Sénégal : un plan national de formation pour adapter l’administration à l’ère numérique
vendredi 11 septembre 2026
La transformation numérique engagée par le Sénégal modifie progressivement les méthodes de travail de l’administration. Le pays veut accompagner cette évolution par un dispositif national de formation, face à l’émergence de nouveaux besoins dans les domaines de l’IA, des données et de la cybersécurité.
Alors que le Sénégal accélère la numérisation de son administration, la question des compétences des agents devient un élément important de cette transformation. Le pays a validé, jeudi 10 septembre, un Plan national de formation numérique destiné à accompagner les agents de l’État dans l’évolution de leurs pratiques professionnelles.
Le plan doit établir un cadre commun pour la formation numérique des agents publics, avec des contenus adaptés aux différents métiers et niveaux de responsabilité. Il ne s’agit donc pas de former uniformément l’ensemble des fonctionnaires, mais de définir les compétences nécessaires selon les missions exercées. Les domaines identifiés couvrent notamment l’utilisation des outils numériques, la gestion des données, les systèmes d’information, les services publics numériques, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Le dispositif doit également intégrer les nouvelles méthodes de travail liées à la digitalisation des procédures administratives.
L’initiative intervient alors que le Sénégal déploie son New Deal technologique, lancé en février 2025 pour accélérer la numérisation des services publics. La stratégie prévoit notamment le renforcement des compétences des agents et le développement d’une culture numérique au sein de l’administration. En mars 2026, le gouvernement a encore lancé sept projets structurants destinés à constituer les principales briques de l’infrastructure publique numérique du pays.
Le nouveau plan cherche ainsi à répondre à un problème qui peut limiter les effets de cette transformation : l’écart entre le déploiement des outils et la capacité des administrations à les utiliser efficacement. Le gouvernement veut notamment évaluer les résultats à partir des compétences réellement acquises, des certifications obtenues et de l’effet des formations sur la qualité du service public. Cette approche devrait permettre d’accompagner la numérisation des procédures sans limiter l’effort aux infrastructures et aux plateformes.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 11 septembre 2026)
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