OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Janvier > Télécommunications : l’intersyndicale prône une libéralisation maîtrisée

Télécommunications : l’intersyndicale prône une libéralisation maîtrisée

lundi 19 janvier 2004

Privatisation/Libéralisation

C’est à travers un document intitulé « Contribution du personnel de la Sonatel » que l’intersyndicale a donné sa position par rapport à la libéralisation imminente des télécommunications au Sénégal. Les syndicalistes en appellent à une concertation entre tous les acteurs pour une libéralisation réussie dans le secteur.

L’intersyndicale de la Sonatel regroupant, le Synes, le Sntpt et le Syts a exposé sa vision par rapport à la décision de l’Etat de libéraliser le secteur des télécommunications. D’emblée M. Ibrahima Konté, le président de l’intersyndicale, a tenu à préciser que « l’Etat Sénégal offrait la possibilité de reconduire pour trois ans le monopole sur le fixe ». Mais de l’avis de M. Konté la Sonatel a préféré ne pas exploiter cette disposition et « accepte la décision du gouvernement de procéder à l’ouverture totale des marchés des télécommunications dés juillet 2004 ».

Si les syndicalistes de la Sonatel approuvent l’ouverture prochaine sur les télécoms, ils n’en ont pas moins des appréhensions. M. Konté révèle que « pour cette présente libéralisation, la Sonatel n’a pas été associée dans les négociations ». Par ailleurs, il affirme que « la conduite du processus de libéralisation n’inspire pas confiance. Des gens qui n’ont pas l’expertise requise dirigent le projet ». Les membres de l’intersyndicale pensent que « la Sonatel doit accompagner cette libéralisation et jouer le rôle d’alerte dans le secteur ».

Selon M. Konté, cette position de la Sonatel est tout à fait légitime, eu égard à l’expérience accumulée depuis prés de 40 ans dans le secteur des télécommunications et sa contribution dans l’économie sénégalaise. En effet, selon M. Konté la Sonatel contribue à hauteur de plus de 3 % au PIB. Près de 350 milliards ont été investis de 1997 à nos jours. Il ajoute par ailleurs que « toute décision ou pratique visant à fragiliser ou à déstabiliser l’opérateur historique devront être évitée ». Pour les syndicalistes, il convient de se prémunir des risques et menaces d’une libéralisation mal maîtrisée. A cet égard, le porte-parole de l’intersyndicale indique que « l’admission de nouveaux opérateurs doit s’accompagner de mesures de précautions et de sauvegarde pour ne pas mettre en péril les intérêts du pays, de l’investissement, des travailleurs et des consommateurs ». L’intersyndicale souhaite une limitation du nombre des opérateurs qui vont compétir dans le secteur.

Sur un autre registre, la « Contribution du personnel de la Sonatel » a fait état de recommandations pour l’Agence de régulation des Télécoms (Art) et sur la diffusion par l’Etat d’une lettre de politique sectorielle. Le document propose que « la fonction de définition de la réglementation soit séparée de celle liée à la régulation des activités. Or au Sénégal, l’Art assume les deux fonctions et dans beaucoup de pays elles sont réparties entre le ministère de tutelle et le régulateur ». S’agissant de la lettre de politique sectorielle, l’intersyndicale a souligné que « l’ensemble des acteurs du secteur des télécommunications attend la communication par l’Etat de la politique, qu’il souhaite mettre en ouvre dans le secteur particulier des télécommunications ». Cette lettre doit définir clairement la vision de l’Etat sur la manière dont l’ouverture des marchés se déroulera. Elle permettra aux opérateurs potentiels de se positionner et d’affiner leurs stratégies face aux cahiers des charges.

En ce qui concerne, le service universel, la Sonatel veut être le garant dans ce domaine, eu égard à la couverture sur le fixe et le mobile. Pour M. Konté, cette libéralisation des télécommunications au Sénégal, ne doit pas être « une libéralisation financière ou budgétaire ou une libéralisation sanction, mais une libéralisation régulée qui respecte les règles du marché ».

Sady Ndiaye

(Source : Le Journal de l’Economie, 19 janvier 2004)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2243/2551 Régulation des télécoms
  • 175/2551 Télécentres/Cybercentres
  • 1712/2551 Economie numérique
  • 897/2551 Politique nationale
  • 2539/2551 Fintech
  • 263/2551 Noms de domaine
  • 982/2551 Produits et services
  • 765/2551 Faits divers/Contentieux
  • 381/2551 Nouveau site web
  • 2551/2551 Infrastructures
  • 906/2551 TIC pour l’éducation
  • 95/2551 Recherche
  • 124/2551 Projet
  • 1761/2551 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 931/2551 Sonatel/Orange
  • 824/2551 Licences de télécommunications
  • 141/2551 Sudatel/Expresso
  • 506/2551 Régulation des médias
  • 641/2551 Applications
  • 549/2551 Mouvements sociaux
  • 845/2551 Données personnelles
  • 71/2551 Big Data/Données ouvertes
  • 301/2551 Mouvement consumériste
  • 183/2551 Médias
  • 336/2551 Appels internationaux entrants
  • 838/2551 Formation
  • 48/2551 Logiciel libre
  • 1065/2551 Politiques africaines
  • 504/2551 Fiscalité
  • 85/2551 Art et culture
  • 303/2551 Genre
  • 1046/2551 Point de vue
  • 518/2551 Commerce électronique
  • 760/2551 Manifestation
  • 161/2551 Presse en ligne
  • 62/2551 Piratage
  • 104/2551 Téléservices
  • 488/2551 Biométrie/Identité numérique
  • 161/2551 Environnement/Santé
  • 185/2551 Législation/Réglementation
  • 179/2551 Gouvernance
  • 904/2551 Portrait/Entretien
  • 72/2551 Radio
  • 389/2551 TIC pour la santé
  • 141/2551 Propriété intellectuelle
  • 31/2551 Langues/Localisation
  • 551/2551 Médias/Réseaux sociaux
  • 1030/2551 Téléphonie
  • 95/2551 Désengagement de l’Etat
  • 530/2551 Internet
  • 57/2551 Collectivités locales
  • 207/2551 Dédouanement électronique
  • 594/2551 Usages et comportements
  • 524/2551 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 280/2551 Audiovisuel
  • 1655/2551 Transformation digitale
  • 193/2551 Affaire Global Voice
  • 88/2551 Géomatique/Géolocalisation
  • 165/2551 Service universel
  • 336/2551 Sentel/Tigo
  • 87/2551 Vie politique
  • 816/2551 Distinction/Nomination
  • 17/2551 Handicapés
  • 356/2551 Enseignement à distance
  • 359/2551 Contenus numériques
  • 294/2551 Gestion de l’ARTP
  • 90/2551 Radios communautaires
  • 912/2551 Qualité de service
  • 230/2551 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2551 SMSI
  • 244/2551 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1372/2551 Innovation/Entreprenariat
  • 678/2551 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2551 Internet des objets
  • 85/2551 Free Sénégal
  • 385/2551 Intelligence artificielle
  • 97/2551 Editorial
  • 7/2551 Gaming/Jeux vidéos
  • 13/2551 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous