OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juillet 2021 > Tabaski : À Dakar, des moutons sont (aussi) vendus sur internet

Tabaski : À Dakar, des moutons sont (aussi) vendus sur internet

jeudi 15 juillet 2021

Commerce électronique

Avec l’explosion des ventes de moutons à la veille de l’Aïd-el-Kébir, il y a un véritable business en ligne. Tout autour de l’élevage à la maison et la vente sur Facebook, WhatsApp ou Instagram se développe un business très lucratif, où un intermédiaire de commerce peut percevoir une commission. Zoom sur la vente de bête sur Internet…

Aujourd’hui, c’est par centaines qu’ils se rassemblent, aux abords du pont de la Foire, sur les deux voies de la cité Sipres ou les ruelles qui y débouchent. Vers Liberté 6, quiconque passe par le rond-point les croise.

Ici, les nuisances sonores orchestrées par les klaxons couvrent sans peine le cri des moutons qui bêlent. Plus loin, les automobilistes empruntant l’Avenue Bourguiba ne peuvent rater un spectacle similaire. Il suffit d’un regard dans la direction des éleveurs pour qu’un d’eux s’approche du conducteur. « Ce n’est pas trop cher, grand… », lance-t-il.

Plus qu’une semaine avant la Tabaski, Dakar est devenu un immense point de vente de moutons. En plus de bêtes ramenées de l’intérieur du pays, beaucoup des moutons mis en vente ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d’un immeuble.

L’élevage ovin qui était confiné en milieu rural est ancré depuis longtemps en milieu urbain. Il est devenu une activité largement pratiquée à Dakar, où la tendance est à la vente en ligne.

L’essor des réseaux sociaux favorise celui d’éleveurs capables de se passer de points de vente pour présenter leurs moutons. Certains sont sur la toile et y réalisent chaque année la quasi-totalité de leurs ventes, sans se déplacer ou très peu.

Facebook, WhatsApp, Instagram et récemment TikTok leur offrent en effet un espace leur permettant de se faire connaître sans être sur les trottoirs du quartier. En cette dernière semaine de préparatifs, des éleveurs adoptent massivement la vente sur internet.

De belles photos sont publiées pour arracher des soupirs aux chefs de famille, en quête de moutons de Tabaski. Aujourd’hui, on peut tout se faire livrer tout… et n’importe quoi, même une bête. Au cours de cette opération Tabaski, des achats de moutons se font par téléphone. « Après, l’acheteur devrait passer chez l’éleveur pour récupérer l’animal. Il y a aussi la vente directe à domicile », nous explique-t-on.

« Quelques mois avant la fête, on achète des moutons à 100 000 francs CFA la tête. On les garde à la maison, on les nourrit, puis lorsque la fête est très proche, les photos des moutons sont publiées sur Internet pour attirer la clientèle », explique Moundiaye Dione, éleveur à Castors.

Aux points de vente, dit-il, on est obligé de veiller pour protéger le bétail. « Avec les réseaux sociaux, la vente de moutons est possible depuis chez soi », explique l’éleveur, la trentaine.

Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, une bonne partie des éleveurs présentent des bêtes de qualité, dont la robe et la taille attirent les regards et la convoitise de tous les internautes. « Mais, à l’œil nu, le client peut être déçu », reconnaît Abdou Lo, trouvé dans son enclos, devant le siège de l’Apr à Khar Yalla.

L’éleveur renseigne qu’un grand nombre de clients craignent d’acheter un mouton en ligne sans l’avoir touché. « On ne peut pas mesurer la taille exacte d’un mouton à partir d’une simple photo », a-t-il avoué. Tout en précisant que la présence sur les réseaux sociaux est importante car parfois l’acheteur se renseigne sur le Net avant de venir sur place.

Il faut absolument qu’on puisse trouver sur Internet quelque chose qui renvoie vers le point de vente. Cela peut-être une page Facebook ou une présence sur Instagram ou Tik Tok. Cela peut aussi être le groupe WhatsApp qui réunit les éleveurs, explique-t-on par ailleurs.

Et le mouton est souvent vendu par une autre personne que le propriétaire et ce dernier perçoit une rémunération appelée commission. Le courtage ou la copropriété, tout y est.

