OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Septembre 2025 > Système de paiement instantané de la Bceao : Enjeux et impacts d’une « (…)

Système de paiement instantané de la Bceao : Enjeux et impacts d’une « révolution »

mardi 30 septembre 2025

Fintech

La Bceao opérationnalise ce 30 septembre sa Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PISPI). Cette initiative a plusieurs vertus pour le système bancaire selon l’expert certifié en Finance numérique, digitalisation et inclusion financière, Mouhamadou Moustapha Mbodj. En plus de réduire les coûts et délais de virement, elle devrait favoriser l’inclusion financière et booster le mobile Money.

La Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine sera opérationnelle à partir de ce 30 septembre 2025. Avec ce projet de la Bceao, les virements interbancaires seront désormais instantanés. Quels impacts et apports pour cette révolution. Pour l’expert certifié en Finance numérique, digitalisation et inclusion financière, Mouhamadou Moustapha Mbodj, que le plan économique, elle réduira les coûts des transactions et fluidifiera les échanges. Car commerçants, les PME et même les acteurs du secteur informel disposeront d’un moyen de paiement instantané, sécurisé et moins coûteux, stimulant ainsi leurs activités. Sur le plan social, explique le spécialiste, la plateforme renforcera l’inclusion financière. « Dans l’UEMOA, le taux de bancarisation bancaire reste encore limité, autour de 23%, et 42% au Sénégal en 2023. En rendant les paiements interopérables et accessibles à tous, la PI-SPI contribuera à relever significativement ces chiffres dans les prochaines années », détaille Mouhamadou Moustapha Mbodj. Pour lui, l’un des enjeux majeurs est de réduire la place du cash dans les transactions.

En favorisant les paiements électroniques du quotidien, la SPI devrait à ses yeux contribuer progressivement à diminuer la dépendance au numéraire et à bâtir une économie plus traçable, plus sécurisée et plus favorable à la modernisation fiscale. Elle aire également selon M. Mbodj, le mérite de transformer profondément le paysage bancaire de l’UEMOA dans la mesure où, elle favorise une plus grande intégration entre banques, fintechs et opérateurs de monnaie électronique, en les plaçant sur une même infrastructure commune. « Cette ouverture brise les silos et permettra de toucher une clientèle plus large, contribuant à un relèvement du taux de bancarisation au-delà des 23% actuels dans l’UEMOA », exprime Mouhamadou Moustapha Mbodj. À l’en croire, ce projet de la Bceao va aussi stimuler l’innovation car au-delà des transferts, les banques pourront proposer de nouveaux produits digitaux adaptés aux besoins des particuliers, des PME et de la diaspora.

Un catalyseur pour les Fintechs

Selon Mouhamadou Moustapha Mbodj, l’émergence des fintechs est d’ailleurs renforcée par l’Instruction n°001-01-2024 de la BCEAO, qui encadre les services de paiement et prépare un marché plus compétitif et plus ouvert. À terme, dit il, elle place le système bancaire dans un environnement plus moderne, plus compétitif et plus favorable à la croissance. Ce qui d’après lui, que le nouveau système est avant tout un catalyseur. « En plaçant tous les acteurs sur une plateforme commune, elle crée un terrain de jeu équitable où la compétitivité se fonde sur l’innovation et la qualité de service.

Pour les fintechs, c’est une opportunité historique de développer des solutions innovantes de paiement, d’épargne ou de crédit adossées à une infrastructure régionale fiable ». Pour les opérateurs de mobile money, selon Mouhamadou Moustapha Mbodj considère que l’interopérabilité ouvre de nouvelles perspectives à élargissement de la clientèle et diversification des services. « Dans notre pays, leur modèle économique devra évoluer. Après la gratuité des dépôts, l’arrivée de la quasi-gratuité des transferts les poussera à repenser leurs sources de revenus. Même si cela change leurs équilibres actuels, c’est un plus pour l’écosystème : la concurrence sera renforcée et les clients seront incités à effectuer des paiements électroniques pour un ensemble plus large de services, ce qui accélérera la transition vers une économie moins dépendante du numéraire », estime Mouhamadou Moustapha Mbodj. Il pense également que la mise en œuvre de ce projet favorise également la convergence entre banques, fintechs et opérateurs de mobile money, et ouvre la voie à un marché plus intégré, inclusif et innovant.

Un tremplin vers l’open banking

Pour Mouhamadou Moustapha Mbodj, si le lancement de la SPI est réussi à la date du 30 septembre 2025, il ouvrira la voie à une nouvelle ère. Il s’agit de celle de l’open banking dans l’Union ( Un système qui permet aux clients d’accorder à des services financiers tiers). « Une fois les flux de paiements interopérables, la prochaine étape naturelle sera de rendre les données et services financiers accessibles via des API sécurisées, afin de permettre aux fintechs et aux banques de bâtir de nouveaux services à valeur ajoutée », explique le spécialiste.

D’après lui, l’expérience du PIX au Brésil est éclairante car en moins de cinq ans, ce système a permis de bancariser près de 75% de la population et d’accélérer la digitalisation des paiements. Le Pix est un système de paiement instantané lancé en 2020 par la Banque centrale du Brésil, qui permet des transferts et des paiements rapides, gratuits et disponibles 24h/24, 7j/7. « L’UEMOA, avec la SPI comme socle, peut s’inscrire dans la même trajectoire et combiner inclusion, innovation et modernisation du système financier. La PI-SPI n’est donc pas une finalité en soi, mais le point de départ d’une transformation plus profonde qui repositionnera la région dans le concert des économies digitales émergentes », indique Mouhamadou Moustapha Mbodj.

Demba Dieng

(Source : Le Soleil, 30 septembre 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5715/6580 Régulation des télécoms
  • 354/6580 Télécentres/Cybercentres
  • 4346/6580 Economie numérique
  • 2647/6580 Politique nationale
  • 6580/6580 Fintech
  • 618/6580 Noms de domaine
  • 2743/6580 Produits et services
  • 1722/6580 Faits divers/Contentieux
  • 974/6580 Nouveau site web
  • 6236/6580 Infrastructures
  • 2127/6580 TIC pour l’éducation
  • 218/6580 Recherche
  • 262/6580 Projet
  • 4574/6580 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2361/6580 Sonatel/Orange
  • 1948/6580 Licences de télécommunications
  • 308/6580 Sudatel/Expresso
  • 1165/6580 Régulation des médias
  • 1464/6580 Applications
  • 1262/6580 Mouvements sociaux
  • 2184/6580 Données personnelles
  • 170/6580 Big Data/Données ouvertes
  • 755/6580 Mouvement consumériste
  • 404/6580 Médias
  • 704/6580 Appels internationaux entrants
  • 1912/6580 Formation
  • 161/6580 Logiciel libre
  • 2843/6580 Politiques africaines
  • 1423/6580 Fiscalité
  • 197/6580 Art et culture
  • 696/6580 Genre
  • 2184/6580 Point de vue
  • 1408/6580 Commerce électronique
  • 1772/6580 Manifestation
  • 384/6580 Presse en ligne
  • 132/6580 Piratage
  • 218/6580 Téléservices
  • 1112/6580 Biométrie/Identité numérique
  • 369/6580 Environnement/Santé
  • 391/6580 Législation/Réglementation
  • 500/6580 Gouvernance
  • 2257/6580 Portrait/Entretien
  • 152/6580 Radio
  • 970/6580 TIC pour la santé
  • 299/6580 Propriété intellectuelle
  • 62/6580 Langues/Localisation
  • 1311/6580 Médias/Réseaux sociaux
  • 2419/6580 Téléphonie
  • 208/6580 Désengagement de l’Etat
  • 1297/6580 Internet
  • 119/6580 Collectivités locales
  • 516/6580 Dédouanement électronique
  • 1439/6580 Usages et comportements
  • 1289/6580 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 602/6580 Audiovisuel
  • 4537/6580 Transformation digitale
  • 418/6580 Affaire Global Voice
  • 182/6580 Géomatique/Géolocalisation
  • 371/6580 Service universel
  • 824/6580 Sentel/Tigo
  • 194/6580 Vie politique
  • 1870/6580 Distinction/Nomination
  • 40/6580 Handicapés
  • 863/6580 Enseignement à distance
  • 849/6580 Contenus numériques
  • 661/6580 Gestion de l’ARTP
  • 178/6580 Radios communautaires
  • 2265/6580 Qualité de service
  • 510/6580 Privatisation/Libéralisation
  • 148/6580 SMSI
  • 560/6580 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3643/6580 Innovation/Entreprenariat
  • 1761/6580 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 57/6580 Internet des objets
  • 226/6580 Free Sénégal
  • 785/6580 Intelligence artificielle
  • 240/6580 Editorial
  • 2/6580 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/6580 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous