OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Décembre > Sommet mondial de la société de l’information : Le président du Sénégal veut (…)

Sommet mondial de la société de l’information : Le président du Sénégal veut combler le « fossé numérique »

mardi 9 décembre 2003

Fracture numérique/Solidarité numérique

Inititiateur du Fonds de Solidarité numérique, le président sénégalais Abdoulaye Wade a l’intention de défendre son projet lors du Sommet de l’information. Il revient sur ses objectifs et sur les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour les atteindre [dans une interview accordée à Lionel Chiuch].

On parle beaucoup de « fracture numérique », en évoquant implicitement un fossé entre les pays du Nord et les pays du Sud. Comment y remédier ?

– Ici, nous constatons le fait que l’humanité, par suite d’une évolution complexe, est divisée entre, d’une part, ceux qui communiquent parce qu’ils ont le téléphone et l’internet et, d’autre part, ceux qui ne communiquent pas parce qu’ils sont privés de ces instruments. Or, les vecteurs électroniques sont les supports de la connaissance et du savoir. De sorte que cette évolution dangereuse amplifie de plus en plus le fossé numérique. Je préfère parler de fossé parce qu’un fossé cela se comble, ou on met un pont (bridge). Il s’agit ni plus ni moins de donner aux pays du Sud les équipements qu’il faut pour qu’ils puissent communiquer, et les aider à la formation pour qu’ils puissent les utiliser.

Avez-vous le sentiment que les pays du Nord sont prêts à investir au Sud, notamment dans la formation et l’encadrement ?

– Je suis persuadé que si les pays du Nord avaient mieux compris la notion de Fonds de solidarité numérique, ils seraient les premiers à en être les défenseurs, car si nous obtenons des ressources financières, c’est à eux que nous achèterons les équipements. Alors si demain 80% des 700millions d’Africains accèdent à l’internet, c’est un marché immense pour les pays du Nord. Donc, ces pays ont intérêt à nous aider à accéder aux équipements et à acquérir la formation pour leur utilisation.

Vous préconisez la solidarité numérique comme une contribution sur les achats d’ordinateurs et des services de télécommunications afin de financer des équipements pour les pays du Sud...

– La solidarité numérique est avant tout une attitude morale qui rejette l’idée de la division du monde entre ceux qui communiquent entre eux et ceux qui ne peuvent pas communiquer. Cela dit, nous avons proposé comme mécanisme d’application un Fonds de solidarité numérique qui, encore une fois, sera alimenté par des contributions volontaires. La seule chose que nous demandons c’est que l’acheteur d’un ordinateur ou un créateur de site web puisse être mis en situation de prendre connaissance de la question « voulez-vous participer ou non à la solidarité numérique ? », si oui la personne qui trouve cette question sur sa liste d’achat met le signe a et le montant qu’elle veut verser 1, 2, 3 …. 10dollars. La société civile, les ONG, les pays, peuvent aussi, librement, participer mais il n’y a aucune contrainte

Avec quelles intentions précises vous rendez-vous au Sommet mondial de l’information ?

– Au point où nous en sommes, l’Afrique dont la solidarité numérique est la proposition, les pays arabes, l’Asie, l’Amérique latine et, sauf erreur, le Japon et le Canada, sont acquis à l’idée d’un Fonds de solidarité numérique. Jusqu’à présent, l’hostilité de l’Europe vient de ce qu’elle nous dit : il y a des mécanismes pour financer le gap numérique, pourquoi en créer un autre ? Réponse : ces mécanismes et le fonds ne sont pas antagoniques et ne s’excluent pas l’un l’autre. Nous ne disons pas qu’il faut supprimer ces mécanismes pour mettre à la place un fonds, mais nous disons de rendre performants ces mécanismes que mettent en œuvre des Etats et des institutions internationales multilatérales de financement mais en y ajoutant un plus qui est la contribution volontaire individuelle à travers les citoyens, la société civile, les ONG et les Etats. Les deux ne s’excluent pas mais sont complémentaires.

Vous projetez de créer l’Université du Futur Africain. En quoi consiste-t-elle ?

– Au total, les étudiants Sénégalais en France ou aux Etats-Unis crèvent les plafonds de tous les examens théoriques et formations pratiques pour sortir avec les meilleurs diplômes et dans les meilleurs rangs. Cela s’explique par le fait qu’ils ont pu aller aux Etats-Unis alors que, de toute évidence, ils ne sont pas meilleurs que ceux qui sont restés au pays. C’est pourquoi je suis en train de créer l’Université du Futur Africain qui va permettre aux Sénégalais restés au Sénégal de suivre, non pas par l’internet, mais par satellites, directement et en temps réel, des cours d’universités de l’Occident. C’est aussi une façon de limiter l’émigration en nous assurant de la présence de nos cadres en Afrique au lieu de les laisser absorber par l’Occident.

D’après vous, la révolution numérique doit-elle intervenir simultanément sur l’ensemble du continent africain pour être efficace ou doit-elle, en fonction des disparités économiques et culturelles, procéder pays après pays ?

– Il est évident qu’on ne peut pas faire évoluer un continent aussi vaste et diversifié que l’Afrique au même rythme et à la même vitesse, car les dotations en ressources matérielles et humaines déjà formées ne sont pas les mêmes partout. Cependant, je pense à l’effet d’entraînement des pôles dynamisés vers les autres, et ceci peut se faire, à mon avis, en très peu de temps. Je ne vois pas pourquoi en développant les échanges entre une école au Sénégal et une école de Genève, on ne développerait pas en même temps en réseau une école d’Abidjan ou de Yaoundé. Je crois que si on crée des réseaux, ces réseaux ne doivent pas être uniquement verticalisés car le profit resterait aux pays les plus avancés dans les NTIC, comme la Tunisie, le Sénégal, l’Afrique du Sud. Si vous me permettez un mot, il faut horizontaliser les réseaux ou en faire, mieux encore, des réseaux multipolaires, je veux dire entre plusieurs pays d’Afrique et un ou plusieurs pays du monde développés.

(Source : La Tribune de Genève 9 décembre 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4391/5325 Régulation des télécoms
  • 357/5325 Télécentres/Cybercentres
  • 3659/5325 Economie numérique
  • 2123/5325 Politique nationale
  • 5325/5325 Fintech
  • 525/5325 Noms de domaine
  • 2440/5325 Produits et services
  • 1473/5325 Faits divers/Contentieux
  • 786/5325 Nouveau site web
  • 5085/5325 Infrastructures
  • 1827/5325 TIC pour l’éducation
  • 196/5325 Recherche
  • 246/5325 Projet
  • 3783/5325 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5325 Sonatel/Orange
  • 1623/5325 Licences de télécommunications
  • 280/5325 Sudatel/Expresso
  • 1201/5325 Régulation des médias
  • 1283/5325 Applications
  • 1070/5325 Mouvements sociaux
  • 1701/5325 Données personnelles
  • 130/5325 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5325 Mouvement consumériste
  • 365/5325 Médias
  • 652/5325 Appels internationaux entrants
  • 1659/5325 Formation
  • 197/5325 Logiciel libre
  • 2515/5325 Politiques africaines
  • 1134/5325 Fiscalité
  • 170/5325 Art et culture
  • 631/5325 Genre
  • 1790/5325 Point de vue
  • 1164/5325 Commerce électronique
  • 1484/5325 Manifestation
  • 321/5325 Presse en ligne
  • 129/5325 Piratage
  • 210/5325 Téléservices
  • 902/5325 Biométrie/Identité numérique
  • 305/5325 Environnement/Santé
  • 347/5325 Législation/Réglementation
  • 362/5325 Gouvernance
  • 1769/5325 Portrait/Entretien
  • 147/5325 Radio
  • 740/5325 TIC pour la santé
  • 284/5325 Propriété intellectuelle
  • 61/5325 Langues/Localisation
  • 1126/5325 Médias/Réseaux sociaux
  • 2001/5325 Téléphonie
  • 192/5325 Désengagement de l’Etat
  • 1084/5325 Internet
  • 115/5325 Collectivités locales
  • 420/5325 Dédouanement électronique
  • 1246/5325 Usages et comportements
  • 1054/5325 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5325 Audiovisuel
  • 3807/5325 Transformation digitale
  • 389/5325 Affaire Global Voice
  • 203/5325 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5325 Service universel
  • 671/5325 Sentel/Tigo
  • 176/5325 Vie politique
  • 1536/5325 Distinction/Nomination
  • 34/5325 Handicapés
  • 696/5325 Enseignement à distance
  • 696/5325 Contenus numériques
  • 598/5325 Gestion de l’ARTP
  • 189/5325 Radios communautaires
  • 1815/5325 Qualité de service
  • 446/5325 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5325 SMSI
  • 574/5325 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2977/5325 Innovation/Entreprenariat
  • 1407/5325 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5325 Internet des objets
  • 200/5325 Free Sénégal
  • 842/5325 Intelligence artificielle
  • 198/5325 Editorial
  • 2/5325 Gaming/Jeux vidéos
  • 58/5325 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous