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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Août 2022 > Togocom/Suite à la dernière sanction de l’ARCEP : les syndicats brisent le (…)

Togocom/Suite à la dernière sanction de l’ARCEP : les syndicats brisent le silence et accusent la Direction

jeudi 4 août 2022

Privatisation/Libéralisation

La Privatisation du groupe TOGOCOM (TOGOTELECOM et TOGOCEL) apparait comme l’une des plus grandes escroqueries au Togo. Entre appétits glouton, intérêts mafieux et réseaux opaques, ; certains ont milité ardemment pour céder ce secteur stratégique d’un pays à des expatriés. Les différentes alertes de certains médias et du personnel à l’époque invitant les autorités à ne pas céder ce patrimoine aux étrangers n’ont pas découragé ceux qui, dans l’ombre, avaient décidé de mettre la main par procuration sur ce secteur juteux.

Depuis que le groupe TOGOCOM est passé dans les mains des Malgaches à travers une opération assez obscure, les promesses faites par les patrons d’AXIAN GROUP qui détient 51% du capital du Groupe TOGOCOM tardent à se concrétiser depuis bientôt trois ans voire plus. Non seulement les investissements promis se font attendre, mais plus grave, le réseau se dégrade de jour en jour, provoquant la colère des consommateurs. Il est très difficile aujourd’hui d’avoir une idée réelle des fonds extérieurs injectés dans le groupe TOGOCOM par le PDG HASSANEIN HIRIDJEE ; au contraire, les dirigeants du groupe se sont plutôt tournés vers une banque de la place pour solliciter un financement. Curieux, n’est-ce pas ? Dans un pays en étant d’urgence sécuritaire dans les savanes où sévissent les attaques des bandes terroristes, la mauvaise qualité des réseaux de communication peut mettre en péril la nation. Et c’est justement ce à quoi les autorités togolaises étaient confrontées dans la dernière période. Et ce n’est qu’à partir de là qu’au sommet, on a commencé par prendre conscience de la gravité de la situation. Et pourtant la presse en parlait abondamment, les consommateurs aussi.

L’ARCEP est désormais aux trousses du groupe TOGOCOM. Les organisations syndicales des travailleurs de TOGOCOM ne décolèrent pas non plus suite aux dernières sanctions qui ont couté plus de 3, 5 milliards de franc CFA au groupe.

Une erreur de la Direction commerciale à l’origine de la première sanction

Les organisations syndicales des travailleurs de TOGOCOM, suite à la dernière sanction de l’ARCEP, ont adressé un courrier à la Direction Générale du Groupe. Ce courrier en date du 22 juillet 2022 dont la Rédaction s’est procuré une copie met en relief le laxisme, le manque de vision, les légèretés et le refus d’investissement de la Direction Générale et ce, malgré les différentes grèves et interpellations des syndicats. Sur une période de dix-huit mois (18) mois, TOGOCOM doit débourser une rondelette somme de 3, 5 milliards de franc CFA pour payer des sanctions dues au non-respect de ses engagements contractuels.

« Par décision N° 2022-006 /ARCEP/CD/22 en date du 24 juin 2022, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) a infligé une sanction à TOGO CELLULAIRE, Groupe TOGOCOM, pour des manquements récurrents sur la qualité de service conformément à l’article 31 de la loi sur les communications électroniques. Cette sanction survient après une première sanction par décision N° 2021-001/ARCEP/CD/ du 19 février 2021 de la même Autorité. En tout, sur une période de dix-huit (18) mois, TOGOCOM aura déboursé plus de trois milliards et demi de franc CFA pour non-respect des engagements contractuels : refus d’obtempérer et manquements à la qualité de service délivrée », peut-on lire dans ce courrier. Et pour la première sanction, les syndicats imputent la responsabilité à la Direction Générale dont les responsables font non seulement preuve d’une incompétence notoire mais aussi sont couverts par la Direction Générale : « La première sanction qui a couté plus d’un milliard de franc CFA au Groupe TOGOCOM, était une erreur de la Direction Commerciale du Groupe. Normalement, pour éviter que ces pénalités ne pèsent au moment des bilans sur les états financiers, des efforts devraient être faits dans la commercialisation de nos produits et services pour combler cette perte, mais malheureusement la croissance n’était pas au rendez-vous. Et pourtant, le contrat du Directeur Commercial du Groupe a été renouvelé haut les mains. A ce jour, les travailleurs sont découragés au travail car ils ne constatent aucune initiative sur la stratégie devant booster les ventes venant du top management. La pente ascendante des ventes des dernières années s’est aplatie depuis les deux dernières années. Il convient de reconnaitre que le renouvellement de l’équipe commerciale opéré par l’actuelle Direction Générale n’a pas donné les fruits escomptés car l’objectif des multiples recrutements qui aurait été de renforcer et de dynamiser l’équipe existante n’a pas marché. Cependant, elle n’a fait qu’augmenter la masse salariale au détriment du chiffres d’affaires », soulignent les organisations syndicales. En d’autres termes, dans cette boite, il n’existe pas d’obligation de résultat. Les premiers responsables du Groupe payent vachement des individus incompétents dont les contrats sont renouvelés, même en l’absence de résultat. Seuls le népotisme, le favoritisme voire le pillage de la boite peuvent justifier cette attitude.

Manque d’investissement et sanction sur la qualité

Toujours dans le courrier transmis à la Direction Générale, les syndicats mettent en exergue les raisons de la deuxième sanction liée à la qualité défectueuse et médiocre des services, ce qui ne devait jamais arriver si les nouveaux maitres qui règnent sur ce Groupe en territoire conquis avaient pris soin d’écouter les employés. « La deuxième sanction sur la qualité de service est une sanction qui ne devrait jamais arriver au Groupe TOGOCOM pour la raison unique que depuis 2020, tous les courriers et revendications des OST (Organisations Syndicales des Travailleurs) appellent celui-ci sur les insuffisances. En effet, les OST ont : en novembre et décembre 2020, donné une place prépondérante à la qualité de service, mais rien n’est fait. Dans l’accord du 25 février 2021 entre les OST et TOGOCOM, il a été convenu de dispositions à prendre pour remédier aux insuffisances. Mais, rien n’est fait par TOGOCOM. Dans les différents préavis de grève des mois de novembre et décembre 2021 des différentes OST, la qualité de service a été relevée, mais toujours rien n’est fait. Les délégués ont introduit une formation sur la qualité de service et la qualité d’expérience afin de mobiliser le personnel à ce fléau. TOGOCOM a refusé de financer le projet de formation sans motif. Mais aujourd’hui, le voile se lève sur les raisons qui sous-tendent ce refus ».

Outre la sourde oreille de la Direction Générale relevée dans ce passage par les syndicats, d’autres soucis viennent aggraver la situation : « Sur le volet du réseau mobile, l’indisponibilité relève d’une mauvaise stratégie managériale de la gestion des sites GSM de TOGO CELLULAIRE. En effet, les sites fonctionnent avec une seule source d’énergie (groupe électrogène) alors que l’entreprise a une obligation de continuité de service mobile. Le manque de pièces de rechange pour la maintenance curative vient aggraver la situation. C’est pourquoi les OST n’ont de cesse de réitérer la demande de ravitaillement des entrepôts en pièces de rechange d’une part et de renouvellement des équipements d’autre part afin de s’assurer d’une stabilité de l’énergie sur les sites GSM par une redondance des sources d’énergie sur chaque site comme recommandé depuis les bancs de l’école. Sur le volet du fixe, il est impossible aux clients du FTTH de faire des appels à partir d’un téléphone fixe sur leur liaison à cause du refus de TOGOCOM de trouver la solution adéquate pour y pallier, laquelle solution ne manque pas. Si l’ARCEP arrivait à mettre la main sur ce problème, TOGOCOM sera accusé de manquement à la qualité de service une fois encore d’une part et de dol d’autre part à l’égard des clients. Pour mémoire, il convient de rappeler qu’avant l’actuelle Direction Générale, TOGOCOM n’avait jamais eu de pénalité et était le leader tant en mobile qu’en FTTH (2019 : TOGOTELECOM, premier en nombre de clients ; 2020 : TOGOTELECOM premier ; 2019 : GVA premier). A ce rythme, TOGOCOM risque de perdre sa place d’opérateur majeur des services électroniques que l’Etat lui a conférée ».

Cette dernière partie du courrier renseigne sur la santé du Groupe TOGOCOM. Un pilotage à vue d’une si grande structure par des pseudo-investisseurs plus préoccupés à racler les fonds disponibles plutôt qu’à investir dans les infrastructures visant à renforcer la qualité des services. Il est tout de même curieux que les employés, à travers les OST, soient plus préoccupés par la qualité des prestations du Groupe que les premiers responsables eux-mêmes. Il faut le dire à haute voix, l’arnaque sur les prestations du Groupe TOGOCOM n’est plus à démontrer. On vous propose une offre d’abonnement internet à 25 000 FCFA le mois pour 25 méga et deux heures de communication gratuite par mois sur le fixe. Non seulement le client ne reçoit pas les 25 méga, parfois c’est moins de 10 ; mais le téléphone fixe n’a jamais marché. Aucune explication sur cette arnaque jusqu’à ce jour. Il en est de même pour d’autres offres ainsi que des publicités mensongères.

Si les OST sortent de leur silence et tirent sur la sonnette d’alarme, c’est que la situation est grave. Lors de la cérémonie de signature entérinant la cession aux Malgaches, il avait été annoncé tambour battant que le consortium Agou Holding (AXIAN GROUP et Emerging Capital Partner ECP) allait investir 160 milliards de francs CFA (245 millions d’euros) sur les sept (7) années suivantes pour révolutionner le secteur numérique au Togo. Il n’en fallait pas plus pour que le ministre de l’Economie et des Finances et son collègue des Postes et de l’Economie numérique rivalisent de déclarations pompeuses dans les médias, faisant passer cette privatisation scandaleuse pour un exploit. Trois ans après, où sont passés les milliards d’investissement annoncés en grande pompe par les nouveaux maitres du Groupe TOGOCOM ? Rappelons que les Malgaches ne détiennent que 51% des actions du Groupe contre 49% pour l’Etat togolais.

(Source : L’Alternative, 4 août 2022)

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