Télécoms : le Nigeria adapte sa régulation à l’ère de l’économie numérique
mardi 10 février 2026
Depuis près de trois décennies, les autorités nigérianes n’ont pas touché à la politique nationale des télécommunications. A l’ère de l’accélération de la transformation numérique, cette décision s’impose.
La Nigerian Communications Commission (NCC) a annoncé le lundi 9 février 2026 la révision de la politique nationale des télécommunications - National Telecommunications Policy (NTP) - de 2000, près de 26 ans après sa dernière version majeure. Cette initiative marque un tournant pour le secteur des télécoms nigérian, confronté à la multiplication des usages numériques et à des technologies totalement absentes du paysage de l’époque.
La politique actuelle, pensée pour réguler la libéralisation du marché et la téléphonie mobile naissante, doit désormais intégrer des réalités très différentes telles que la montée en puissance de l’Internet mobile, les services financiers digitaux, le cloud computing, les applications OTT (streaming, messagerie) et l’émergence de technologies comme la 5G et les réseaux non terrestres.
« Les parties prenantes intéressées sont invitées par la présente à soumettre leurs commentaires écrits sur le document de consultation publié pour la révision de la politique nationale des télécommunications 2000. Toutes les observations doivent parvenir à la Commission au plus tard le vendredi 20 mars 2026 », indique la NCC.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’adoption croissance des services télécoms et l’émergence de nouvelles technologies. Elle vise à garantir que la régulation suive le rythme rapide de l’innovation et à fournir aux investisseurs un cadre stable et prévisible pour leurs projets d’infrastructures.
Au Nigeria où le secteur des télécoms est devenu un moteur clé de l’inclusion numérique et de la croissance économique, cette révision pourrait faciliter le déploiement du haut débit, renforcer la connectivité dans les zones mal desservies et encadrer les services émergents comme l’IoT, les paiements mobiles et les satellites commerciaux.
Il faut souligner qu’au troisième trimestre de l’année 2025, les TIC ont contribué à hauteur de 7,67 % au PIB du pays, selon le Bureau national des statistiques.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 10 février 2026)
OSIRIS