OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Octobre > Taxes sur les appels entrants : Pas d’impact sur la diaspora

Taxes sur les appels entrants : Pas d’impact sur la diaspora

mercredi 12 octobre 2011

Appels internationaux entrants

Au-delà des rumeurs distillées, ça et là, pour faire croire que la taxe sur les appels entrants réduirait le volume d’appels ordinaire de nos compatriotes séjournant à l’Etranger, il est établi que le nouveau seuil est une base tarifaire minimum. Autrement dit, tout opérateur le désirant, peut vendre ses terminaisons à plus de 0,215 euros ou beaucoup moins comme on a pu l’observer, parfois.

En effet, pour attirer plus de trafic sur leurs lignes, certains opérateurs tombaient dans des pratiques anticoncurrentielles et proposaient des prix inférieurs à leurs coûts. Cela a pour corollaire de déstabiliser le marché et de réduire les capacités financières des opérateurs. Le nouveau seuil viendra, à terme, stabiliser le marché et protéger les tarifs des terminaisons vers le Sénégal.

Il s’agit d’un réajustement pour redistribuer les revenus au profit de l’Etat. Cette redistribution n’est même pas équitable car, les opérateurs internationaux détiennent toujours la part la plus importante des profits.

Désormais, grâce à ce décret, chaque fois qu’un Sénégalais appelle son pays (au même tarif), il contribue à son développement socio-économique, en pourvoyant un revenu supplémentaire à l’Etat et aux opérateurs locaux. Ainsi, il aide son Etat à construire des écoles maternelles, des routes, des écoles et à relever les défis concernant l’électricité, l’eau, les télécommunications et tous les secteurs stratégiques.

L’Etat du Sénégal prévoit, en retour, de financer, avec les fonds collectés, des projets d’habitat ou de réinsertion initiés par ses émigrés, avec un comité de surveillance qui intéressera tous les segments de la société.

Pas de réciprocité

Il s’y ajoute que le tarif minimal institué par le décret est un tarif de gros, appliqué aux « carriers internationaux », ce qui se traduit par une diminution de leurs marges. En conséquence, il n’y a pas de corrélation directe entre l’augmentation du tarif de terminaison sur la destination Sénégal (tarif de gros) et une augmentation du tarif public (tarif de détail que paie le consommateur) des opérateurs étrangers, notamment, des pays développés. Et cette absence de corrélation s’explique par, au moins, deux facteurs :

– la concurrence que se livrent les opérateurs sur les tarifs de détail,
– l’interdiction par les législations nationales et régionales de se livrer à des ententes, en vue de procéder à des hausses concertées.

En tout état de cause, dans la période d’application du décret (août/mi-novembre 2010), l’ARTP n’a observé aucune augmentation des tarifs publics des opérateurs dans les pays étrangers.

De même, il n’a été noté aucune augmentation des tarifs des publics des appels téléphoniques sortant du Sénégal appliqués par les opérateurs sénégalais.

L’Afrique se met au contrôle du trafic !

La liste des pays africains qui ont introduit une taxe sur les appels internationaux entrants s’allonge, de jour en jour. Cette liste, non exhaustive, comprend le Congo-Brazzaville, la Guinée, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Mauritanie, le Ghana, Madagascar, le Sénégal, le Libéria et les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie).

Comme le font remarquer Tim Kelly et Mark Woodhall de l’UIT, dans leur analyse sur les indicateurs du trafic téléphonique, le trafic est strictement la plus importante des valeurs du secteur des télécoms et la direction du flux du trafic en dit long sur la nature et le type d’interactions sociales et commerciales qui existent entre les pays.

Ce continent, étant aussi l’un des plus gros pourvoyeurs d’immigrés, en Europe et aux USA, nous pouvons aisément en déduire un flux, de plus en plus, important du trafic en direction de ce continent, impactant sur la balance téléphonique les liant au reste du monde. En effet, le flux du trafic téléphonique vers l’Afrique est positivement corrélé à celui du transfert d’argent qui, selon la Banque Mondiale, a triplé entre 1995 et 2003, avec une tendance soutenue à la hausse. Le flux téléphonique a augmenté dans des proportions plus grandes car, chaque transfert d’argent effectué est accompagné d’un coup de fil ou d’un SMS, alors que l’inverse n’est pas vrai.

Cette nouvelle approche est d’autant plus salutaire qu’elle est conforme à l’esprit et à la lettre de la Convention de Melbourne, un document de mémoire donnant la liberté à toute nation, souveraine d’adopter le cadre réglementaire qui lui sied et qui est conforme à sa vision, ainsi qu’il est stipulé en son préambule : Convention de Melbourne, Règlements de Télécommunications Internationales (RTI) PREAMBULE. « Le droit souverain de réglementer ses télécommunications étant pleinement reconnu à chaque pays, les dispositions contenues dans le présent Règlement complètent la Convention internationale des télécommunications, dans le but d’atteindre les objectifs de l’Union internationale des télécommunications, en favorisant le développement des services de télécommunication et l’amélioration de leur exploitation, tout en permettant le développement harmonieux des moyens utilisés pour les télécommunications à l’échelle mondiale ».

Ainsi, pendant que le trafic téléphonique croît de façon substantielle vers l’Afrique, la visibilité décroît, de façon significative et inquiétante ! Il est, donc, plus que jamais urgent pour les Etats africains de se doter de moyens techniques et institutionnels pour améliorer la visibilité et la gestion du trafic.

Cheikh Ba

(Source : Rewmi, 12 octobre 2011)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4469/5299 Régulation des télécoms
  • 352/5299 Télécentres/Cybercentres
  • 3539/5299 Economie numérique
  • 1824/5299 Politique nationale
  • 5063/5299 Fintech
  • 535/5299 Noms de domaine
  • 2529/5299 Produits et services
  • 1546/5299 Faits divers/Contentieux
  • 781/5299 Nouveau site web
  • 5299/5299 Infrastructures
  • 1740/5299 TIC pour l’éducation
  • 189/5299 Recherche
  • 253/5299 Projet
  • 3891/5299 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1827/5299 Sonatel/Orange
  • 1700/5299 Licences de télécommunications
  • 283/5299 Sudatel/Expresso
  • 989/5299 Régulation des médias
  • 1459/5299 Applications
  • 1078/5299 Mouvements sociaux
  • 1674/5299 Données personnelles
  • 127/5299 Big Data/Données ouvertes
  • 623/5299 Mouvement consumériste
  • 374/5299 Médias
  • 679/5299 Appels internationaux entrants
  • 1799/5299 Formation
  • 96/5299 Logiciel libre
  • 2149/5299 Politiques africaines
  • 1048/5299 Fiscalité
  • 170/5299 Art et culture
  • 590/5299 Genre
  • 2264/5299 Point de vue
  • 1032/5299 Commerce électronique
  • 1568/5299 Manifestation
  • 374/5299 Presse en ligne
  • 126/5299 Piratage
  • 220/5299 Téléservices
  • 989/5299 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5299 Environnement/Santé
  • 385/5299 Législation/Réglementation
  • 388/5299 Gouvernance
  • 1866/5299 Portrait/Entretien
  • 148/5299 Radio
  • 775/5299 TIC pour la santé
  • 364/5299 Propriété intellectuelle
  • 59/5299 Langues/Localisation
  • 1123/5299 Médias/Réseaux sociaux
  • 2138/5299 Téléphonie
  • 196/5299 Désengagement de l’Etat
  • 1076/5299 Internet
  • 114/5299 Collectivités locales
  • 504/5299 Dédouanement électronique
  • 1428/5299 Usages et comportements
  • 1053/5299 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5299 Audiovisuel
  • 3327/5299 Transformation digitale
  • 400/5299 Affaire Global Voice
  • 157/5299 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5299 Service universel
  • 690/5299 Sentel/Tigo
  • 193/5299 Vie politique
  • 1646/5299 Distinction/Nomination
  • 35/5299 Handicapés
  • 724/5299 Enseignement à distance
  • 707/5299 Contenus numériques
  • 619/5299 Gestion de l’ARTP
  • 189/5299 Radios communautaires
  • 1819/5299 Qualité de service
  • 451/5299 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5299 SMSI
  • 465/5299 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2808/5299 Innovation/Entreprenariat
  • 1423/5299 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5299 Internet des objets
  • 183/5299 Free Sénégal
  • 662/5299 Intelligence artificielle
  • 208/5299 Editorial
  • 28/5299 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous