OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Mars 2018 > Transformation digitale en Afrique : le secteur privé du continent invité à (…)

Transformation digitale en Afrique : le secteur privé du continent invité à jouer un rôle de catalyseur

mercredi 28 mars 2018

Economie numérique

La sixième édition du Africa Ceo forum organisée par le groupe Jeune Afrique en partenariat avec Sfi, s’est ouverte, hier, à Abidjan, en présence des chefs d’État de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Zimbabwe, des acteurs de la finance, des banques et autres décideurs économiques. Ces derniers ont saisi l’occasion pour inviter les acteurs du secteur privé africain à jouer un rôle de catalyseur dans la transformation digitale du continent.

L’ouverture de la 6e édition du Africa Ceo forum, à Abidjan, a été l’occasion, pour les dirigeants politiques et économique du continent, de se pencher sur les opportunités liées au numérique et sur la contribution des acteurs du privé dans la transformation digitale de l’Afrique. Les organisateurs de ce forum (Sfi, groupe jeune Afrique et Rainbow) sont partis d’un constat : la robotisation, l’intelligence artificielle, la digitalisation, perturbent les politiques d’industrialisation, en réduisant les impacts sur l’emploi, en modifiant, en profondeur, les modèles d’affaires de nombreux secteurs notamment dans les services.

Face à cette situation peu rassurante, il apparaît nécessaire, selon eux, d’impliquer les acteurs du secteur privé pour tirer profit des avantages du digital. « Le retour de la croissance et les évolutions technologiques en cours donnent l’occasion, si ce n’est l’obligation, de changer la donne », a déclaré Amir Ben Yahmed, président du Africa Ceo forum. Dans le même sillage, le président de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara soutient que le secteur privé doit être le moteur de la croissance en Afrique. Selon lui, pour offrir plus d’opportunités à la jeunesse et aux entreprises du continent, des actions doivent être menées à la fois par les gouvernements africains et par le secteur privé qui, selon le chef d’État ivoirien, devrait améliorer sa productivité et ses performances pour tirer le meilleur parti des opportunités en Afrique. Il doit également mettre l’accent sur l’innovation technologique comme dans les autres économies émergentes notamment celles d’Asie et travailler avec les gouvernements pour trouver des solutions aux facteurs qui entravent sa capacité à produire et exporter des biens. Le président ivoirien ajoute que l’économie numérique deviendra « indéniablement » l’un des moteurs de la croissance de la Côte d’Ivoire et de l’amélioration de la gouvernance. Pour lui, la Côte d’Ivoire ne fait pas exception avec 17 millions d’abonnés à Internet en 2017 (contre environ 200.000 en 2011) et un processus de dématérialisation des procédures dans l’administration publique.

L’Afrique à l’épreuve de « l’industrie 4.0 »

Sur le thème du panel d’ouverture : « Révolutions digitales : transformer les menaces en opportunités », l’ingénieur marocain, Amine Tazi-Riffi, diplômé de l’École polytechnique de Lausanne et du Massachussetts institute of technology (Mit), souligne que presqu’aucun secteur d’activité n’est à l’abri du numérique. Il note que l’industrie demeure l’un des secteurs les plus affectés par la révolution numérique. « Actuellement, nous assistons à ce qu’on pourrait appeler l’industrie 4.0 », a-t-il dit en mettant en exergue l’évolution de l’utilisation du numérique dans les activités industrielles. D’après lui, la plupart des innovations liées au digital ont permis la mise en place de nouveaux services tels que le Big data, les systèmes d’information. Cet ex-pensionnaire de MIT constate qu’il y a une redistribution des cartes quant à la chaîne mondiale de production et de distribution dans le secteur de l’industrie avec une prise en compte de la dimension numérique. « Aujourd’hui, l’Afrique n’a pas le choix pour ce qui est de son insertion dans le paysage digital mondial. Elle doit impérativement s’impliquer pour ne pas rater le coche de la révolution numérique », prévient M. Riffi. Pour ce faire, il est important, préconise-t-il, pour les États de revoir leurs politiques publiques en intégrant les Tic et de s’ouvrir davantage aux capitaux privés qui pourront investir dans le digital. L’industriel nigérian, Al Hadji Abdulsamad Rubin, Pdg de Bua Group, a fait part de son expérience. L’homme d’affaire nigérian dit avoir mis en place un système d’automatisation de l’assemblage des sacs de ciment dans son usine. Une solution technologique qui lui permet de mettre sous conservation le ciment en un temps record.

Le défi de la connectivité à Internet

Évoquant la question de l’accès aux services de l’Internet, Stéphanie Von Friedeberg, chef du bureau d’exploitation à la Sfi, rappelle qu’il y a 20 ans, peu d’Africains avaient accès à la téléphonie fixe. Pour elle, depuis cette période, le fossé numérique ne cesse de se creuser. C’est pourquoi, prône Mme Friedeberg, il faut d’abord régler la question de la connectivité à Internet. A l’en croire, 60% des pays africains ne parviennent toujours pas à offrir de l’Internet convenablement à leurs populations. De son côté, Akinwumi Adésina, président de la Bad, nuance. Il estime que la quatrième révolution du numérique se passe déjà en Afrique. La vérité, dit-il, est que le continent est en retard comparé aux autres pays de l’occident.

Pour lui, il est impératif de résoudre les questions liées aux infrastructures numériques, à la connectivité et l’accès à l’électricité. « D’ici à 2025, l’Afrique aura le marché de consommateurs numériques le plus intéressant dans le monde. Dans ce cas, nos pays doivent être innovants et créatifs », ajoute M. Adesina. A son avis, il faut aussi mettre l’accent sur la qualité du capital humain au risque de ne pas s’adapter au nouvel environnement du numérique.

De notre envoyé spécial Abdou Diaw

(Source : Le Soleil, 28 mars 2018)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4690/5216 Régulation des télécoms
  • 378/5216 Télécentres/Cybercentres
  • 3678/5216 Economie numérique
  • 1896/5216 Politique nationale
  • 4993/5216 Fintech
  • 560/5216 Noms de domaine
  • 2886/5216 Produits et services
  • 1532/5216 Faits divers/Contentieux
  • 790/5216 Nouveau site web
  • 5216/5216 Infrastructures
  • 1708/5216 TIC pour l’éducation
  • 193/5216 Recherche
  • 253/5216 Projet
  • 4305/5216 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1820/5216 Sonatel/Orange
  • 1646/5216 Licences de télécommunications
  • 289/5216 Sudatel/Expresso
  • 1024/5216 Régulation des médias
  • 1363/5216 Applications
  • 1118/5216 Mouvements sociaux
  • 1750/5216 Données personnelles
  • 138/5216 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5216 Mouvement consumériste
  • 375/5216 Médias
  • 669/5216 Appels internationaux entrants
  • 1878/5216 Formation
  • 102/5216 Logiciel libre
  • 2268/5216 Politiques africaines
  • 1025/5216 Fiscalité
  • 172/5216 Art et culture
  • 608/5216 Genre
  • 1903/5216 Point de vue
  • 1052/5216 Commerce électronique
  • 1506/5216 Manifestation
  • 336/5216 Presse en ligne
  • 144/5216 Piratage
  • 215/5216 Téléservices
  • 974/5216 Biométrie/Identité numérique
  • 320/5216 Environnement/Santé
  • 385/5216 Législation/Réglementation
  • 425/5216 Gouvernance
  • 1947/5216 Portrait/Entretien
  • 160/5216 Radio
  • 868/5216 TIC pour la santé
  • 308/5216 Propriété intellectuelle
  • 60/5216 Langues/Localisation
  • 1114/5216 Médias/Réseaux sociaux
  • 2076/5216 Téléphonie
  • 216/5216 Désengagement de l’Etat
  • 1045/5216 Internet
  • 121/5216 Collectivités locales
  • 527/5216 Dédouanement électronique
  • 1252/5216 Usages et comportements
  • 1079/5216 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 586/5216 Audiovisuel
  • 3269/5216 Transformation digitale
  • 402/5216 Affaire Global Voice
  • 163/5216 Géomatique/Géolocalisation
  • 334/5216 Service universel
  • 713/5216 Sentel/Tigo
  • 193/5216 Vie politique
  • 1654/5216 Distinction/Nomination
  • 37/5216 Handicapés
  • 740/5216 Enseignement à distance
  • 748/5216 Contenus numériques
  • 635/5216 Gestion de l’ARTP
  • 183/5216 Radios communautaires
  • 1903/5216 Qualité de service
  • 456/5216 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5216 SMSI
  • 476/5216 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2776/5216 Innovation/Entreprenariat
  • 1395/5216 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5216 Internet des objets
  • 176/5216 Free Sénégal
  • 695/5216 Intelligence artificielle
  • 216/5216 Editorial
  • 24/5216 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous