OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Novembre 2025 > TOSTAN met en lumière le sort des femmes rurales exposées aux violences (…)

TOSTAN met en lumière le sort des femmes rurales exposées aux violences numériques

jeudi 27 novembre 2025

Cybersécurité/Cybercriminalité

La préoccupation autour de la protection de l’égalité de genre et l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles est au cœur des 16 jours d’activisme lancés à Thiès, au centre Tostan. La thématique porte particulièrement cette année sur les violences numériques et Tostan, à travers cette approche, a mis en lumière la réalité ayant trait au fait que les violences numériques touchent aussi les communautés rurales « où les mécanismes de prévention et de soutien restent peu adaptés aux réalités locales ». Dans ce même cadre et selon les études publiées par l’Unesco, 73% des journalistes femmes ont été au moins une fois victimes de violences, à travers le numérique.

« L’accès aux outils numériques progresse en milieu rural. Au Sénégal, 89,1% des ménages utilisent un téléphone mobile. Parallèlement, plusieurs analyses régionales montrent que le harcèlement, la diffusion non consentie d’images et les fraudes liées aux services numériques figurent parmi les violences en ligne les plus courantes ».

C’est ainsi qu’à l’occasion de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, lancée à Thiès, Tostan a mis en lumière le sort des jeunes femmes en zones rurales, particulièrement exposées aux violences numériques. Il s’y ajoute que l’Unesco a récemment sorti des études qui montrent que 73% des journalistes femmes ont été au moins une fois victimes de violences, à travers le numérique. Et au-delà des journalistes, ce sont les femmes et les filles qui sont les plus victimes de ce fléau. C’est pourquoi la thématique de cette année des 16 jours d’activisme porte sur les violences numériques. Le centre TOSTAN de Thiès, un lieu d’apprentissage et de recueil de connaissances, a abrité le lancement et à cette occasion, souligne Mme Ndiago Ndiaye, Présidente du réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui dépend du centre de la CEDEAO pour le développement du genre, leurs causes, leurs effets, leurs impacts sur la vie des populations, notamment des jeunes, des filles, des adolescents, les questions de la cybercriminalité, du harcèlement seront passés au peigne fin. Pour elle, c’est là des questions réelles, dont les impacts ont brisé des familles, occasionnant même parfois des suicides.

Compte tenu de tous ces méfaits, il est important que les organisations s’unissent pour travailler autour de la question afin de l’endiguer, car il s’agit d’un phénomène qui fait beaucoup de dégâts, d’une manière générale dans le monde entier. Particulièrement au Sénégal, elle soutient qu’il est enregistré des effets de dénonciation, de calomnie, des couples qui sont cassés à cause de ces formes de violence. Et à l’en croire, même les enfants et les élèves sont atteints parce qu’il est constaté une baisse des résultats scolaires, moins de rendement par rapport aux employés qui travaillent dans plusieurs domaines. Pour toutes ces raisons, elle indique que c’est important que les activistes et même les influenceurs qui utilisent les réseaux sociaux, s’engagent dans ce combat. Dans ce cadre d’ailleurs, il a été mis en place à Dakar, une organisation dénommée « Club des Ambassadeurs pour la Masculinité Positive », et l’un des objectifs est de lutter contre ces violences.

À cet effet, des acteurs de haut niveau ont été réunis, notamment des traditionnels, des religieux, des sportifs comme le lutteur Modou Lô, pour qu’ils interviennent sur ces questions de violence. Il a été demandé à ces jeunes ambassadeurs d’intégrer aussi cette question du numérique dans leur combat. Et dans les prochains jours, tout le monde verra que les réseaux sociaux seront inondés de messages de ces influenceurs et acteurs.

Vivien Manel responsable sénior suivi-évaluation à l’Organisme Non Gouvernemental(ONG) TOSTAN fait comprendre que le constat est que la législation par rapport à la violence numérique est insuffisante. Et pour cause, « elle laisse la porte ouverte à une forme d’impunité, qui fait qu’il y a beaucoup d’abus qui ne sont pas sanctionnés comme ils devraient l’être. Si de tels abus étaient sanctionnés avec de lourdes peines, il y aurait peut-être de moins en moins de gens qui se mettraient derrière le clavier, pour attaquer, faire du mal à d’autres. Cette législation a pour nous quelques faiblesses et de ce point de vue, elle n’est pas assez dissuasive. C’est pourquoi les gens continuent à s’attaquer à des familles, à détruire des vies ». C’est dire donc, d’après lui, que beaucoup de personnes sont affectées par ces violences numériques, sans avoir le moyen de se défendre.

Au regard de toutes ces considérations, il est d’avis qu’il faut réviser les dispositions de cette législation, en faisant en sorte qu’elle soit réellement dissuasive. « C’est très difficile de réguler les réseaux sociaux, mais il faut aller vers une législation qui fait en sorte que ceux qui les utilisent pour faire du mal n’aient plus un certain nombre d’accès. Le moment est venu de faire en sorte que l’Internet, qui présente beaucoup d’opportunités mais malheureusement aussi beaucoup de dommages, puisse être sécurisé », s’est exclamée Mme Ndiago Ndiaye du réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO. « L’expérience de Tostan, forgée au cours de plus de trente années aux côtés des communautés, montre que les solutions les plus efficaces émergent lorsque les réponses sont co-construites avec les communautés, en tenant compte de leurs dynamiques sociales, de leurs pratiques culturelles et de leurs valeurs.

Dans de nombreux villages, les structures locales et les espaces de dialogue constituent déjà des ressources essentielles pour aborder les risques numériques et soutenir les personnes touchées », a noté l’Ong Tostan.

L’As

(Source : Seneplus, 27 novembre 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6588/7562 Régulation des télécoms
  • 537/7562 Télécentres/Cybercentres
  • 5622/7562 Economie numérique
  • 2797/7562 Politique nationale
  • 7305/7562 Fintech
  • 783/7562 Noms de domaine
  • 2859/7562 Produits et services
  • 2261/7562 Faits divers/Contentieux
  • 1124/7562 Nouveau site web
  • 7562/7562 Infrastructures
  • 2622/7562 TIC pour l’éducation
  • 284/7562 Recherche
  • 367/7562 Projet
  • 4920/7562 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2672/7562 Sonatel/Orange
  • 2395/7562 Licences de télécommunications
  • 418/7562 Sudatel/Expresso
  • 2179/7562 Régulation des médias
  • 1902/7562 Applications
  • 1615/7562 Mouvements sociaux
  • 2504/7562 Données personnelles
  • 192/7562 Big Data/Données ouvertes
  • 906/7562 Mouvement consumériste
  • 547/7562 Médias
  • 991/7562 Appels internationaux entrants
  • 2626/7562 Formation
  • 139/7562 Logiciel libre
  • 3021/7562 Politiques africaines
  • 1870/7562 Fiscalité
  • 252/7562 Art et culture
  • 872/7562 Genre
  • 2502/7562 Point de vue
  • 1499/7562 Commerce électronique
  • 2336/7562 Manifestation
  • 534/7562 Presse en ligne
  • 186/7562 Piratage
  • 314/7562 Téléservices
  • 1466/7562 Biométrie/Identité numérique
  • 459/7562 Environnement/Santé
  • 556/7562 Législation/Réglementation
  • 657/7562 Gouvernance
  • 2607/7562 Portrait/Entretien
  • 223/7562 Radio
  • 1088/7562 TIC pour la santé
  • 409/7562 Propriété intellectuelle
  • 88/7562 Langues/Localisation
  • 1644/7562 Médias/Réseaux sociaux
  • 2876/7562 Téléphonie
  • 297/7562 Désengagement de l’Etat
  • 1530/7562 Internet
  • 173/7562 Collectivités locales
  • 652/7562 Dédouanement électronique
  • 1688/7562 Usages et comportements
  • 1552/7562 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 837/7562 Audiovisuel
  • 4813/7562 Transformation digitale
  • 595/7562 Affaire Global Voice
  • 297/7562 Géomatique/Géolocalisation
  • 470/7562 Service universel
  • 1010/7562 Sentel/Tigo
  • 267/7562 Vie politique
  • 2312/7562 Distinction/Nomination
  • 52/7562 Handicapés
  • 1041/7562 Enseignement à distance
  • 1027/7562 Contenus numériques
  • 895/7562 Gestion de l’ARTP
  • 275/7562 Radios communautaires
  • 2803/7562 Qualité de service
  • 720/7562 Privatisation/Libéralisation
  • 200/7562 SMSI
  • 698/7562 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4007/7562 Innovation/Entreprenariat
  • 2075/7562 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7562 Internet des objets
  • 257/7562 Free Sénégal
  • 841/7562 Intelligence artificielle
  • 305/7562 Editorial
  • 41/7562 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous