OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Mai 2020 > « Transformer l’Algérie en start-up nation, c’est notre ambition »

« Transformer l’Algérie en start-up nation, c’est notre ambition »

mardi 26 mai 2020

Portrait/Entretien

Yacine Oualid, ministre algérien délégué aux Start-up, est intervenu dans les E-Conf Challenge de CIO Mag. Le ministre a évoqué les mesures prises en Algérie pour lutter contre le Covid-19 et a analysé la réactivité des start-up algériennes pour répondre à cette crise.

CIO Mag : En Algérie, quel rôle joue le digital dans la lutte contre le coronavirus ?

J’aimerais tout d’abord souligner l’importance de la data dans cette crise sanitaire. L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique (en termes de superficie, NDLR). L’enjeu spatial est important à maîtriser. Pour mieux analyser la pandémie de Covid-19, il fallait donc faire remonter suffisamment de données, afin de comprendre son évolution dans toutes les régions du pays. Et cela a été rendu possible par la coordination de différents départements ministériels, notamment la Santé et l’Intérieur, et via la mise en place d’une cellule de crise.

Concernant les outils de tracking, comment se positionne l’Algérie ? Et comment mettre cela en place tout en garantissant la protection des libertés des citoyens ?

Nous avons reçu beaucoup d’initiatives dans ce sens et avons mis en place des outils de tracking. Ainsi, le ministère de la Santé a pu faire remonter des données vers la cellule de crise, afin de suivre les personnes atteintes par le Covid-19 et les prendre en charge. C’est dans l’intérêt de la santé publique. Dans ce contexte, les citoyens ont fait confiance et ont donc donné leurs informations personnelles pour répondre à la gestion nationale de la gestion de la pandémie.

Quel rôle ont joué les start-up du pays pour aider à contrer la propagation du virus ? Comment le gouvernement a-t-il travaillé avec ces acteurs ?

L’accélération du processus de transformation numérique a été l’une des plus importantes missions du nouveau gouvernement, et ce, avant même le début de l’épidémie. Ce processus ne peut se faire sans l’implication des innovateurs, notamment les jeunes entrepreneurs et les start-up. Nous avions déjà engagé plusieurs actions pour travailler avec l’écosystème.

Depuis le début de la pandémie, nous avons assisté à une avalanche d’initiatives. Cela a été une véritable opportunité pour les start-up de démontrer ce qu’elles valent et ce qu’elles savent faire. Aujourd’hui, nous devons plus que jamais profiter de cette nouvelle énergie dont regorge l’Afrique. Elle prouve qu’on peut faire des miracles en très peu de temps. Le numérique a pris tout son sens dans cette crise. Ce n’est plus une option mais une nécessité. Le virage du digital est civilisationnel. C’est donc une grande responsabilité qui repose sur nos épaules.

Dans ce contexte de crise sanitaire et économique, quelles innovations et quelles solutions proposées par les start-up vous ont le plus interpellé ?

Les start-up ont occupé une place très importante dans la lutte contre le coronavirus. De façon spontanée, de nombreuses start-up sont venues proposer leurs solutions aux ministères de la Santé, du Commerce, etc.

Nous avons été extrêmement proches de la communauté digitale dans cette crise et nous avons mis en place différentes initiatives pour travailler avec elle autour de la réponse au coronavirus. Les incubateurs, notamment, sont très actifs. Nous les avons par exemple accompagnés dans l’organisation de hackathons. Cela a permis de dégager des solutions absolument incroyables dans le domaine des respirateurs artificiels, des solutions de Big data, de géotrackings, etc.

Au niveau des start-up, l’une d’entre elles a par exemple lancé une plateforme de téléconsultation et de télémédecine, à partir de laquelle ont eu lieu des milliers de consultations. Nous avons par ailleurs eu un gros problème de transport du personnel soignant. Et pour régler cela, les VTC algériens (TemTem, Wesselni ou encore PickmeApp, NDLR) se sont mobilisés pour transporter gratuitement les soignants. Ce ne sont là que quelques exemples. Il y a tellement de solutions proposées qu’il est difficile de n’en sélectionner qu’une ou deux !

Cette collaboration entre les autorités et les start-up en Algérie a-t-elle vocation à perdurer au-delà de la crise ?

Le sujet de la start-up occupe une place toute particulière au sein du Gouvernement, à telle enseigne qu’un nouveau département ministériel dédié aux start-up a été créé et que je représente. Notre vision, c’est de faire de l’Algérie une start-up nation. Pour promouvoir les start-up algériennes, nous sommes en train de travailler sur un cadre réglementaire. Nous travaillons également sur les mécanismes de financement afin qu’ils soient plus adaptés aux start-up.

La pandémie de Covid-19 nous a certes beaucoup retardés dans notre travail mais, en parallèle, elle nous motive encore plus pour matérialiser nos objectifs. Concrètement, nous continuons d’avancer et nous croyons que les objectifs fixés – à savoir la mise en place du cadre réglementaire, la fixation des facilités fiscales et parafiscales, l’accès aux marchés publics et les financements – seront atteints cette année.

Au-delà de ces mesures, nous promettons aux start-up, qui se sont mobilisées de façon incroyable dans cette crise, de garantir un appui des autorités dans la commande publique. Ceci afin qu’elles soient la pierre angulaire de la nouvelle économie algérienne que nous voulons construire.

Comptez-vous sur une dynamique africaine pour faire de l’Algérie une start-up nation ?

Notre nouveau ministère a une grande responsabilité et nous accordons également beaucoup d’importance aux synergies avec les pays voisins et avec l’Afrique toute entière. Il faut que nous puissions consommer africain lorsqu’il s’agit de numérique et d’innovations. La diaspora a aussi tout son rôle à jouer. Nous voulons que les Algériens, formés en Europe ou aux Etats-Unis, puissent nous faire profiter de leur expérience dans leurs domaines respectifs, mais aussi leur permettre d’investir et d’entreprendre en Algérie. Pour cela, nous sommes en contact permanent avec la diaspora. Nous avons même un département ministériel qui lui est dédié. La diaspora est une véritable richesse pour nous, car elle est tout particulièrement dévouée à l’intérêt de l’Algérie.

Propos recueillis par Mohamadou Diallo et Camille Dubruelh

(Source : CIO Mag, 26 mai 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4420/5235 Régulation des télécoms
  • 362/5235 Télécentres/Cybercentres
  • 3573/5235 Economie numérique
  • 1900/5235 Politique nationale
  • 5235/5235 Fintech
  • 533/5235 Noms de domaine
  • 2332/5235 Produits et services
  • 1507/5235 Faits divers/Contentieux
  • 742/5235 Nouveau site web
  • 4999/5235 Infrastructures
  • 1790/5235 TIC pour l’éducation
  • 192/5235 Recherche
  • 248/5235 Projet
  • 3625/5235 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5235 Sonatel/Orange
  • 1636/5235 Licences de télécommunications
  • 279/5235 Sudatel/Expresso
  • 1183/5235 Régulation des médias
  • 1290/5235 Applications
  • 1074/5235 Mouvements sociaux
  • 1763/5235 Données personnelles
  • 130/5235 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5235 Mouvement consumériste
  • 380/5235 Médias
  • 655/5235 Appels internationaux entrants
  • 1633/5235 Formation
  • 192/5235 Logiciel libre
  • 2498/5235 Politiques africaines
  • 1072/5235 Fiscalité
  • 173/5235 Art et culture
  • 635/5235 Genre
  • 1788/5235 Point de vue
  • 1115/5235 Commerce électronique
  • 1485/5235 Manifestation
  • 319/5235 Presse en ligne
  • 125/5235 Piratage
  • 205/5235 Téléservices
  • 941/5235 Biométrie/Identité numérique
  • 316/5235 Environnement/Santé
  • 346/5235 Législation/Réglementation
  • 405/5235 Gouvernance
  • 1769/5235 Portrait/Entretien
  • 150/5235 Radio
  • 744/5235 TIC pour la santé
  • 318/5235 Propriété intellectuelle
  • 64/5235 Langues/Localisation
  • 1137/5235 Médias/Réseaux sociaux
  • 2026/5235 Téléphonie
  • 191/5235 Désengagement de l’Etat
  • 1084/5235 Internet
  • 115/5235 Collectivités locales
  • 412/5235 Dédouanement électronique
  • 1281/5235 Usages et comportements
  • 1046/5235 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5235 Audiovisuel
  • 3718/5235 Transformation digitale
  • 395/5235 Affaire Global Voice
  • 161/5235 Géomatique/Géolocalisation
  • 321/5235 Service universel
  • 677/5235 Sentel/Tigo
  • 181/5235 Vie politique
  • 1544/5235 Distinction/Nomination
  • 37/5235 Handicapés
  • 700/5235 Enseignement à distance
  • 704/5235 Contenus numériques
  • 614/5235 Gestion de l’ARTP
  • 180/5235 Radios communautaires
  • 1811/5235 Qualité de service
  • 437/5235 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5235 SMSI
  • 516/5235 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2991/5235 Innovation/Entreprenariat
  • 1377/5235 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5235 Internet des objets
  • 179/5235 Free Sénégal
  • 878/5235 Intelligence artificielle
  • 201/5235 Editorial
  • 2/5235 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5235 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous