Spacecoin obtient des licences pour connecter le Kenya et le Nigeria par satellite
mardi 20 janvier 2026
En Afrique, la multiplication des fournisseurs d’accès à Internet reflète une volonté croissante de réduction de la fracture numérique. Face aux limites des infrastructures terrestres, des solutions satellitaires émergent comme moyen le plus sûr pour connecter les zones rurales et isolées.
La société américaine Spacecoin a annoncé la signature récente d’accords avec des autorités et opérateurs locaux pour lancer des projets pilotes de connectivité satellitaire en Afrique. Ces initiatives, ciblant le Kenya et le Nigeria, visent à desservir les zones où les réseaux terrestres restent insuffisants.
Au Kenya, Spacecoin a obtenu une licence de transmission délivrée par l’Autorité des communications, permettant de tester des solutions satellitaires dédiées à la connectivité et à la surveillance par Internet des objets (IoT), en particulier dans les zones rurales et périurbaines où l’accès à Internet reste limité. Selon l’Autorité kényane des communications, le taux de pénétration de l’Internet n’atteint pas 50 % de la population, malgré un taux de pénétration mobile supérieur à 130 %.
En parallèle, au Nigeria, l’entreprise poursuit ses activités avec une licence existante émise par la Commission nigériane des communications, soutenant des initiatives de connectivité à haut débit à moindre coût pour les communautés isolées.
L’approche de Spacecoin se distingue par son réseau satellitaire décentralisé reposant sur des nanosatellites en orbite terrestre basse (LEO). Cette architecture, intégrée à des protocoles blockchain, permettrait à terme d’offrir des services de connectivité plus rentables et flexibles que les réseaux traditionnels, tout en facilitant l’intégration de solutions IoT pour des usages variés — de l’agriculture intelligente à la surveillance des infrastructures.
Ces projets s’insèrent dans une stratégie plus large visant à combler la fracture numérique africaine, où une part significative de la population n’a toujours pas accès à un service Internet fiable. La technologie satellitaire est considérée comme complémentaire aux infrastructures terrestres, en particulier dans les zones difficiles à couvrir du fait des coûts élevés et des défis géographiques.
Au‑delà de l’Afrique, l’entreprise conduit également des pilotes en Asie, travaillant avec des partenaires locaux pour tester la validité de son modèle dans différents contextes réglementaires et géographiques. Selon ses dirigeants, l’intérêt des autorités pour ces technologies démontre un changement d’approche des régulateurs vers des solutions capables d’atteindre des populations jusqu’ici exclues de l’accès à Internet.
Samira Njoya
(Source : Agence Ecofin, 20 janvier 2026)
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