OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Août 2017 > Télécoms : branle-bas de combat pour l’acquisition de Tigo Sénégal

Télécoms : branle-bas de combat pour l’acquisition de Tigo Sénégal

lundi 21 août 2017

Sentel/Tigo

Au moment où Millicom annonçait qu’il ne cédait plus sa filiale à Wari mais à un nouveau consortium, l’État a donné son aval au premier accord. Au milieu de cette grande confusion, JA tente d’y voir plus clair.

L’annonce a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel sénégalais et ouest-africain. Dans un communiqué publié le 31 juillet, Millicom a indiqué qu’il avait résilié l’accord conclu le 2 février avec le groupe Wari, propriété de l’homme d’affaires Kabirou Mbodje, pour la cession de Sentel GSM, dont le nom commercial n’est autre que Tigo Sénégal. Et qu’il avait trouvé pour cette filiale un nouveau repreneur : un consortium composé de Teyliom Télécom (du Sénégalais Yérim Sow), de NJJ (du Français Xavier Niel) et de Sofima (dirigé par Hassanein Hiridjee, un autre Français). Ce qui devait être une opération inédite sur le continent – le rachat d’un opérateur télécom par une plateforme de transfert d’argent – semblait ainsi avoir tourné court.

L’État sénégalais s’en mêle

Et alors que Millicom et Wari s’accusaient mutuellement de non-respect des termes du contrat de vente, la publication d’un décret présidentiel est venue ajouter à la confusion qui régnait déjà. Signé le 1er août par Macky Sall et son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, soit le lendemain de l’annonce de Millicom, et diffusé dans les médias le même jour, le document donne le feu vert de l’État sénégalais à la cession de Tigo Sénégal à Wari.
N’oubliez pas que, lors de l’annonce du rachat de Tigo Sénégal par Wari, l’opinion nationale avait jubilé à l’idée qu’un opérateur télécom soit détenu par un entrepreneur local.

Suscitant moult interrogations. D’abord sur le timing de sa publication : pourquoi l’État donne-t‑il son aval à une opération alors que l’une des deux parties concernées vient d’annoncer qu’elle s’en retire ? D’autant que, d’après nos informations, deux mois plus tôt, Kabirou Mbodje avait saisi le gouvernement et lui avait expliqué qu’il lui manquait encore 20 millions de dollars pour la boucler. Et que, plus récemment, Millicom avait signalé à l’exécutif sénégalais que Wari n’était pas en mesure de réunir la somme nécessaire à l’acquisition.

« Le décret était en préparation depuis longtemps », répond à Jeune Afrique une source gouvernementale, laissant entendre que la date de sa sortie ne serait qu’une coïncidence. « Cette affaire dépasse le seul cadre du business, analyse un autre contact à Dakar. N’oubliez pas que, lors de l’annonce du rachat de Tigo Sénégal par Wari, l’opinion nationale avait jubilé à l’idée qu’un opérateur télécom soit détenu par un entrepreneur local. Et que Macky avait reçu Kabirou Mbodje avant de le féliciter publiquement lors des assises du patronat, le présentant comme un exemple de réussite locale… »

Le verdict début novembre

Via le décret, les autorités ont-elles voulu accorder une ultime chance à l’opération d’aboutir ? C’est ce que pensent certains analystes. D’autant plus que, si l’on en croit les arguments du patron de Wari, l’accord avec Millicom serait valable jusqu’au 2 novembre – et non pas dépassé depuis le 2 juin, comme l’affirme ce dernier – et son financement devrait être bouclé avant la fin du mois de septembre, date à laquelle il aura versé l’intégralité des 129 millions de dollars promis à la maison mère de Tigo Sénégal. Kabirou Mbodje aurait, d’après deux sources différentes, trouvé un accord avec Afreximbank.
Mais Abdou Latif Coulibaly, ministre secrétaire général du gouvernement, assure qu’il ne faut voir aucune manœuvre dans l’action de l’exécutif sénégalais.

Autrement dit, malgré le décret présidentiel, Millicom n’est pas contraint de vendre à Wari.

« L’État s’est donné un délai pour procéder à des vérifications avant de signer le décret d’approbation. Celui-ci donne un cachet légal à la vente. Mais l’opération de cession en elle-même reste une affaire entre les différentes parties », explique-t-il.

Autrement dit, malgré le décret présidentiel, Millicom n’est pas contraint de vendre à Wari. Un avocat interrogé à Dakar confirme : « Si, effectivement, l’une des deux parties ne respecte pas les clauses du contrat dans les délais indiqués, et en dépit de l’intervention du décret, le contrat peut parfaitement être résilié. Le décret d’approbation ne ratifie pas les manquements de l’une des parties au contrat. »

Aucune confirmation quand a la cession de Tigo Sénégal

D’ailleurs, d’après nos informations, Millicom a adressé un courrier datant du 2 août au gouvernement annonçant à celui-ci son nouveau partenariat avec le consortium. Les termes de ce dernier ? Ils restent « à la discrétion des parties », nous répond Mohamed Dabbour, vice-président exécutif et directeur Afrique de Millicom.

« Il ne fait aucun doute qu’une bataille juridique va s’ouvrir entre les deux parties et qu’elle pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années »

« Il est important de souligner que le consortium est composé d’experts des télécoms reconnus sur la scène internationale et présente les garanties qui permettront à Tigo de se développer et de franchir de nouveaux paliers », ajoute-t-il.

D’après nos informations, l’offre du consortium s’élèverait à environ 200 millions de dollars. Un montant qui prendrait en compte l’obtention d’une licence 4G. Ce qui ne serait pas le cas dans le précédent accord conclu avec Wari.

Reste que la partie est loin d’être gagnée pour Millicom. D’abord parce que le contentieux avec Kabirou Mbodje, qui dénonce une rupture unilatérale de contrat et fait part de son intention de saisir la justice, n’en est qu’à ses débuts.

« Il ne fait aucun doute qu’une bataille juridique va s’ouvrir entre les deux parties et qu’elle pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années », estime une source proche de Wari.

Autant dire que la cession de Tigo Sénégal n’est pas près d’être bouclée.

Ensuite, il faudrait obtenir, pour concrétiser le nouvel accord, le feu vert des autorités sénégalaises. Xavier Niel et Hassanein Hiridjee, qui avaient déjà tenté d’établir un partenariat avec Kabirou Mbodje, ont certes finalement réussi à s’allier à un homme d’affaires sénégalais influent, Yérim Sow, que l’on dit proche de Macky Sall.

Mais il n’est pas exclu que l’État, échaudé par l’échec de l’opération précédente, prenne son temps pour donner son accord. Autant dire que la cession de Tigo Sénégal n’est pas près d’être bouclée.

Amadou Oury Diallo et Stéphane Ballong

(Source : Jeune Afrique, 21 août 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4430/5111 Régulation des télécoms
  • 347/5111 Télécentres/Cybercentres
  • 3392/5111 Economie numérique
  • 1777/5111 Politique nationale
  • 4964/5111 Fintech
  • 526/5111 Noms de domaine
  • 1995/5111 Produits et services
  • 1521/5111 Faits divers/Contentieux
  • 763/5111 Nouveau site web
  • 5111/5111 Infrastructures
  • 1761/5111 TIC pour l’éducation
  • 188/5111 Recherche
  • 242/5111 Projet
  • 3427/5111 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1854/5111 Sonatel/Orange
  • 1617/5111 Licences de télécommunications
  • 279/5111 Sudatel/Expresso
  • 1006/5111 Régulation des médias
  • 1289/5111 Applications
  • 1072/5111 Mouvements sociaux
  • 1654/5111 Données personnelles
  • 143/5111 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5111 Mouvement consumériste
  • 364/5111 Médias
  • 643/5111 Appels internationaux entrants
  • 1684/5111 Formation
  • 94/5111 Logiciel libre
  • 2096/5111 Politiques africaines
  • 1002/5111 Fiscalité
  • 169/5111 Art et culture
  • 589/5111 Genre
  • 1988/5111 Point de vue
  • 1036/5111 Commerce électronique
  • 1489/5111 Manifestation
  • 318/5111 Presse en ligne
  • 124/5111 Piratage
  • 205/5111 Téléservices
  • 979/5111 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5111 Environnement/Santé
  • 362/5111 Législation/Réglementation
  • 363/5111 Gouvernance
  • 1799/5111 Portrait/Entretien
  • 145/5111 Radio
  • 770/5111 TIC pour la santé
  • 281/5111 Propriété intellectuelle
  • 58/5111 Langues/Localisation
  • 1090/5111 Médias/Réseaux sociaux
  • 2039/5111 Téléphonie
  • 190/5111 Désengagement de l’Etat
  • 1039/5111 Internet
  • 115/5111 Collectivités locales
  • 412/5111 Dédouanement électronique
  • 1166/5111 Usages et comportements
  • 1033/5111 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5111 Audiovisuel
  • 3256/5111 Transformation digitale
  • 382/5111 Affaire Global Voice
  • 173/5111 Géomatique/Géolocalisation
  • 328/5111 Service universel
  • 673/5111 Sentel/Tigo
  • 174/5111 Vie politique
  • 1650/5111 Distinction/Nomination
  • 34/5111 Handicapés
  • 700/5111 Enseignement à distance
  • 713/5111 Contenus numériques
  • 587/5111 Gestion de l’ARTP
  • 179/5111 Radios communautaires
  • 1810/5111 Qualité de service
  • 451/5111 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5111 SMSI
  • 480/5111 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2771/5111 Innovation/Entreprenariat
  • 1354/5111 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5111 Internet des objets
  • 172/5111 Free Sénégal
  • 816/5111 Intelligence artificielle
  • 194/5111 Editorial
  • 11/5111 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5111 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous