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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Janvier 2016 > Sénégal-UEMOA : les banques face à la monnaie électronique

Sénégal-UEMOA : les banques face à la monnaie électronique

jeudi 21 janvier 2016

Fintech

La première édition « Jours de Banque » qui se tient les 20 et 21 janvier à Dakar présente un thème qui déborde le cadre règlementé d’une profession en mutation : « Monnaie électronique : enjeux, opportunités et risques ».

A elle seule, la Côte d’Ivoire réalise 8 milliards de FCFA de flux financiers journaliers transitant par la monnaie électronique. Entre le 1er et le 30 septembre 2015, l’UEMOA note 5000 milliards de flux financiers par la monnaie électronique soif beaucoup plus que les 3700 milliards de FCFA enregistrés en 2014, rappelle la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui planche actuellement sur la rénovation du cadre réglementaire régissant le secteur.

Dans une tendance forte à la jonction entre la profession bancaire, les télécoms et l’Internet, un tel sujet ne peut laisser indifférent les banquiers et les fournisseurs de terminaux et de services électroniques.

Prenant la parole devant une salle comble à l’ouverture du forum, Alioune Camara, President de l’Association des banques, APBEF Sénégal, a rappelé les enjeux de la monnaie électronique. « De par l’ampleur des volumes traités, la diversité des acteurs bancaires et non bancaires, l’étendue des populations touchées, la monnaie électronique est entrain de redessiner la banque ».

Aussi, les paradigmes économiques sur la monnaie, les formes de paiements et la circulation monétaire sont bousculés par le mobile banking et l’Internet, poursuit M. Camara, appelant à une clarification des rôles entre les différents intervenants dans la monnaie électronique et à une levée des contraintes pour mettre en place un système sûr.

L’essor fulgurant de la monnaie électronique n’est pas sans soulever des questions pour le législateur, les banquiers et les acteurs en général. « Peut-on écarter le risque systémique face à une multiplicité de monnaies électronique ? Cette monnaie n’est-elle pas porteuse d’inflation ? Quelle est la garantie de protection pour le consommateur ? Quel dispositif contre la faillite des établissements de monnaie électronique ? », s’interroge le Président Camara dans son discours.

Notons que la monnaie électronique est encadrée par un dispositif réglementaire récemment mis à jour, rappelle Mamadou Ndiaye, conseiller du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Et de se féliciter des bienfaits de cette monnaie, « réponse pertinente, dira-t-il, contre les coûts élevés des transferts et solution pour une meilleure inclusion financière ».

Présents en force à cette rencontre, les sociétés de transfert ont présenté leur vision de la monnaie électronique. Le patron de Wari, Kabirou Mbodj, a tout d’abord rappelé le contexte de la naissance du service que lui et d’autres délivrent. « c’est un système conçu au départ pour apporter une réponse à l’informel ». Fort aujourd’hui de 27 000 points de vente au Sénégal, 95 000 en Afrique ainsi que d’un réseau de 107 banques et 800 institutions de finance partenaires, Wari a fait du chemin depuis sa création en 2008. La société au logo vert et blanc réalise 1 million de transactions par jour. En 2015, Wari a enregistré 4 milliards d’euros de flux de transaction. Quelque 29 millions de personnes utilisent régulièrement la plateforme. L’ambition pour monsieur Mbodj est d’œuvrer désormais en faveur de la standardisation des systèmes de transfert en Afrique à l’instar de ce qu’ont fait Visa et MasterCard qui ont permis aux banques d’externaliser leurs systèmes monétiques.

Ce développement fulgurant de la monnaie électronique n’est pas sans soulever des risques comme l’a remarqué Abdoulaye Thioye, représentant de la cellule nationale d’information financière (CENTIF). « il me semble utile de préciser que la monnaie électronique engendre des risques dont le blanchiment et le financement du terroriste. Il est important que l’inclusion financière puisse être accompagné d’une réglementation stricte », martèle-t-il.

« Certes, il y a des risques. Mais attention à ne pas mettre des barrières inutiles », rétorque Kabirou Mbodj qui rappelle que toutes les transactions qui passent aujourd’hui par les plateformes des sociétés de transfert étaient autrefois souterraines et invisibles. Il y a incontestablement plus de transparence introduite par les sociétés de transfert.

A ceux qui craignent que les sociétés spécialisées ne viennent concurrencer le système bancaire, Kabirou Mbdoj lève toute équivoque en rappelant la place centrale de la banque dans le système. « Nous, nous sommes juste des apporteurs d’affaires qui modélisent des effets pour le grand public lequel accède à un service en payant des fees sur les transactions ». D’autres opérateurs abonderont dans le même sens. Pour Aliou Kane, directeur général du pôle Orange Money, son service permet aux banques et aux agences de microcrédit de réduire leurs coûts de fonctionnement. C’est ce qui explique Le succès d’Orange Money, porte-monnaie électronique qui compte 1 million de clients et 2,5 millions de transactions par mois.

Pour sa part, Me Massamba Kane, président de l’association des consommateurs mettra l’accent sur la nécessité d’une réglementation stricte permettant aux consommateurs de connaître d’avance les coûts de transaction et, entre autres, les recours en cas de perte.

Les joutes se déroulaient sous le regard vigilant des cadres de GIM UEMOA représentés à plusieurs niveaux. Fort d’un réseau de 111 instituons de banques et institutions financières agréées, de 3000 guichets mutualisés et interconnectés à l’échelle de l’UEMOA, de 4 millions de détenteurs de cartes, le centre monétique communautaire est à la fois vecteur de l’inter-operabilité et garant du respect des conformités et normes.

 la lumière des différentes interventions qui ont ponctué cette première journée, l’on relève le besoin pressant nourri par tous les opérateurs de voir une concertation accrue entre les deux régulateurs, à savoir la BCEAO et l’ARTP (Autorité de régulation des télécoms).
Adama Wade

(Source : Financial Afrik, 21 janvier 2016)

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