OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Août > Satellite panafricain de Rascom : acte II

Satellite panafricain de Rascom : acte II

mercredi 4 août 2010

Infrastructures

Le 4 août, une partie du continent aura les yeux rivés sur le pas de tir d’Arianespace, en Guyane, pour le lancement du nouveau satellite de l’Organisation régionale africaine de communication par satellite (Rascom), baptisé RQ1R. Un décollage sans accroc devrait enfin apporter de vraies perspectives commerciales à ce projet cofinancé par le fonds Libya Africa Investment Portfolio (63 %), 45 opérateurs de téléphonie africains (25 %) et le constructeur spatial européen Thales Alenia Space (12 %).

Victime d’une fuite d’hélium au moment de sa mise sur orbite en décembre 2007, son grand frère RQ1 avait vu son espérance de vie chuter de 15 à environ 3 ans. Avec pour conséquences, d’une part l’obligation de le remplacer début 2011 au plus tard, et d’autre part l’évaporation quasi instantanée de toutes les promesses de contrat enregistrées, soit 80 % de la capacité du satellite, selon les déclarations faites par Jacques Akossi Akossi, secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications, au moment du lancement. Seuls un programme de télémédecine et un contrat de trois ans avec une télévision, dont le nom est resté secret, auront finalement transité par RQ1. Un échec à la mesure des espoirs placés dans le projet Rascom, qui a d’ailleurs failli ne jamais s’en remettre.

Car une fois les remboursements des assurances encaissés - quelque 230 millions de dollars, soit environ 180 millions d’euros -, les actionnaires ont longuement hésité à réinvestir leur pécule dans un nouvel engin spatial, provoquant plusieurs mois de flottement inquiétant. Sans doute la participation financière de Thales, également constructeur du satellite, et le potentiel du marché des télécoms auront eu raison de leurs atermoiements. Reste que, en trois ans, la concurrence s’est accrue au-dessus de l’Afrique : en témoigne le lancement, également prévu le 4 août par Arianespace, du satellite de l’égyptien Nilesat, qui couvrira le Maghreb et le Moyen-Orient.

Pour l’heure, les clients ne se bousculent pas au portillon. « Il y a, c’est vrai, encore une certaine méfiance, et beaucoup d’utilisateurs potentiels attendent que RQ1R soit lancé et testé pour se décider, consent Faraj Elamari, directeur général de Rascom. Toutefois, il ne se passe pas une journée sans que nous recevions des demandes d’information sur nos services qui, grâce à notre position orbitale (2,9° est), couvriront toute l’Afrique. » Mais que faut-il vraiment attendre de ce satellite dont la genèse remonte à 1992, autant dire à l’Antiquité à l’échelle de temps des télécoms ?

Combler la fracture numérique

Comme son prédécesseur, RQ1R a pour vocations d’offrir des services de télécommunication aux opérateurs africains et de combler la fracture numérique en reliant au haut débit les grandes villes du continent, mais aussi en apportant le téléphone dans des zones reculées via des terminaux low cost. 130 000 villages isolés pourraient être desservis par Vsat : 15 000 antennes auraient déjà été commandées dans ce but et seraient prêtes à être installées. Autres clients visés, les télévisions, qui, avec le passage à la haute définition, deviennent de très grosses consommatrices de liaisons satellitaires. Pour assurer sa promotion, Rascom annonce également 386 millions d’euros d’économies pour le secteur des télécoms grâce à la suppression des frais d’interconnexion.

« Le projet conserve tout son intérêt car les besoins du continent sont immenses », assure un expert. Pour réussir son pari, Rascom pourra compter sur ses actionnaires, les opérateurs de téléphonie. « Un lien privilégié que n’ont pas ses concurrents SES, Arabsat ou Intelsat », précise-t-il. De son côté, Faraj Elamari prévoit un avenir radieux : « 2010 sera une grande année pour Rascom. » Et d’annoncer, comme pour conjurer le sort avant le lancement, un nouveau satellite pour le consortium panafricain : « L’étude est en cours de finalisation, la décision de sa construction devrait être prise avant la fin de l’année. »

Julien Clémençot

(Source : Jeune Afrique, 4 août 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4541/5403 Régulation des télécoms
  • 362/5403 Télécentres/Cybercentres
  • 3432/5403 Economie numérique
  • 1859/5403 Politique nationale
  • 5403/5403 Fintech
  • 530/5403 Noms de domaine
  • 2192/5403 Produits et services
  • 1471/5403 Faits divers/Contentieux
  • 746/5403 Nouveau site web
  • 5375/5403 Infrastructures
  • 1727/5403 TIC pour l’éducation
  • 188/5403 Recherche
  • 244/5403 Projet
  • 3396/5403 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2254/5403 Sonatel/Orange
  • 1611/5403 Licences de télécommunications
  • 279/5403 Sudatel/Expresso
  • 1021/5403 Régulation des médias
  • 1351/5403 Applications
  • 1060/5403 Mouvements sociaux
  • 1663/5403 Données personnelles
  • 132/5403 Big Data/Données ouvertes
  • 597/5403 Mouvement consumériste
  • 362/5403 Médias
  • 648/5403 Appels internationaux entrants
  • 1665/5403 Formation
  • 95/5403 Logiciel libre
  • 2527/5403 Politiques africaines
  • 995/5403 Fiscalité
  • 166/5403 Art et culture
  • 585/5403 Genre
  • 1748/5403 Point de vue
  • 1025/5403 Commerce électronique
  • 1484/5403 Manifestation
  • 320/5403 Presse en ligne
  • 125/5403 Piratage
  • 206/5403 Téléservices
  • 976/5403 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5403 Environnement/Santé
  • 345/5403 Législation/Réglementation
  • 355/5403 Gouvernance
  • 1818/5403 Portrait/Entretien
  • 146/5403 Radio
  • 848/5403 TIC pour la santé
  • 278/5403 Propriété intellectuelle
  • 59/5403 Langues/Localisation
  • 1062/5403 Médias/Réseaux sociaux
  • 2036/5403 Téléphonie
  • 192/5403 Désengagement de l’Etat
  • 1085/5403 Internet
  • 116/5403 Collectivités locales
  • 409/5403 Dédouanement électronique
  • 1116/5403 Usages et comportements
  • 1038/5403 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5403 Audiovisuel
  • 3471/5403 Transformation digitale
  • 386/5403 Affaire Global Voice
  • 156/5403 Géomatique/Géolocalisation
  • 320/5403 Service universel
  • 671/5403 Sentel/Tigo
  • 177/5403 Vie politique
  • 1634/5403 Distinction/Nomination
  • 37/5403 Handicapés
  • 709/5403 Enseignement à distance
  • 689/5403 Contenus numériques
  • 590/5403 Gestion de l’ARTP
  • 180/5403 Radios communautaires
  • 1799/5403 Qualité de service
  • 444/5403 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5403 SMSI
  • 491/5403 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2707/5403 Innovation/Entreprenariat
  • 1364/5403 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5403 Internet des objets
  • 173/5403 Free Sénégal
  • 757/5403 Intelligence artificielle
  • 195/5403 Editorial
  • 4/5403 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5403 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous