Santé : le Burundi veut mettre en place un système d’information interopérable
lundi 13 avril 2026
Dès 2015, le Burundi s’est engagé dans la santé numérique en élaborant, avec l’appui de partenaires techniques, un premier Plan national de développement de l’information sanitaire (PNDIS I, 2015-2019).
Les autorités burundaises prévoient la mise en place d’un système d’information sanitaire (SIS) interopérable. Un atelier technique national, tenu du mardi 7 au vendredi 10 avril, a réuni les principaux acteurs du numérique en santé afin de rendre interopérables les différentes plateformes de gestion des données sanitaires du pays.
Selon le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, le paysage numérique de la santé au Burundi est fragmenté. Des outils comme DHIS2, SIDAInfo ou OpenClinic coexistent sans réellement communiquer entre eux, engendrant des duplications, des incohérences et une surcharge de travail pour les agents de santé.
Les travaux ont porté sur la cartographie des outils existants, l’identification des flux d’échange de données prioritaires et la définition de standards techniques communs, notamment la norme internationale HL7 FHIR. Des solutions de médiation ont également été explorées pour faciliter l’interconnexion des systèmes.
Cette initiative s’inscrit dans le Plan national de développement de l’information sanitaire (PNDIS II, 2026-2028), soutenu par la Coopération belge pour le développement, et s’insère également dans une dynamique continentale où la télémédecine, les dossiers patients informatisés et l’intelligence artificielle progressent rapidement en Afrique pour pallier le déficit d’infrastructures.
À terme, l’interopérabilité visée devrait améliorer la qualité des données, renforcer la prise de décision et alléger la charge administrative des professionnels de santé. Toutefois, ni le calendrier ni le budget du projet n’ont été rendus publics.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 13 avril 2026)
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