Au cours de l’opération Tabaski, les ventes en ligne peuvent être une bouée de sauvetage pour les commerces physiques. C’est d’ailleurs ce qui pousse les éleveurs 2.0 à se digitaliser. Le client, une fois sa commande passée, peut se faire livrer son mouton à domicile.

Pour le journaliste Lamine Samba, qui se réclame éleveur du dimanche, le client est contraint de venir sur place pour payer. En conséquence, plus qu’une vente, le procédé s’apparentera davantage à une réservation qu’à une commande classique, comme c’est le cas ailleurs.

« Les statuts WhatsApp sont un super moyen de montrer les moutons que je vends. C’est une forme de publicité, pour moi. Mais, ce n’est pas toujours facile d’attirer l’attention de l’acheteur par une simple photo », reconnaît le spécialiste de la lutte.

Souvent les bêtes postées par le présentateur de Jonganté sur la Tfm, sont pour une bonne partie hors de portée du portefeuille du Sénégalais moyen. Il faut dire que l’élevage de moutons est un véritable gagne-pain pour un bon nombre d’éleveurs à Dakar, où les moutons sont (aussi) vendus sur internet…

(Source : Dakar Actu, 15 juillet 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4532/5117 Régulation des télécoms
  • 355/5117 Télécentres/Cybercentres
  • 3471/5117 Economie numérique
  • 1817/5117 Politique nationale
  • 5117/5117 Fintech
  • 538/5117 Noms de domaine
  • 2007/5117 Produits et services
  • 1540/5117 Faits divers/Contentieux
  • 782/5117 Nouveau site web
  • 5108/5117 Infrastructures
  • 1840/5117 TIC pour l’éducation
  • 192/5117 Recherche
  • 248/5117 Projet
  • 3531/5117 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1901/5117 Sonatel/Orange
  • 1646/5117 Licences de télécommunications
  • 285/5117 Sudatel/Expresso
  • 1023/5117 Régulation des médias
  • 1305/5117 Applications
  • 1101/5117 Mouvements sociaux
  • 1691/5117 Données personnelles
  • 142/5117 Big Data/Données ouvertes
  • 604/5117 Mouvement consumériste
  • 381/5117 Médias
  • 663/5117 Appels internationaux entrants
  • 1716/5117 Formation
  • 99/5117 Logiciel libre
  • 2161/5117 Politiques africaines
  • 1016/5117 Fiscalité
  • 174/5117 Art et culture
  • 612/5117 Genre
  • 1954/5117 Point de vue
  • 1053/5117 Commerce électronique
  • 1546/5117 Manifestation
  • 326/5117 Presse en ligne
  • 125/5117 Piratage
  • 209/5117 Téléservices
  • 986/5117 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5117 Environnement/Santé
  • 368/5117 Législation/Réglementation
  • 361/5117 Gouvernance
  • 1830/5117 Portrait/Entretien
  • 151/5117 Radio
  • 779/5117 TIC pour la santé
  • 282/5117 Propriété intellectuelle
  • 62/5117 Langues/Localisation
  • 1123/5117 Médias/Réseaux sociaux
  • 2106/5117 Téléphonie
  • 191/5117 Désengagement de l’Etat
  • 1076/5117 Internet
  • 115/5117 Collectivités locales
  • 421/5117 Dédouanement électronique
  • 1188/5117 Usages et comportements
  • 1060/5117 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5117 Audiovisuel
  • 3348/5117 Transformation digitale
  • 392/5117 Affaire Global Voice
  • 177/5117 Géomatique/Géolocalisation
  • 335/5117 Service universel
  • 681/5117 Sentel/Tigo
  • 176/5117 Vie politique
  • 1635/5117 Distinction/Nomination
  • 34/5117 Handicapés
  • 733/5117 Enseignement à distance
  • 739/5117 Contenus numériques
  • 592/5117 Gestion de l’ARTP
  • 182/5117 Radios communautaires
  • 1837/5117 Qualité de service
  • 465/5117 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5117 SMSI
  • 486/5117 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2780/5117 Innovation/Entreprenariat
  • 1363/5117 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5117 Internet des objets
  • 172/5117 Free Sénégal
  • 772/5117 Intelligence artificielle
  • 198/5117 Editorial
  • 11/5117 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5117 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous