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Trois questions à… Adrien Schwarz (Ambassade de France au Sénégal) : « Teranga Tech a bien conscience de la difficulté d’accès au financement pour les starups »

dimanche 1er juillet 2018

Economie numérique

Attaché de coopération en charge de l’innovation et l’économie numérique à l’ambassade de France au Sénégal, initiatrice du projet, Adrien Schwarz, partage, dans cet entretien, les espoirs de Teranga Tech, la communauté franco-sénégalaise, lancée le 21 juin 2018, à Dakar, et qui regroupe de grandes structures locales et internationales de l’écosystème numérique.

Comment est né la communauté Teranga Tech ?

Teranga Tech, la communauté Tech franco-sénégalaise est née des différentes rencontres que j’ai eues avec quasiment tout l’écosystème numérique du Sénégal. Je voudrai insister sur : « tout l’écosystème », c’est à dire qu’il ne s’agit pas seulement des startups, mais également des associations, des structures de recherche, des incubateurs, des bailleurs, etc.

Il est souvent revenu la problématique de la structuration, la visibilité nationale et internationale, et de la lisibilité de l’ensemble de l’écosystème Tech du pays. Donc, il y avait de prime abord quelque chose à faire, pour avoir une compréhension plus rapide et plus simple de l’écosystème (ses interactions, les bailleurs, etc.). Il fallait effectuer une cartographie de l’environnement Tech sénégalais. C’était cela le premier grand point de ce projet de la communauté. Le deuxième, il est évidemment proche d’autres types de communauté, c’est d’épauler et de faire en sorte que les jeunes porteurs de projets puissent avancer, aboutir, structurer leurs projets. Et là-dessus, toute la communauté s’engage à pouvoir s’aider les uns et autres avec leurs ressources humaines, des financements, des mises en réseau, etc.

Qu’est-ce qui a motivé la mise en place de la plateforme Teranga Tech ?

L’idée c’est de pouvoir proposer à toutes les structures Tech d’y adhérer pour avoir d’abord une visibilité, et ensuite d’être référencée sur une cartographie qui donne une meilleure compréhension de la situation et des acteurs. La seconde, c’est de créer un réseau d’échanges entre les différentes structures qui s’y trouvent, la troisième c’est de donner une visibilité également a l’international. Dans les projets d’évolution de cette plateforme, l’idée est d’avoir également des outils en ligne à destination des startups, à la fois pour structurer leurs projets pour comprendre ce que font les bailleurs qu’elles peuvent rencontrer, et comment elles peuvent être aidées d’une manière ou d’une autre pour avancer.

L’accès au financement constitue un défi majeur pour les startups. Quelles solutions Teranga Tech envisage-t-elle d’apporter ?

Vous aurez remarqué que de grands groupes sont membres de la communauté Teranga Tech ; et qu’ils sont en train de dérouler des programmes de financement pour les startups. Le fonds d’amorçage Afric’Innov, par exemple, est dans sa phase active. Des startups sélectionnées dans le cadre de concours ou d’appels à projets bénéficient déjà de prêts à taux zéro, compris entre cinq mille et cinquante mille euros. C’est un programme avec lequel l’ambassade de France coopère. Des financements publics sont également proposés par des organismes tels que l’Agence française de développement (Afd), AyadaLab, etc. Donc, le financement peut aussi se décliner sous la forme d’un programme d’accompagnement sur la durée. Il y a également, dans l’évolution du programme Digital Africa, qui est pour le moment un concours avec un accompagnement à la clef, l’idée d’organiser des concours avec des financements qui seraient proposés à la clé. Maintenant, la mise en réseau avec la communauté doit faire en sorte qu’on puisse également proposer des sources de financement même minimales pour que ces porteurs de projets puissent avancer. Donc, nous avons bien conscience de cette difficulté-là.

Propos recueillis par Amadou Ba

(Source : Innovafrica, 30 juin 2018)

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