OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2008 > Société de l’information : Des lois au bénéfice de la communauté

Société de l’information : Des lois au bénéfice de la communauté

vendredi 29 février 2008

Bonne nouvelle en ce début d’année 2008 ! Le Sénégal a désormais sa législation sur la société de l’information. En effet, à la suite de l’Assemblée nationale (le 30 novembre 2007), le Sénat a voté (le 8 janvier 2008) les textes relatifs à la société de l’information. Ces textes comprennent, rappelons-le, quatre aspects : une loi qui définit les grandes orientations de la société de l’information au Sénégal en complétant la législation actuelle en matière de TIC, une loi sur la cybercriminalité, une loi sur la protection des données à caractère personnel, et enfin une loi relative aux transactions électroniques.

Cet aboutissement est le résultat d’un processus qui, en réalité, a commencé en 2005 avec le lancement par l’ADIE d’un audit des textes juridiques. L’Agence de l’informatique de l’Etat a ainsi, voulu prendre en charge les mutations nécessaires exigées par l’avènement de la société de l’information en organisant, les 29 et 30 août 2005, le séminaire « Informatique et libertés : quel cadre juridique pour le Sénégal », en collaboration avec le Centre de formation judiciaire et le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France. Un séminaire auquel ont participé, entre autres, le premier président de la cour de cassation française, le président de la CNIL française (Commission nationale informatique et libertés) ainsi qu’une centaine de magistrats et de spécialistes du droit. L’initiative s’est poursuivie en 2006 avec la rédaction des projets de loi, puis en 2007 avec l’adoption par le conseil des ministres du 18 janvier de cette année-là, de projets de loi. Aujourd’hui, en janvier 2008, un an après, ces textes sont adoptés par les deux chambres. Si on peut trouver le processus long - trois ans -, il convient de souligner que, dans d’autres pays, notamment européens, le processus de mise en place des lois sur la société de l’information n’a pas non plus été des plus simples.

Certains se demanderont peut-être quelle est l’utilité des textes qui viennent d’être votés. Du point de vue du principe, il était déjà important que le Sénégal se dotât d’une loi sur la société de l’information. En effet, le XXIe siècle, comme disait l’autre, est celui de « l’homme numérique » ou de la société numérique où l’information occupe une large place pour ne pas dire une place centrale partout dans le monde, y compris - et peut-être surtout - dans le domaine économique.

Et nous touchons là du doigt le concret : l’économie, le développement, le commerce électronique. Aujourd’hui, au Sénégal, on parle beaucoup de la stratégie de croissance accélérée appelée à propulser notre pays vers une nouvelle posture. Or on ne peut évoquer un tel concept sans le relier à utilisation optimum des Nouvelles technologies. La croissance accélérée ne peut se concevoir également sans investissements, locaux ou étrangers, qui ne se feront cependant qu’en présence d’un environnement législatif adéquat dans le secteur de la société de l’information. Légiférer ici, c’est donc faciliter l’arrivée d’investisseurs étrangers très soucieux de travailler dans des environnements législatifs corrects et sécurisants. Du reste, lors du séminaire « Informatique et libertés », organisé en 2005 par l’ADIE, le Pr. Abdoulah Cissé remarquait : « Les enjeux de l’amélioration du cadre juridique dépassent le strict cadre de l’encadrement des projets de gouvernement, de formation universitaire virtuelle, voire de lutte contre la cybercriminalité, mais se mesurent également à l’aune des multiples avantages comparatifs sans précédent et des opportunités exceptionnelles liés au développement des TIC dans les pays en voie de développement. Ces nouvelles opportunités peuvent être appréhendées au quadruple plan économique, social, politique et culturel ».

Sur le plan administratif, l’Etat, on le sait, a l’ambition d’améliorer l’efficacité de l’administration grâce à l’Intranet gouvernemental et, plus tard, l’e-administration. Il va sans dire qu’avec l’usage grandissant des TIC dans l’administration, on va utiliser de moins en moins de « paperasse » (bonne nouvelle pour les forêts et ...les écologistes !) et de plus en plus de documents électroniques (emails, documents PDF, formulaires en ligne, signatures électroniques, etc.). D’où l’intérêt de bien cadrer la légalité, la légitimité et l’authenticité des documents et des échanges. La productivité administrative en dépend.

Sur le plan individuel, la protection des personnes, c’est-à-dire celle de leurs données personnelles était un autre aspect de la nécessité de légiférer sur la société de l’information. Avec le stockage de données informatiques de toutes sortes (cartes d’identité et passeports numériques, formulaires en ligne de l’administration et de sites web privés, surveillance vidéo pour la sécurité, etc.), il est avisé de savoir, entre autres, ce que deviennent ces données, comment et pendant combien de temps on peut les utiliser. On imagine aisément que des informations qui concernent « notre » vie (nom, date de naissance, situation familiale, revenus, santé, situation judiciaire, situation professionnelle, etc.) ne puissent être utilisées à n’importe quelle fin et par n’importe qui... Chacun a le droit de protéger sa vie privée et les faits confidentiels qui le concernent. L’intérêt d’une loi sur la protection des données à caractère personnel se comprend mieux ainsi. Au surplus, tout le monde devrait, à notre sens, être d’accord sur le fait qu’on ne peut pas laisser la société de l’information devenir un espace « sans foi ni loi », une sorte de « no man’s land ». Ce n’est pas nier le concept initial, et toujours actuel d’ailleurs d’un Internet libre, c’est plutôt souscrire à la liberté de l’autre, accepter, pour le bénéfice de la communauté, qu’elle ne doit pas être violée.

Une autre raison de se réjouir de l’adoption d’une loi sur la société de l’information, c’est évidemment dans le cadre d’une meilleure efficience de la lutte contre la cybercriminalité, plaie qui, grâce hélas aux facilités qu’offrent Internet et la mondialisation, n’épargne presque plus aucun pays. Avoir des lois dans ce secteur constitue sans nul doute un outil supplémentaire pour aider à enrayer tout ce qui tourne autour de la cybercriminalité (pédophilie, piraterie, argent sale, escroquerie, etc.) dont certains aspects, comme on le constate déjà à travers la presse, frappent déjà à nos portes. A présent que la loi est votée, d’autres étapes vont suivre après la signature des décrets d’application qui, on l’espère, ne va pas tarder. Il va falloir ensuite organiser des sessions de formation pour les acteurs de la justice, et l’ADIE va s’y atteler en collaboration avec le Centre de formation judiciaire (quoi de plus normal que ceux qui sont chargés de lutter contre les infractions en soient imprégnés ?). Il va falloir aussi, et c’est important, vulgariser ces lois auprès du grand public, en suscitant notamment la publication de brochures explicatives claires et accessibles afin que la population en prenne connaissance, car « nemo jus ignorare censetur » (nul n’est censé ignorer la loi). Ce sont là de passionnants défis à relever dans les mois à venir ; et l’ADIE va s’y impliquer fortement.

(Source : ADIE, 29 février 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4542/5390 Régulation des télécoms
  • 349/5390 Télécentres/Cybercentres
  • 3548/5390 Economie numérique
  • 2444/5390 Politique nationale
  • 5390/5390 Fintech
  • 518/5390 Noms de domaine
  • 2271/5390 Produits et services
  • 1456/5390 Faits divers/Contentieux
  • 924/5390 Nouveau site web
  • 5159/5390 Infrastructures
  • 1724/5390 TIC pour l’éducation
  • 186/5390 Recherche
  • 244/5390 Projet
  • 3813/5390 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1851/5390 Sonatel/Orange
  • 1595/5390 Licences de télécommunications
  • 278/5390 Sudatel/Expresso
  • 1016/5390 Régulation des médias
  • 1328/5390 Applications
  • 1055/5390 Mouvements sociaux
  • 1636/5390 Données personnelles
  • 128/5390 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5390 Mouvement consumériste
  • 363/5390 Médias
  • 653/5390 Appels internationaux entrants
  • 1638/5390 Formation
  • 160/5390 Logiciel libre
  • 2486/5390 Politiques africaines
  • 1161/5390 Fiscalité
  • 168/5390 Art et culture
  • 582/5390 Genre
  • 1732/5390 Point de vue
  • 1123/5390 Commerce électronique
  • 1489/5390 Manifestation
  • 324/5390 Presse en ligne
  • 125/5390 Piratage
  • 207/5390 Téléservices
  • 925/5390 Biométrie/Identité numérique
  • 341/5390 Environnement/Santé
  • 340/5390 Législation/Réglementation
  • 460/5390 Gouvernance
  • 1809/5390 Portrait/Entretien
  • 146/5390 Radio
  • 795/5390 TIC pour la santé
  • 277/5390 Propriété intellectuelle
  • 58/5390 Langues/Localisation
  • 1064/5390 Médias/Réseaux sociaux
  • 1939/5390 Téléphonie
  • 191/5390 Désengagement de l’Etat
  • 1019/5390 Internet
  • 116/5390 Collectivités locales
  • 481/5390 Dédouanement électronique
  • 1283/5390 Usages et comportements
  • 1035/5390 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5390 Audiovisuel
  • 3797/5390 Transformation digitale
  • 390/5390 Affaire Global Voice
  • 157/5390 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5390 Service universel
  • 666/5390 Sentel/Tigo
  • 176/5390 Vie politique
  • 1542/5390 Distinction/Nomination
  • 34/5390 Handicapés
  • 696/5390 Enseignement à distance
  • 689/5390 Contenus numériques
  • 588/5390 Gestion de l’ARTP
  • 178/5390 Radios communautaires
  • 1779/5390 Qualité de service
  • 444/5390 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5390 SMSI
  • 463/5390 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2803/5390 Innovation/Entreprenariat
  • 1392/5390 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5390 Internet des objets
  • 171/5390 Free Sénégal
  • 699/5390 Intelligence artificielle
  • 195/5390 Editorial
  • 2/5390 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5390 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous