Tchad : la stratégie de gouvernance des données validée, celle de l’IA en préparation
lundi 12 octobre 2026
Le Tchad avance dans la structuration de son cadre numérique avec la validation technique de sa stratégie de gouvernance des données et la préparation d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA) pour 2026-2030.
Le Tchad a engagé, jeudi 8 octobre, les travaux de prévalidation de sa Stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA) pour la période 2026-2030. Le document doit définir les orientations du pays en matière de développement et d’utilisation de cette technologie, alors que les autorités travaillent également à structurer la gestion des données.
Les travaux ont été lancés lors d’un atelier réunissant des responsables du ministère des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, des représentants d’institutions nationales et des experts, avec l’appui de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Cette étape doit permettre d’examiner le projet, de recueillir les propositions des participants et de le soumettre ensuite au gouvernement.
La future stratégie doit tenir compte des capacités et des besoins du pays, tout en intégrant les questions éthiques et la protection des droits des citoyens. Les autorités visent ainsi à mettre en place un cadre national plutôt qu’à reproduire les modèles développés par des pays disposant de moyens technologiques plus importants. Le document n’a toutefois pas encore été définitivement adopté.
Cette démarche intervient après la validation technique de la Stratégie nationale de gouvernance des données. Celle-ci vise à encadrer la production, la gestion, le partage, la protection et l’utilisation des données dans le pays. « Notre ambition est claire : faire des données un atout stratégique national au service de la modernisation de l’État, de l’efficacité de l’action publique et du développement économique et social du Tchad », a déclaré Haliki Choua Mahamat, ministre tchadien des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation.
Le diagnostic réalisé avec l’appui de la CEA en mai dernier a évalué à 30,27 % le niveau de maturité de la gouvernance des données au Tchad, selon l’outil d’autoévaluation de l’Union africaine. Il a notamment relevé des lacunes dans le cadre juridique, la coordination institutionnelle, l’interopérabilité des systèmes et les compétences spécialisées.
Ces enjeux concernent aussi le développement de l’intelligence artificielle, dont les applications reposent notamment sur la disponibilité de données fiables et exploitables. Le document final devra préciser les priorités retenues, les secteurs ciblés, les moyens prévus et le calendrier de mise en œuvre.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 12 octobre 2026)
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