Télécoms : les ministres africains adoptent une feuille de route pour Internet
mercredi 1er avril 2026
L’accès à Internet pour tous est l’un des objectifs de développement durable. Face à l’échéance de 2030, les dirigeants africains prennent des décisions stratégiques pour atteindre ce but dans les délais.
Réunis à Alger du samedi 28 au lundi 30 mars lors du Global Africa Tech Summit, les ministres africains chargés des Télécommunications ont adopté une feuille de route continentale visant à accélérer l’accès à Internet et à réduire les inégalités numériques d’ici 2030. L’information a été communiquée le dimanche 29 mars par William Kabogo Gitau, ministre kényan de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique.
Baptisée « Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications et la connectivité intégrée 2026-2030 », cette initiative marque une volonté commune de faire de la connectivité un levier central de développement. L’objectif est de garantir un accès abordable, fiable et de qualité à Internet pour l’ensemble des populations, en ciblant particulièrement les zones rurales et mal desservies.
« Il est important de noter que la Déclaration reconnaît que la fracture numérique n’est pas seulement un défi en matière de développement, mais aussi une question de souveraineté, et que l’inclusion et la souveraineté doivent progresser de concert », a indiqué William Kabogo Gitau. « En tant que continent, nous devons désormais nous concentrer sur la mise en œuvre, la coordination et la réalisation de progrès mesurables, afin de garantir que cette vision commune se traduise par des résultats concrets pour nos citoyens », a-t-il ajouté.
Les États africains misent sur le déploiement d’infrastructures intégrées, combinant réseaux terrestres, câbles sous-marins et solutions satellitaires. La Déclaration prévoit également le renforcement des infrastructures locales, notamment les centres de données et les points d’échange Internet, afin d’améliorer la circulation des données sur le continent et de réduire les coûts de connectivité.
Au-delà des infrastructures, le texte insiste sur la nécessité d’investir dans les compétences numériques et de soutenir les écosystèmes locaux. L’objectif est de favoriser une inclusion numérique durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Il reste à traduire ces engagements en actions concrètes. La réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité des États à mobiliser les financements nécessaires, à coordonner leurs politiques et à mesurer les progrès réalisés dans les années à venir.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 1er avril 2026)
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