Télécoms : le Liberia identifie les zones mal desservies pour étendre son réseau
mercredi 28 octobre 2026
Malgré les avancées au cours des dernières années, la fracture numérique reste prononcée dans certaines régions en Afrique. Au Liberia, par exemple, environ 70 % de la population n’utilisait pas Internet en 2024, d’après l’UIT.
Le régulateur télécoms libérien a engagé une évaluation des lacunes de couverture réseau dans 14 des 15 comtés que compte le pays. L’opération doit permettre d’identifier les localités susceptibles d’accueillir de nouvelles infrastructures afin d’étendre l’accès aux services de télécommunications.
Dans une publication sur Facebook, le lundi 26 octobre, l’Autorité des télécommunications du Liberia (LTA) a annoncé avoir identifié des sites potentiels pour l’installation de 15 nouveaux pylônes dans le cadre du Fonds d’accès universel (UAF). Ces infrastructures viendraient s’ajouter aux 15 pylônes déjà soutenus par ce mécanisme, qui vise à étendre les services télécoms aux zones où la rentabilité limitée des investissements freine le déploiement des réseaux.
Cette initiative intervient alors que la couverture mobile 4G atteignait 93 % de la population libérienne en 2025, selon les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Malgré cette progression, environ 7 % des habitants, soit près de 400 000 personnes sur la base d’une population estimée à 5,7 millions d’habitants, restaient hors de portée de cette technologie.
La population non couverte peut se trouver dans des zones rurales ou reculées, où les coûts de déploiement des infrastructures et les perspectives de revenus limitent l’intérêt commercial des opérateurs télécoms. Le Fonds d’accès universel vise à soutenir les investissements dans ces localités afin d’y améliorer la disponibilité des services.
Toutefois, l’extension de la couverture ne garantit pas automatiquement l’adoption des services mobiles. Au Liberia, l’écart entre la disponibilité des réseaux et leur utilisation reste un enjeu. Selon l’UIT, 54,8 % de la population utilisait la téléphonie mobile, contre 32,2 % pour Internet.
Au-delà de la couverture, plusieurs facteurs influent sur l’adoption des services numériques. Le prix des smartphones compatibles et celui des forfaits de données peuvent constituer des freins, en particulier pour les ménages à faibles revenus. Les compétences numériques, la disponibilité de contenus adaptés aux besoins locaux et la qualité des services proposés peuvent également peser sur la décision d’utiliser ces technologies.
Isaac K. Kassouwi
(Source : WeAreTechAfrica, 28 octobre 2026)
OSIRIS