OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Septembre > Surtaxe sur les appels entrants : Les secrets, détails et chiffres du décret (…)

Surtaxe sur les appels entrants : Les secrets, détails et chiffres du décret de Wade

vendredi 2 septembre 2011

Appels internationaux entrants

Wade dévoile son jeu et étale ses calculs dans le décret instituant le système de contrôle et de taxation des communications internationales entrantes. Dans le décret dont l’Observateur détient une copie, les motivations du Président sont claires.

On comprend pourquoi la Société nationale des télécommunications (Sonatel) mène le combat de sa vie contre la surtaxe sur les appels entrants décidée par le Président Wade. L’Etat veut tout contrôler et ne laisse aucune marge de manœuvre aux acteurs du secteur de la téléphonie. La raison est simple : il y a « un souci légitime de la part de l’Etat de connaître le volume du trafic international entrant d’autant que la destination Sénégal est l’une des plus prisées par le trafic », explique -t-on dans l’exposé des motifs du décret signé le 24 août dernier par le Président Abdoulaye Wade. Un décret qui abroge et remplace celui n°2010-632 du 28 mai 2010.

L’objectif recherché par le régime libéral en instituant cette surtaxe sur les appels entrants est clair : le Président Wade veut de l’argent frais en grande quantité et la surtaxe constitue pour l’Etat une occasion en or. Dans le décret, il est expliqué que « cette opportunité est une source importante de génération de revenus dont le gouvernement entend faire bénéficier toute la nation ». La manne financière issue de la surtaxe devra servir au financement de nombre de projets comme « la création d’un Fonds de l’habitat pour les émigrés, « la consolidation du Fonds de l’énergie », « la construction de cases de tout-petits dans les zones qui n’en disposent pas » et la création de forages », entre autres. En sus du facteur financier, l’Etat du Sénégal veut aussi, à travers la surtaxe, « lutter contre la terminaison illégale de communications téléphoniques en concurrence illégale avec les opérateurs titulaires de droits attachés à cette licence ».

Les enjeux financiers campés, le décret fixe la taxation et la répartition des revenus des communications internationales. La première conséquence de la mesure présidentielle est l’institution d’une taxe minimale de 141,035 franc Cfa par minute. Elle sera désormais appliquée aux communications téléphoniques internationales entrant au Sénégal pour la terminaison vers les réseaux fixes et mobiles. Le décret précise que ce seuil est fixé sur la base de la parité entre l’euro et le franc Cfa. L’Etat s’est bien servi, car la quote-part qui lui revient et qui sera facturée par minute aux opérateurs par l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est fixée à 49,2 francs Cfa sur le réseau mobile et 75,45 francs Cfa sur le réseau fixe. Dans son décret, Wade enjoint les opérateurs locaux des réseaux de télécommunications disposant d’un accès à l’international d’appliquer ces taxes pour toutes les communications internationales entrantes.

Pour le recouvrement de la surtaxe, un délai est fixé aux opérateurs qui sont « tenus d’honorer leurs factures dans leur intégralité au plus tard 30 jours après leur date d’émission ». Les retards de paiement ne sont pas tolérés, car une disposition du décret prévient que l’opérateur en défaut de paiement sur une période de 60 jours s’expose aux procédures de recouvrement des deniers publics prévues par la législation en vigueur. « Mais, il est permis à tout opérateur de contester la facturation qui lui est appliquée. Dans ce cas, les différends seront réglés par les tribunaux compétents. Seulement, le décret précise que « l’ouverture d’une procédure contentieuse ne dispense pas l’opérateur concerné du paiement des montants facturés par l’Artp ». Car le besoin d’argent frais de Wade ne doit pas souffrir des lenteurs réputées de « Dame Justice ».

Ndiaga Ndiaye

(Source : L’Observateur, 2 septembre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2157/2453 Régulation des télécoms
  • 173/2453 Télécentres/Cybercentres
  • 1651/2453 Economie numérique
  • 870/2453 Politique nationale
  • 2453/2453 Fintech
  • 256/2453 Noms de domaine
  • 935/2453 Produits et services
  • 726/2453 Faits divers/Contentieux
  • 368/2453 Nouveau site web
  • 2397/2453 Infrastructures
  • 853/2453 TIC pour l’éducation
  • 93/2453 Recherche
  • 121/2453 Projet
  • 1627/2453 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 917/2453 Sonatel/Orange
  • 792/2453 Licences de télécommunications
  • 137/2453 Sudatel/Expresso
  • 500/2453 Régulation des médias
  • 645/2453 Applications
  • 524/2453 Mouvements sociaux
  • 813/2453 Données personnelles
  • 63/2453 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2453 Mouvement consumériste
  • 180/2453 Médias
  • 321/2453 Appels internationaux entrants
  • 804/2453 Formation
  • 47/2453 Logiciel libre
  • 1002/2453 Politiques africaines
  • 488/2453 Fiscalité
  • 83/2453 Art et culture
  • 290/2453 Genre
  • 843/2453 Point de vue
  • 518/2453 Commerce électronique
  • 731/2453 Manifestation
  • 159/2453 Presse en ligne
  • 62/2453 Piratage
  • 102/2453 Téléservices
  • 454/2453 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2453 Environnement/Santé
  • 168/2453 Législation/Réglementation
  • 176/2453 Gouvernance
  • 874/2453 Portrait/Entretien
  • 72/2453 Radio
  • 372/2453 TIC pour la santé
  • 138/2453 Propriété intellectuelle
  • 29/2453 Langues/Localisation
  • 533/2453 Médias/Réseaux sociaux
  • 970/2453 Téléphonie
  • 95/2453 Désengagement de l’Etat
  • 506/2453 Internet
  • 57/2453 Collectivités locales
  • 205/2453 Dédouanement électronique
  • 550/2453 Usages et comportements
  • 513/2453 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2453 Audiovisuel
  • 1550/2453 Transformation digitale
  • 191/2453 Affaire Global Voice
  • 78/2453 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2453 Service universel
  • 330/2453 Sentel/Tigo
  • 87/2453 Vie politique
  • 764/2453 Distinction/Nomination
  • 17/2453 Handicapés
  • 349/2453 Enseignement à distance
  • 341/2453 Contenus numériques
  • 292/2453 Gestion de l’ARTP
  • 89/2453 Radios communautaires
  • 875/2453 Qualité de service
  • 216/2453 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2453 SMSI
  • 236/2453 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1438/2453 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2453 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2453 Internet des objets
  • 85/2453 Free Sénégal
  • 290/2453 Intelligence artificielle
  • 97/2453 Editorial
  • 2/2453 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2453 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous