Starlink débarque au Sénégal : quand l’internet tombe du ciel… et la facture aussi
jeudi 5 février 2026
Elon Musk l’a annoncé sur X, entre deux punchlines interstellaires : Starlink est désormais opérationnel au Sénégal. Oui, l’internet arrive par satellite, directement depuis l’espace. Pendant que certains cherchent encore une 4G stable, Musk nous vend la fibre céleste.
Sur le papier, c’est du lourd : couverture nationale, haut débit, faible latence, même dans les zones les plus enclavées. Traduction : nos localités les plus reculées peuvent désormais regarder YouTube en HD pendant que certaines administrations continuent d’envoyer des courriers papier.
Mais avant d’embrasser l’ère spatiale, il faut passer à la caisse : Kit standard : 146 000 FCFA, Kit mini : 117 000 FCFA, Livraison : 14 000 FCFA
Puis l’abonnement : 30 000 FCFA/mois pour l’offre “Résidentiel” (jusqu’à 305 Mbit/s),
22 000 FCFA/mois pour la version “Lite”
Autrement dit, pour surfer dans les étoiles, il faut d’abord vider le portefeuille sur Terre.
Et voilà que l’État sénégalais entre dans la danse cosmique. Le gouvernement veut s’appuyer sur Starlink pour améliorer l’accès à internet, avec un objectif ambitieux, presque hollywoodien : connecter gratuitement un million de Sénégalais d’ici fin 2026, surtout dans les zones rurales, les écoles, les postes de santé et les services administratifs perdus au bout des pistes latéritiques.
Un million de citoyens branchés depuis l’espace pendant que certaines structures publiques se battent encore avec des modems fatigués et des groupes électrogènes capricieux. Le saut technologique est spectaculaire, presque brutal : on passe du câble bancal au satellite en orbite basse, sans même prendre le temps de réparer les prises murales.
Le processus reste simple : inscription, paiement, attente d’une à deux semaines… et te voilà connecté à une constellation de satellites pendant que nos vieux réseaux terrestres toussent encore aux heures de pointe.
Starlink, c’est la modernité livrée par fusée dans un pays où l’on débat encore de poteaux télécom et de coupures intempestives.
Un paradoxe délicieux : le Sénégal saute une étape numérique… en passant directement par l’espace.
Reste une question, très compatible :
révolution digitale inclusive ou luxe orbital réservé à une minorité bien équipée ?
À suivre.
Malick Ba
(Source : Facebook, 5 février 2026)
OSIRIS