OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Août 2020 > Togo : Pegasus, le logiciel espion mis en cause dans une nouvelle affaire

Togo : Pegasus, le logiciel espion mis en cause dans une nouvelle affaire

mardi 4 août 2020

Cybersécurité/Cybercriminalité

Pegasus, le logiciel d’espionnage israélien qui fait beaucoup parler de lui, aurait servi à surveiller des opposants et des personnalités religieuses au Togo. Révélations des journaux Le Monde et The Gardian qui s’appuient sur les données d’un laboratoire de recherche canadien.

Le Citizen Lab, rattaché à l’Université de Toronto, étudie le cyber espionnage contre la société civile. Et depuis quelques années ce laboratoire de recherche met au jour de nombreuses attaques impliquant le logiciel israélien Pegasus et sa maison-mère NSO. Dernière affaire en date, au Togo, donc, où plusieurs personnalités auraient été espionnées via leur téléphone portable. Quatre noms sont révélés : l’opposant Raymond Houndjo, deux religieux, le père Affognon et Mgr Alowonou, président de la conférence des Evêques du Togo. Ces personnalités sont connues pour être critiques envers le pouvoir de la famille Gnassingbé qui règne d’une main de fer sur le pays depuis plus de 50 ans. L’ancien ministre des affaires étrangères Elliott Ohin aurait également été espionné via Pegasus, selon Citizen Lab.

WhatsApp victime d’une énorme faille dans son système de sécurité

Les deux religieux togolais, victimes de campagne de désinformation contre eux, ont bien eu des suspicions sur le piratage de leur téléphone portable. Les certitudes sont venues lorsque WhatsApp, la célèbre application de messagerie, leur a envoyé un message leur annonçant qu’ils avaient été victimes du logiciel espion Pegasus. L’an dernier, WhatsApp s’est en effet aperçu d’une faille de sécurité dans son système et grâce à l’aide de Citizen Lab a identifié 1 400 appareils infectés, une centaine de membres de la société civile auraient été espionnées via Pegasus.

Pegasus est un logiciel espion très sophistiqué qui peut rentrer dans votre smartphone sans que vous vous en aperceviez, et avoir accès à toutes vos données : messages, photos, contacts, informations personnelles, etc. Pegasus a été mis au point par la société israélienne NSO. Sur son site, l’entreprise affirme proposer des technologies à des agences gouvernementales pour leur permettre de lutter contre le crime et le terrorisme. Mais apparemment, certains gouvernements se serviraient de ces puissants outils pour espionner des personnes de la société civile, défenseurs des droits humains, opposants, journalistes, avocats, etc...

De nombreuses affaires ont été mises au jour par Citizen Lab depuis 2016

Au moins 130 cas d’abus concernant des défenseurs de droits de l’homme et des journalistes dans des dizaines de pays, ont eu lieu, selon le laboratoire de recherches canadien. Au Mexique, 25 personnes auraient été ciblées. En Arabie saoudite, un célèbre militant aurait été espionné via Pegasus. Il était en contact étroit avec Jamal Khashoggi le journaliste assassiné en 2018 au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Au Maroc, un journaliste aussi aurait été pris pour cible.

Plus récemment, le mois dernier, des hommes politiques en Espagne se sont plaints. Le président de la Catalogne, l’indépendantiste Roger Torrent, a accusé le gouvernement espagnol de l’avoir espionné en utilisant Pegasus. La société NSO qui édite le logiciel se retrouve donc au centre de toutes les critiques. Mais à chaque fois, elle se défend en affirmant vendre sa technologie à des gouvernements dans le seul but de lutter contre le crime et le terrorisme. Selon elle, ses clients s’engagent par contrat à ne pas utiliser ses outils pour porter atteinte aux droits humains.

Des actions judiciaires intentées contre NSO et son logiciel espion

Ses arguments peinent à convaincre. Des actions judiciaires ont été intentées contre NSO. Amnesty international a lancé une procédure judiciaire pour demander la révocation de licence d’exportation du logiciel Pegasus, après l’affaire d’espionnage contre le journaliste marocain Omar Radi. Mais le 13 juillet dernier, la justice israélienne a rejeté cette demande.

En revanche, une autre procédure judiciaire suit son cours, celle de WhatsApp qui a porté plainte en octobre dernier aux Etats-Unis contre NSO après la découverte des attaques contre ses utilisateurs. Le 17 juillet, la justice américaine a estimé que la procédure pouvait se poursuivre. Les dirigeants de WhatsApp s’en réjouissent et espèrent obtenir des informations sur les pratiques de NSO. On n’a pas fini d’entendre parler de ce sulfureux logiciel Pegasus.

Murielle Paradon Suivre

(Source : RFI, 4 août 2020)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4479/5574 Régulation des télécoms
  • 349/5574 Télécentres/Cybercentres
  • 3570/5574 Economie numérique
  • 1821/5574 Politique nationale
  • 5152/5574 Fintech
  • 589/5574 Noms de domaine
  • 2004/5574 Produits et services
  • 1514/5574 Faits divers/Contentieux
  • 798/5574 Nouveau site web
  • 5574/5574 Infrastructures
  • 1897/5574 TIC pour l’éducation
  • 188/5574 Recherche
  • 242/5574 Projet
  • 3782/5574 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2159/5574 Sonatel/Orange
  • 1596/5574 Licences de télécommunications
  • 284/5574 Sudatel/Expresso
  • 1006/5574 Régulation des médias
  • 1538/5574 Applications
  • 1177/5574 Mouvements sociaux
  • 1677/5574 Données personnelles
  • 140/5574 Big Data/Données ouvertes
  • 604/5574 Mouvement consumériste
  • 363/5574 Médias
  • 644/5574 Appels internationaux entrants
  • 1680/5574 Formation
  • 94/5574 Logiciel libre
  • 2415/5574 Politiques africaines
  • 1042/5574 Fiscalité
  • 169/5574 Art et culture
  • 580/5574 Genre
  • 1894/5574 Point de vue
  • 1037/5574 Commerce électronique
  • 1474/5574 Manifestation
  • 318/5574 Presse en ligne
  • 124/5574 Piratage
  • 204/5574 Téléservices
  • 1209/5574 Biométrie/Identité numérique
  • 310/5574 Environnement/Santé
  • 381/5574 Législation/Réglementation
  • 358/5574 Gouvernance
  • 1825/5574 Portrait/Entretien
  • 146/5574 Radio
  • 800/5574 TIC pour la santé
  • 278/5574 Propriété intellectuelle
  • 61/5574 Langues/Localisation
  • 1133/5574 Médias/Réseaux sociaux
  • 2100/5574 Téléphonie
  • 196/5574 Désengagement de l’Etat
  • 1025/5574 Internet
  • 118/5574 Collectivités locales
  • 409/5574 Dédouanement électronique
  • 1378/5574 Usages et comportements
  • 1035/5574 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5574 Audiovisuel
  • 3817/5574 Transformation digitale
  • 383/5574 Affaire Global Voice
  • 181/5574 Géomatique/Géolocalisation
  • 348/5574 Service universel
  • 666/5574 Sentel/Tigo
  • 174/5574 Vie politique
  • 1730/5574 Distinction/Nomination
  • 34/5574 Handicapés
  • 697/5574 Enseignement à distance
  • 769/5574 Contenus numériques
  • 586/5574 Gestion de l’ARTP
  • 178/5574 Radios communautaires
  • 2134/5574 Qualité de service
  • 502/5574 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5574 SMSI
  • 540/5574 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2799/5574 Innovation/Entreprenariat
  • 1454/5574 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5574 Internet des objets
  • 172/5574 Free Sénégal
  • 854/5574 Intelligence artificielle
  • 195/5574 Editorial
  • 63/5574 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5574 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous