OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Décembre > Sommet mondial sur la société de l’information : Genève n’est pas Cancun un (…)

Sommet mondial sur la société de l’information : Genève n’est pas Cancun un succès à consolider

mercredi 17 décembre 2003

SMSI

Plus de 54 chefs d’Etat, Premiers ministres, présidents, vice-présidents et 83 ministres et vice-ministres de 176 pays, malgré l’absence de certains leaders attendus, se sont réunis à Genève pour approuver une Déclaration de principes ainsi qu’un Plan d’action qui donnent des orientations à suivre afin de mettre les avantages des technologies de l’information et de la communication (TIC) à la portée des pays pauvres. Ce Sommet, d’une durée de trois jours, est la première rencontre multipartite organisée pour définir en commun l’utilisation des TIC dans l’optique d’un monde meilleur. La Suisse a réussi sa première organisation planétaire en étant membre des Nations Unies. La grande diplomatie, la finesse des experts mandatés, la détermination des différents pays ont permis d’aboutir à un consensus global sur le Plan d’actions et la Déclaration finale qui ont été adoptés à l’unanimité. La gouvernance de l’Internet et le financement des investissements TIC dans les pays mal desservis ont été deux des questions qui ont suscité de longues négociations. Sur le premier point, le sommet a reconnu la nécessité pour toutes les parties prenantes et les organisations intergouvernementales d’intervenir afin de régler les questions aussi bien techniques que de politique publique, même s’il est prévu que la gouvernance de l’Internet à l’échelle mondiale doit faire l’objet de discussions plus poussées avant la phase de Tunis, en 2005. Un Groupe de travail ouvert à la participation de toutes les parties sera créé sur ce sujet afin d’examiner et de formuler des propositions d’action d’ici Tunis. En outre, en ce qui concerne le financement des pays mal desservis, un groupe d’études sera créé pour procéder à un examen des mécanismes actuels de financement des TIC et à une étude de faisabilité de la mise en place d’un Fonds volontaire international de solidarité numérique. Ce second point défendu avec ardeur par les pays du Sud, a fait l’objet d’un consensus qui a sauvé côté pays pauvres, le Sommet de Genève, qui n’a pas été un second « Cancun ». Les pays du Sud ont fait preuve de témérité, mais aussi d’une grande lucidité. Claquer la porte, n’était pas une bonne solution. C’était une arme brandie par ces pays pour pousser l’Occident à agir. Au finish, le Sud gagne doublement. Premièrement, le principe de la création d’un fonds volontaire a été accepté. Deuxièmement, le fonds a été créé. Les villes de Genève et Lyon ainsi que le Gouvernement du Sénégal ont contribué à hauteur de 1 million d’euros destinés à financer les technologies de l’information dans les pays en développement. Par ailleurs, les Etats-Unis se sont engagés à verser une contribution de 400 millions de dollars pour le développement des télécommunications et des technologies de l’information dans les pays en développement. L’Unesco et l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont, en outre, signé un Mémorandum d’accord en vue de mettre en place 50 nouveaux centres de formation à l’Internet au Mali, au Mozambique et au Sénégal. D’autre part, Hewlett-Packard fournira des produits à bas prix qui aideront à surmonter les obstacles à l’accès aux TIC que crée l’analphabétisme. Il sera ainsi possible de transmettre des textes manuscrits par courrier électronique. Microsoft, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), fournira un programme d’un milliard de dollars échelonné sur 5 ans pour former aux TIC les communautés mal desservies. Des initiatives tangibles, loin des discours de circonstances tendant à réduire la fracture numérique. ! « La Banque mondiale a décidé, pour sa part, de soutenir la solidarité numérique », nous a confirmé son directeur en charge des nouvelles technologies, le Belge Pierre Guislain. Ce dernier compte aussi sur les gouvernements, car ce sont eux qui peuvent donner l’impulsion nécessaire en se démocratisant davantage et en ouvrant leur économie à la concurrence pour stimuler l’investissement : « Il est absolument essentiel que les gouvernements élaborent des stratégies TIC au niveau national », a-t-il indiqué. Il a de même plaidé pour un rôle plus accru des organisations régionales et globales. M. Pierre Guislain a cité les éléments de cyberstratégies nationales qui lui paraissent fondamentaux : adoption d’un ensemble gérable d’objectifs spécifiques et ciblés ; utilisation d’indicateurs pour évaluer les progrès accomplis ; utilisation de références pour observer le profil chronologique de la progression des cyberstratégies ou comparer cette progression d’un pays à l’autre ; comparaison des résultats d’expérience entre pays. Il est intéressant de noter qu’un certain nombre d’objectifs sont explicitement définis dans le projet de Plan d’action en ce qui concerne l’élaboration des stratégies nationales, notamment la formulation de stratégies TIC et de cyberstratégies ainsi que des partenariats entre le secteur public et le secteur privé. L’édification d’une société de l’information inclusive passe par une approche multipartenaires. Pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés - dans des domaines tels que la gouvernance de l’Internet, l’accès, l’investissement, la sécurité, le développement d’applications, les droits de propriété intellectuelle et le respect de la vie privée - nous devons à nouveau nous engager à oeuvrer ensemble en vue de tirer parti des avantages de la société de l’information", a déclaré le M. Utsumi de l’UIT. La seconde phase du Sommet, qui aura lieu à Tunis en 2005, permettra d’évaluer les objectifs ambitieux qui ont été fixés au cours la semaine écoulée. La première phase du SMSI étant maintenant terminée, le travail de fond va commencer et les deux années à venir avant la phase de Tunis s’annoncent chargées si l’on veut montrer que la société de l’information est sur la bonne voie.

EL HADJI GORGUI WADE NDOYE

(Source : Le Soleil 17 décembre 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4660/5757 Régulation des télécoms
  • 362/5757 Télécentres/Cybercentres
  • 3492/5757 Economie numérique
  • 1937/5757 Politique nationale
  • 5553/5757 Fintech
  • 522/5757 Noms de domaine
  • 2319/5757 Produits et services
  • 1486/5757 Faits divers/Contentieux
  • 745/5757 Nouveau site web
  • 5757/5757 Infrastructures
  • 1752/5757 TIC pour l’éducation
  • 193/5757 Recherche
  • 245/5757 Projet
  • 3488/5757 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2306/5757 Sonatel/Orange
  • 1621/5757 Licences de télécommunications
  • 300/5757 Sudatel/Expresso
  • 1047/5757 Régulation des médias
  • 1420/5757 Applications
  • 1075/5757 Mouvements sociaux
  • 1699/5757 Données personnelles
  • 131/5757 Big Data/Données ouvertes
  • 600/5757 Mouvement consumériste
  • 365/5757 Médias
  • 657/5757 Appels internationaux entrants
  • 1716/5757 Formation
  • 95/5757 Logiciel libre
  • 2623/5757 Politiques africaines
  • 1041/5757 Fiscalité
  • 168/5757 Art et culture
  • 590/5757 Genre
  • 1796/5757 Point de vue
  • 1039/5757 Commerce électronique
  • 1516/5757 Manifestation
  • 324/5757 Presse en ligne
  • 128/5757 Piratage
  • 211/5757 Téléservices
  • 1012/5757 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5757 Environnement/Santé
  • 345/5757 Législation/Réglementation
  • 363/5757 Gouvernance
  • 1850/5757 Portrait/Entretien
  • 148/5757 Radio
  • 901/5757 TIC pour la santé
  • 284/5757 Propriété intellectuelle
  • 58/5757 Langues/Localisation
  • 1081/5757 Médias/Réseaux sociaux
  • 2220/5757 Téléphonie
  • 193/5757 Désengagement de l’Etat
  • 1107/5757 Internet
  • 116/5757 Collectivités locales
  • 417/5757 Dédouanement électronique
  • 1150/5757 Usages et comportements
  • 1043/5757 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5757 Audiovisuel
  • 3521/5757 Transformation digitale
  • 402/5757 Affaire Global Voice
  • 158/5757 Géomatique/Géolocalisation
  • 326/5757 Service universel
  • 687/5757 Sentel/Tigo
  • 175/5757 Vie politique
  • 1648/5757 Distinction/Nomination
  • 34/5757 Handicapés
  • 739/5757 Enseignement à distance
  • 690/5757 Contenus numériques
  • 590/5757 Gestion de l’ARTP
  • 184/5757 Radios communautaires
  • 1852/5757 Qualité de service
  • 444/5757 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5757 SMSI
  • 546/5757 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2787/5757 Innovation/Entreprenariat
  • 1382/5757 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5757 Internet des objets
  • 171/5757 Free Sénégal
  • 812/5757 Intelligence artificielle
  • 202/5757 Editorial
  • 4/5757 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5757 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous