Téléphonie : la Gambie annonce le passage aux numéros à neuf chiffres pour septembre
mercredi 1er juillet 2026
La transformation numérique en cours en Afrique accélère la demande et l’adoption des services de télécommunications. Ce phénomène exerce une pression croissante sur les ressources de numérotation des pays du continent.
En Gambie, les numéros de téléphonie passeront de sept à neuf chiffres à partir du 4 septembre prochain. Cette initiative vise à augmenter la capacité de numérotation afin de répondre à la demande croissante en services de télécommunications.
L’Autorité de régulation des services publics (PURA) a lancé mardi 30 juin une campagne nationale de sensibilisation sur cette transition. Cette opération vise à informer les populations sur le bien‑fondé de cette réforme et à faciliter son appropriation par les usagers.
Entre le 4 septembre et le 30 novembre 2026, les anciens numéros à sept chiffres et les nouveaux numéros à neuf chiffres fonctionneront simultanément, pour permettre aux abonnés de mettre à jour leurs contacts. Passé ce délai, le format à sept chiffres sera définitivement abandonné au profit du nouveau système à neuf chiffres.
Cette transition intervient dans un contexte d’accélération de la demande et de l’adoption des services télécommunications, nécessitant davantage de numéros. Ainsi, le nouveau plan prévoit jusqu’à 1 milliard de numéros disponibles, contre seulement 10 millions pour le précédent.
Selon les données DataReportal, la Gambie comptait 3,19 millions d’abonnements à la téléphonie mobile à fin 2025. Si cela représente 112 % de la population selon la même source, les chiffres réels devraient être moins importants étant donné que certaines personnes détiennent plusieurs cartes SIM qui sont chacune comptées comme un seul abonnement. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estimait à 65,4 % le taux de pénétration du mobile dans le pays en 2024 pour une population d’environ 2,82 millions d’habitants.
Au‑delà des usages de communication interpersonnelle, la demande en services télécoms s’étend de plus en plus à d’autres usages numériques, notamment les services financiers mobiles, les plateformes digitales et le commerce en ligne. Elle est également portée par l’essor de l’Internet des objets (IoT), qui contribue directement à la pression sur les ressources de numérotation.
En effet, le développement de l’IoT repose sur une multiplication d’objets et de capteurs connectés qui nécessitent, pour une partie d’entre eux, des identifiants et parfois des numéros dédiés pour fonctionner sur les réseaux mobiles. Cela inclut entre autres les montres connectées, les compteurs intelligents, les dispositifs de suivi logistique, les équipements agricoles connectés ainsi que les systèmes de surveillance.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 1er juillet 2026)
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