OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2017 > Sensibiliser et punir pour tenter de mettre fin aux dérives sur les réseaux (…)

Sensibiliser et punir pour tenter de mettre fin aux dérives sur les réseaux sociaux

mercredi 31 mai 2017

Editorial

Depuis un certain temps, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que les sites d’information « People » spécialisés dans le « Buzz » ne publient des histoires de mœurs dont l’épicentre se trouve être sur les réseaux sociaux. Ainsi, à la fin de l’année 2016, la diffusion de photos et de vidéos exposant la nudité de la danseuse Mbathio Ndiaye avait défrayé la chronique. Ces données, ayant un caractère éminemment personnel, avaient été diffusées sans son consentement via WhatsApp et s’étaient par la suite répandues sur Internet grâce à la viralité des réseaux sociaux. A peine les effets de cette affaire étaient-ils retombés que le scandale de Djibril Ndiogou Diop, plus connu sous le nom de Tyco Tattoo, prenait le relais. Ce dernier n’avait en effet rien trouvé de mieux que de diffuser sur Snapchat les tatouages qu’il avait réalisés sur les parties intimes de ses clientes. Plus tard, un autre scandale prit le relais avec la diffusion sur WhatsApp d’une vidéo d’un homme présenté, à tort ou à raison, comme le célèbre lutteur Balla Gaye n° 2 en train de se faire faire une fellation. Plus récemment, un étudiant a été condamné pour avoir créé deux comptes Facebook avec des profils féminins qu’il utilisait pour appâter des femmes à la recherche du gain facile avec lesquelles il avait entretenu des relations sexuelles après leur avoir fait miroiter la possibilité d’obtenir de l’argent. Enfin, tout dernièrement, pour se venger de sa petite amie qui l’avait abandonné, un homme a créé un profil Whatsapp dénommé « Thiagatou gui » ainsi qu’un compte Facebook utilisant une de ses photos pour la discréditer en la faisant passer pour une femme de mœurs légères. A ces différentes affaires qui ont défrayé la chronique, il faut rajouter les affaires de moindre ampleur mais toutes aussi fréquentes consistant en la diffusion de photos ou de vidéos réalisées dans l’intimité et qui circulent sans consentement de téléphone portable en téléphone portable sous l’emprise du voyeurisme ou à des fins de discrédit voire de vengeance. La toute récente affaire du photomontage associant l’image du Président de la république à une photo nue, qui a conduit à l’inculpation et à l’incarcération de plusieurs personnes, constitue le dernier épisode de ces graves dérives. Ces actes, qui n’ont rien à voir avec la liberté d’expression ou le droit à l’information, relèvent de la diffamation car portant atteinte à l’honneur ou à la considération de tierces personnes. Dès lors, il urge d’organiser des campagnes de sensibilisation afin de mettre en garde les citoyens contre les pratiques consistant à se faire faire photographier ou filmer dans n’importe quelle posture en ignorant que ces images peuvent être détournées de leur objet originel ou être piratées par une personne animée de mauvaises intentions avec les conséquences graves, voire dramatiques, qui peuvent s’en suivre. Il faut notamment éclairer les utilisateurs des réseaux sociaux sur le caractère non privé des groupes de discussion proposés par les différentes applications qu’ils utilisent au quotidien. Il faut surtout les mettre en garde contre le concept totalement galvaudé d’ « ami » utilisé par Facebook qui met sur un même pied d’égalité les parents biologiques, les amis au vrai sens du terme, les simples connaissances et les personnes que l’on a rencontrées une fois dans sa vie voire avec lesquelles on ne possède aucun lien si ce n’est celui d’avoir des connaissances communes ! Quand Facebook vous permet d’avoir au moins 5000 « amis » et qu’un groupe WhatsApp peut compter jusqu’à 256 personnes, la raison, pour ne pas dire tout simplement le bon sens, commande de considérer ces espaces comme des communautés et par conséquent toutes les informations qui y sont diffusées revêtent un caractère public. Par mesure de précaution, les utilisateurs des réseaux sociaux doivent donc plutôt considérer ces derniers comme une extension de l’espace public dans le monde virtuel qu’une prolongation de leur sphère privée faute de quoi ils ne devront pas être surpris d’avoir à faire face à des situations désagréables voire à répondre de leurs actes ou de leurs propos devant la justice. Si ces dérives qui constituent des délits, doivent être sanctionnées, elles ne devraient pas pour autant conduire leurs auteurs directement en prison et pourraient se limiter à des amendes dont le montant serait dissuasif, si tant est que les réseaux sociaux qui se réinventent au tempo de l’Internet, avec des figures aussi imprévisibles qu’incontrôlables peuvent se soumettre à un contrôle autre que les règles que se donne la communauté des internautes. Mais, là c’est une autre question qui est posée et à résoudre.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4248/5071 Régulation des télécoms
  • 349/5071 Télécentres/Cybercentres
  • 3325/5071 Economie numérique
  • 1720/5071 Politique nationale
  • 5071/5071 Fintech
  • 520/5071 Noms de domaine
  • 1853/5071 Produits et services
  • 1462/5071 Faits divers/Contentieux
  • 749/5071 Nouveau site web
  • 4945/5071 Infrastructures
  • 1664/5071 TIC pour l’éducation
  • 189/5071 Recherche
  • 245/5071 Projet
  • 3508/5071 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1764/5071 Sonatel/Orange
  • 1681/5071 Licences de télécommunications
  • 273/5071 Sudatel/Expresso
  • 1211/5071 Régulation des médias
  • 1470/5071 Applications
  • 1014/5071 Mouvements sociaux
  • 1558/5071 Données personnelles
  • 129/5071 Big Data/Données ouvertes
  • 632/5071 Mouvement consumériste
  • 362/5071 Médias
  • 659/5071 Appels internationaux entrants
  • 1660/5071 Formation
  • 94/5071 Logiciel libre
  • 2081/5071 Politiques africaines
  • 1240/5071 Fiscalité
  • 168/5071 Art et culture
  • 635/5071 Genre
  • 1602/5071 Point de vue
  • 1118/5071 Commerce électronique
  • 1538/5071 Manifestation
  • 314/5071 Presse en ligne
  • 126/5071 Piratage
  • 204/5071 Téléservices
  • 941/5071 Biométrie/Identité numérique
  • 312/5071 Environnement/Santé
  • 416/5071 Législation/Réglementation
  • 341/5071 Gouvernance
  • 1923/5071 Portrait/Entretien
  • 145/5071 Radio
  • 734/5071 TIC pour la santé
  • 270/5071 Propriété intellectuelle
  • 58/5071 Langues/Localisation
  • 1054/5071 Médias/Réseaux sociaux
  • 1934/5071 Téléphonie
  • 190/5071 Désengagement de l’Etat
  • 1237/5071 Internet
  • 117/5071 Collectivités locales
  • 405/5071 Dédouanement électronique
  • 1123/5071 Usages et comportements
  • 1032/5071 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5071 Audiovisuel
  • 3257/5071 Transformation digitale
  • 390/5071 Affaire Global Voice
  • 159/5071 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5071 Service universel
  • 667/5071 Sentel/Tigo
  • 174/5071 Vie politique
  • 1763/5071 Distinction/Nomination
  • 34/5071 Handicapés
  • 694/5071 Enseignement à distance
  • 695/5071 Contenus numériques
  • 597/5071 Gestion de l’ARTP
  • 178/5071 Radios communautaires
  • 1692/5071 Qualité de service
  • 427/5071 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5071 SMSI
  • 523/5071 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2842/5071 Innovation/Entreprenariat
  • 1346/5071 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5071 Internet des objets
  • 170/5071 Free Sénégal
  • 618/5071 Intelligence artificielle
  • 194/5071 Editorial
  • 23/5071 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous