OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Septembre 2025 > SONATEL : 40 ans, et si l’histoire m’était contée ? (1)

SONATEL : 40 ans, et si l’histoire m’était contée ? (1)

mardi 30 septembre 2025

Sonatel/Orange

Cette année 2025, le management de Sonatel et les Sonatéliens actifs et retraités célèbrent les quarante ans d’existence d’une entreprise devenue leader de l’économie numérique au Sénégal et dans la sous-région ouest Africaine. Une belle initiative !!! Mais que de chemins parcourus en quatre décennies !!!

En effet le 23 juillet 1985 l’Assemblée nationale adopta les projets de loi 85-35 et 85-36 consacrant la séparation des activités de la poste de celles des télécommunications initialement regroupées au sein de l’Office des Postes et Télécommunications du Sénégal (OPTS). Ainsi fut créé l’office des postes et de la caisse d’épargne (Opce), d’une part, et la Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel), d’autre part.

C’est le lieu de rendre un vibrant hommage à Cheikh Tidiane Mbaye qui est l’auteur de cette appellation et son nom sera à jamais gravé dans l’évolution historique de cette compagnie ; en effet c’est bien lui qui en fit la proposition au Ministre Djibo Ka et le Président Diouf l’accepta d’office.

Il faut aussi rappeler que le vote des lois ci-dessus évoquées fut la conclusion d’un long et tumultueux processus sur lequel il ne serait pas mauvais d’en révoquer quelques étapes clefs.

Pour comprendre un tel process, il faut remonter aux journées sénégalises des télécommunications (Jst) organisées par l’Etat, les 15, 16,17 et 18 juin 1983 au centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices).

Contexte économique, bref aperçu de l’état des réseaux.

La crise économique qui a frappé le pays à la fin des années 70 avait contraint le gouvernement à adopter en 1979-1980 et sous l’égide des bailleurs de fonds, un plan de stabilisation afin de limiter les dérives des finances publiques et faire face ainsi à la rareté des ressources. Alors que le sixième Plan de Développement Économique et Social plaçait les Télécoms au rang de priorité dans le sillage du Plan de Lagos 1980-2000, le réseau intérieur peinait drastiquement à répondre à la demande de services téléphoniques des usagers. Pendant ce temps, Télé Sénégal qui gérait le réseau international avait des capacités d’écouler plus de cinquante mille communications pouvant connecter simultqnément les abonnés du Sénégal aux correspondants extérieurs.

Il faut noter qu’au milieu des années 60, l’État du Sénégal avait confié la gestion des Télécommunications internationales à France Câbles Radio (FCR). Mais, conscient du rôle des Télécommunications dans le développement économique et social de nos pays nouvellement indépendants, le gouvernement avait entrepris son repositionnement stratégique avec la création de Télé Sénégal, une société anonyme à responsabilité limitée (SARL) qui a démarré ses activités en juillet 72. L’état du Sénégal y était actionnaire à hauteur de 26% avec France câblés et radio qui en détenait 74%. Alassane Dialy Ndiaye un brillant ingénieur spécialiste des télécommunications par satellite fut nommé Directeur Général et le doyen Babacar Diop fut co-gérant pour le compte de l’OPTS.

Au fil des années, cette position dans le capital va évoluer en faveur du Sénégal jusqu’au 24 novembre 1981 date à laquelle Télé Sénégal fut nationalisée par la loi 81/60 et fut transformé en société nationale de droit privé avec un capital de 3.500.000.000 F et Alassane Dialy Ndiaye fut nommé Président Directeur Général. Pour réaliser cette opération stratégique, l’Etat a dû renoncer à plusieurs années de dividendes pour racheter les parts de FCR et devenir actionnaire unique d’une entreprise qui faisait déjà d’excellents résultats.

L’agilité de Télé Sénégal dû à son statut et au soutien de FCR, avait permis de mobiliser beaucoup de ressources financières pour développer, diversifier et moderniser le réseau international.

Est-il besoin de rappeler que dès le 5 avril 72 fut inaugurée la station terrienne de Gandoul, l’une des premières en Afrique avec celle de Madagascar et de la côte d’ivoire. Cette cérémonie fut présidée par son Excellence le Président Leopold Senghor en présence du premier Ministre Abdou Diouf, du Président de l’Assemblée nationale Amadou Cissé Dia et de tous les membres du gouvernement et du parlement. Les Sénégalais disposant de postes téléviseurs ont pu suivre pour la première fois la retransmission en direct des jeux olympiques de Munich en 72 et le Président Senghor eut un entretien téléphonique direct avec le Président Georges Pompidou. [1]

Comme je l’ai rappelé plus haut, le soutien de FCR permit de développer le réseau international avec les ondes décamétriques mais surtout de mettre en place un faisceau de câbles sous-marins en co-construction avec des partenaires internationaux, sans oublier l’existence d’un centre de transit international et d’un centre télex numérique acquis en 78.

Pendant ce temps, la Direction des télécommunications de l’OPTS avec à sa tête un autre ingénieur tout aussi brillant, Mouhamadou Samoura, en charge du réseau national pataugeait dans d’énormes difficultés pour trouver les ressources financières nécessaires à la réalisation des Investments de renouvellement, d’extension et de modernisation des infrastructures.

Car, malgré les évolutions institutionnelles qui ont accompagné les différentes transformations qui ont fait de l’OPTS un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) avec une plus grande flexibilité budgétaire à la Direction des Télécommunications, les procédures de mobilisations financières étaient si longues que la belle vision du Plan National de développement des télécoms (PNDT) élaboré en 75 avait du mal à être concrétisée.

Seule la réalisation du projet Dakar Axe Nord avec un financement de près de deux milliards, inauguré le 22 décembre 78 permit d’automatiser certaines artères et certains centraux de Dakar, Thiès, Louga et St Louis, d’augmenter les capacités et de décongestionner le trafic.

Le Télex qui était pourtant le principal outil des transactions commerciales, financières et économiques comptait à peine mille équipements localisés à Dakar, Ziguinchor et Kaolack.

A suivre…

Mamadou Aidara DIOP

(Source : Le Dakarois, 30 septembre 2025)


[1] Beaucoup de passages de ces contributions sont tirés de mon ouvrage sur Sonatel paru en 2021.

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4788/5156 Régulation des télécoms
  • 384/5156 Télécentres/Cybercentres
  • 3607/5156 Economie numérique
  • 1984/5156 Politique nationale
  • 5018/5156 Fintech
  • 528/5156 Noms de domaine
  • 2601/5156 Produits et services
  • 1521/5156 Faits divers/Contentieux
  • 771/5156 Nouveau site web
  • 5156/5156 Infrastructures
  • 1823/5156 TIC pour l’éducation
  • 190/5156 Recherche
  • 258/5156 Projet
  • 4148/5156 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1915/5156 Sonatel/Orange
  • 1662/5156 Licences de télécommunications
  • 301/5156 Sudatel/Expresso
  • 1026/5156 Régulation des médias
  • 1331/5156 Applications
  • 1116/5156 Mouvements sociaux
  • 1783/5156 Données personnelles
  • 138/5156 Big Data/Données ouvertes
  • 621/5156 Mouvement consumériste
  • 383/5156 Médias
  • 679/5156 Appels internationaux entrants
  • 1772/5156 Formation
  • 98/5156 Logiciel libre
  • 2194/5156 Politiques africaines
  • 1019/5156 Fiscalité
  • 177/5156 Art et culture
  • 602/5156 Genre
  • 1882/5156 Point de vue
  • 1090/5156 Commerce électronique
  • 1523/5156 Manifestation
  • 341/5156 Presse en ligne
  • 133/5156 Piratage
  • 225/5156 Téléservices
  • 1099/5156 Biométrie/Identité numérique
  • 324/5156 Environnement/Santé
  • 351/5156 Législation/Réglementation
  • 444/5156 Gouvernance
  • 1973/5156 Portrait/Entretien
  • 154/5156 Radio
  • 883/5156 TIC pour la santé
  • 307/5156 Propriété intellectuelle
  • 59/5156 Langues/Localisation
  • 1087/5156 Médias/Réseaux sociaux
  • 2026/5156 Téléphonie
  • 203/5156 Désengagement de l’Etat
  • 1043/5156 Internet
  • 126/5156 Collectivités locales
  • 518/5156 Dédouanement électronique
  • 1199/5156 Usages et comportements
  • 1088/5156 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 575/5156 Audiovisuel
  • 3206/5156 Transformation digitale
  • 393/5156 Affaire Global Voice
  • 167/5156 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5156 Service universel
  • 701/5156 Sentel/Tigo
  • 195/5156 Vie politique
  • 1724/5156 Distinction/Nomination
  • 36/5156 Handicapés
  • 710/5156 Enseignement à distance
  • 750/5156 Contenus numériques
  • 627/5156 Gestion de l’ARTP
  • 193/5156 Radios communautaires
  • 1831/5156 Qualité de service
  • 452/5156 Privatisation/Libéralisation
  • 159/5156 SMSI
  • 483/5156 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2857/5156 Innovation/Entreprenariat
  • 1390/5156 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 54/5156 Internet des objets
  • 182/5156 Free Sénégal
  • 642/5156 Intelligence artificielle
  • 212/5156 Editorial
  • 31/5156 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous