

« Des réflexions sont en cours aux fins de repenser, entre autres, la nature et les modalités de l’attribution de la subvention. Il s’agira d’opérer, s’il y a lieu, des changements profonds dans sa gestion », souligne le ministre.

Pour ce qui est de l’Aps, il a précisé que si le budget a augmenté de 100 millions de FCfa cette année, c’est grâce à un audit qui est prévu sur sa gestion pour la mise en place de moyens nécessaires à sa redynamisation. En ce qui concerne la Poste, il est décidé, au titre de la rémunération du service public postal, d’allouer annuellement un montant de 1,3 milliard de FCfa jusqu’à apurement de sa créance sur l’Etat du Sénégal.

Ndiol Maka Seck

(Source : Le Soleil, 10 décembre 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 9455/14064 Régulation des télécoms
  • 383/14064 Télécentres/Cybercentres
  • 7550/14064 Economie numérique
  • 4694/14064 Politique nationale
  • 11689/14064 Fintech
  • 783/14064 Noms de domaine
  • 5145/14064 Produits et services
  • 2658/14064 Faits divers/Contentieux
  • 1105/14064 Nouveau site web
  • 13634/14064 Infrastructures
  • 3447/14064 TIC pour l’éducation
  • 407/14064 Recherche
  • 307/14064 Projet
  • 11408/14064 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3066/14064 Sonatel/Orange
  • 2222/14064 Licences de télécommunications
  • 225/14064 Sudatel/Expresso
  • 2325/14064 Régulation des médias
  • 2082/14064 Applications
  • 1884/14064 Mouvements sociaux
  • 3307/14064 Données personnelles
  • 604/14064 Big Data/Données ouvertes
  • 1080/14064 Mouvement consumériste
  • 526/14064 Médias
  • 704/14064 Appels internationaux entrants
  • 4621/14064 Formation
  • 250/14064 Logiciel libre
  • 7393/14064 Politiques africaines
  • 3110/14064 Fiscalité
  • 282/14064 Art et culture
  • 1115/14064 Genre
  • 14064/14064 Point de vue
  • 1597/14064 Commerce électronique
  • 2586/14064 Manifestation
  • 419/14064 Presse en ligne
  • 226/14064 Piratage
  • 275/14064 Téléservices
  • 2443/14064 Biométrie/Identité numérique
  • 925/14064 Environnement/Santé
  • 873/14064 Législation/Réglementation
  • 684/14064 Gouvernance
  • 4358/14064 Portrait/Entretien
  • 224/14064 Radio
  • 2003/14064 TIC pour la santé
  • 482/14064 Propriété intellectuelle
  • 171/14064 Langues/Localisation
  • 2077/14064 Médias/Réseaux sociaux
  • 4514/14064 Téléphonie
  • 294/14064 Désengagement de l’Etat
  • 2454/14064 Internet
  • 205/14064 Collectivités locales
  • 921/14064 Dédouanement électronique
  • 2635/14064 Usages et comportements
  • 1400/14064 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 587/14064 Audiovisuel
  • 10864/14064 Transformation digitale
  • 364/14064 Affaire Global Voice
  • 488/14064 Géomatique/Géolocalisation
  • 1026/14064 Service universel
  • 569/14064 Sentel/Tigo
  • 275/14064 Vie politique
  • 3404/14064 Distinction/Nomination
  • 163/14064 Handicapés
  • 1242/14064 Enseignement à distance
  • 1832/14064 Contenus numériques
  • 573/14064 Gestion de l’ARTP
  • 270/14064 Radios communautaires
  • 5089/14064 Qualité de service
  • 1109/14064 Privatisation/Libéralisation
  • 316/14064 SMSI
  • 1050/14064 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5220/14064 Innovation/Entreprenariat
  • 3034/14064 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 167/14064 Internet des objets
  • 304/14064 Free Sénégal
  • 5363/14064 Intelligence artificielle
  • 332/14064 Editorial
  • 133/14064 Gaming/Jeux vidéos
  • 338/14064 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous