OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Janvier 2023 > Un rapport allemand décrit comment les sociétés télécoms chinoises (…)

Un rapport allemand décrit comment les sociétés télécoms chinoises s’installent au cœur de la gouvernance africaine

mercredi 18 janvier 2023

Gouvernance

Megatrends Afrika estime que la forte présence des compagnies de télécommunications originaires de l’empire du Milieu en Afrique contribue à l’amélioration de la connectivité et à la réduction de la fracture numérique sur le continent, mais génère de nouveaux défis.

Bien qu’il soit porteur d’opportunités économiques, l’engagement croissant des compagnies de télécommunications chinoises en Afrique présente des risques liés à la souveraineté numérique, à la cybersécurité et aux libertés politiques, selon un rapport publié en novembre 2022 par Megatrends Afrika, une plateforme de recherche lancée par l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP), l’Institut allemand pour le développement et la durabilité (IDOS) et l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale (IfW).

Le rapport souligne que les compagnies de télécommunications originaires de l’empire du Milieu, dont les équipementiers Huawei et ZTE, ont développé des partenariats stratégiques avec les principaux opérateurs télécoms africains tels que MTN, Sonatel, Algérie Télécom et Maroc Télécom. Après avoir fourni à leurs clients des équipements de réseaux de télécommunications, ces compagnies leur proposent souvent des services de maintenance à long terme pour garantir un fonctionnement fiable des réseaux locaux.

La présence croissante de ces compagnies chinoises en Afrique s’explique essentiellement par les avantages comparatifs dont elles disposent par rapport à leurs concurrents, en l’occurrence le soutien politique et financier du gouvernement central chinois qui leur permet d’offrir des prix très compétitifs.

Le rapport indique que les contrats décrochés par ces sociétés sont toujours assortis de prêts à des taux préférentiels servis par des institutions financières chinoises (dont China Exim Bank, China Development Bank et China-Africa Development Fund), aux pays africains qui acquièrent des équipements et des infrastructures de télécommunications chinois.

Entre 2014 et 2018, les financements chinois dédiés au développement des réseaux de télécommunications en Afrique ont varié entre 300 millions et plus d’un milliard de dollars par an, dépassant parfois les financements mobilisés par les gouvernements africains eux-mêmes pour le secteur.

Même en 2020, lorsque le montant global des prêts accordés par Pékin aux pays africains a fortement baissé, les financements orientés vers le secteur des télécommunications ont augmenté par rapport à l’année précédente pour s’établir à 568 millions de dollars.

Espionnage et cybercensure

Le rapport révèle cependant que la présence croissante des compagnies de télécommunications chinoises sur le continent comporte des risques et des défis liés à la souveraineté, à la sécurité numérique et aux libertés politiques malgré ses effets positifs indéniables sur l’amélioration de la connectivité et la réduction de la fracture numérique.

De nombreux pays africains ont en effet décidé de transférer toutes les données gouvernementales et les plateformes numériques qui étaient hébergées sur des serveurs étrangers, principalement aux États-Unis et en Europe, vers des centres de données situés sur le continent, construits par des sociétés de télécommunications chinoises. Ce transfert souvent présenté par les gouvernements africains comme une mesure visant à renforcer la souveraineté numérique, suscite des inquiétudes au sujet de la sécurité de ces données gérées grâce à des technologies développées par des entreprises chinoises.

Alors que la sécurité des réseaux télécoms et des systèmes d’information est essentielle pour garantir l’exercice autonome de la politique de l’Etat et pour fonder la confiance des différents acteurs dans les grandes applications socio-économiques des technologies de l’information, ces appréhensions concernent l’accès du gouvernement et du parti-Etat chinois à d’immenses quantités de données sensibles sur ses partenaires africains.

Les inquiétudes concernent également l’espionnage des citoyens et la cybercensure auxquels peuvent recourir des régimes africains autoritaires, avec l’aide des entreprises chinoises.

Megatrends Afrika note d’ailleurs que ces dernières collaborent déjà avec certains gouvernements africains pour filtrer et surveiller l’utilisation d’Internet afin de traquer les personnes qui utilisent des plateformes en ligne comme un espace d’expression d’opinions divergentes ou de contestation, rappelant que des opposants ougandais avaient par exemple mis en garde en 2019 contre le potentiel élevé d’abus et d’atteintes aux droits humains d’un système de surveillance invasif acheté par le gouvernement auprès de Huawei.

Le rapport suggère, dans ce cadre, qu’une plus grande implication des entreprises européennes de télécommunications en Afrique pourrait créer un environnement plus transparent pour les investissements dans les télécommunications sur le continent et apaiser les inquiétudes relatives à la cybersécurité, l’espionnage et la souveraineté numérique, étant donné que l’Union européenne dispose de réglementations très rigoureuses dans ces domaines.

(Source : Agence Ecofin, 18 janvier 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4603/5508 Régulation des télécoms
  • 348/5508 Télécentres/Cybercentres
  • 3571/5508 Economie numérique
  • 2516/5508 Politique nationale
  • 5508/5508 Fintech
  • 516/5508 Noms de domaine
  • 2305/5508 Produits et services
  • 1468/5508 Faits divers/Contentieux
  • 874/5508 Nouveau site web
  • 5256/5508 Infrastructures
  • 1742/5508 TIC pour l’éducation
  • 192/5508 Recherche
  • 244/5508 Projet
  • 3773/5508 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1829/5508 Sonatel/Orange
  • 1587/5508 Licences de télécommunications
  • 277/5508 Sudatel/Expresso
  • 1047/5508 Régulation des médias
  • 1320/5508 Applications
  • 1055/5508 Mouvements sociaux
  • 1801/5508 Données personnelles
  • 127/5508 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5508 Mouvement consumériste
  • 361/5508 Médias
  • 649/5508 Appels internationaux entrants
  • 1681/5508 Formation
  • 133/5508 Logiciel libre
  • 2585/5508 Politiques africaines
  • 1085/5508 Fiscalité
  • 168/5508 Art et culture
  • 586/5508 Genre
  • 1778/5508 Point de vue
  • 1186/5508 Commerce électronique
  • 1561/5508 Manifestation
  • 321/5508 Presse en ligne
  • 124/5508 Piratage
  • 205/5508 Téléservices
  • 961/5508 Biométrie/Identité numérique
  • 305/5508 Environnement/Santé
  • 339/5508 Législation/Réglementation
  • 490/5508 Gouvernance
  • 1791/5508 Portrait/Entretien
  • 144/5508 Radio
  • 776/5508 TIC pour la santé
  • 341/5508 Propriété intellectuelle
  • 58/5508 Langues/Localisation
  • 1058/5508 Médias/Réseaux sociaux
  • 2017/5508 Téléphonie
  • 192/5508 Désengagement de l’Etat
  • 1016/5508 Internet
  • 114/5508 Collectivités locales
  • 454/5508 Dédouanement électronique
  • 1223/5508 Usages et comportements
  • 1029/5508 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5508 Audiovisuel
  • 3899/5508 Transformation digitale
  • 385/5508 Affaire Global Voice
  • 157/5508 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5508 Service universel
  • 668/5508 Sentel/Tigo
  • 177/5508 Vie politique
  • 1635/5508 Distinction/Nomination
  • 34/5508 Handicapés
  • 687/5508 Enseignement à distance
  • 686/5508 Contenus numériques
  • 587/5508 Gestion de l’ARTP
  • 178/5508 Radios communautaires
  • 1852/5508 Qualité de service
  • 456/5508 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5508 SMSI
  • 463/5508 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2839/5508 Innovation/Entreprenariat
  • 1355/5508 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5508 Internet des objets
  • 171/5508 Free Sénégal
  • 945/5508 Intelligence artificielle
  • 194/5508 Editorial
  • 50/5508 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5508 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous