OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Août 2022 > Sango Coin : en Centrafrique, le projet de cryptomonnaie de Touadéra que la (…)

Sango Coin : en Centrafrique, le projet de cryptomonnaie de Touadéra que la Cour constitutionnelle ne valide pas

mardi 30 août 2022

Fintech

Lundi, la Cour constitutionnelle en République Centrafricaine a jugé « anticonstitutionnel » l’usage du Sango Coin pour l’achat de la citoyenneté, de l’e-résidence et des terres tels que proposé par le projet gouvernemental aux investisseurs internationaux. Une décision « sans recours possible » selon la Cour qui répond ainsi aux sollicitations de la société civile. Court-circuité dans son élan, le président Faustin-Archange Touadéra a réagi, recherchant des solutions pour poursuivre le projet selon l’idée initiale.

Douche froide sur la campagne du gouvernement centrafricain autour de sa cryptomonnaie baptisée « Sango Coin ». La Cour constitutionnelle a invalidé ce lundi 29 août, certains contours du projet jugeant « anticonstitutionnelle » tout ce qui a trait à « la vente de la nationalité centrafricaine [...], de l’e-résidence, [...] de terrains et des richesses naturelles, telles que prévues par le document officiel Sango Genesis Paper et sur le site Sango.org ».

« Aucun recours » possible

Faisant valoir notamment l’article 80 de la Constitution, la Cour insiste sur le fait que la nationalité ne pourrait avoir de valeur marchande et qu’il est nécessaire pour tout candidat à la résidence de séjourner physiquement dans le pays.

Annulant toutes les dispositions de ce projet et les transactions faites à ce jour, la Cour constitutionnelle a également déclaré que ses décisions « s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale » et « ne sont susceptibles d’aucun recours ».

6 000 $ à 60 000 $, l’équivalent de Sango coins à détenir sur une période en échange

Cette décision tombe quatre mois après l’adoption du Bitcoin comme monnaie nationale et un mois après le lancement officiel du projet Sango coin qui promettait un développement rapide du pays. Le gouvernement espérait séduire les investisseurs étrangers en leur proposant d’acquérir la citoyenneté « en bloquant une garantie fixe de SANGO Coins d’un montant de 60 000 dollars pour une période de 5 ans » ; une e-résidence « en bloquant une garantie fixe de pièces SANGO d’un montant de 6000 dollars pour une période de 3 ans » ; une propriété foncière « en bloquant une garantie fixe de SANGO Coins d’un montant de 10 000 dollars pour une période de 10 ans ». Sur ce dernier point, Bangui faisait valoir sa volonté de « décentraliser la propriété foncière via Sango », note-t-on sur le site dédié à cette cryptomonnaie.

L’astuce développement de Bangui à l’eau ?

Exprimant sa volonté de pousser les Centrafricains à adopter les nouvelles technologies et à léguer aux générations futures un « précieux héritage », le président Faustin-Archange Touadéra déclarait à la veille de l’officialisation de Sango coin :

« Nous nous sommes lancés dans un projet unique, le Sango. Nous avançons sur une nouvelle voie, ouverte à tous ceux qui osent rêver. »

Un « rêve » cependant peu partagé dans le pays. Le 1er août, le Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 -qui dénonçait une « braderie » de la nationalité et des ressources nationales- a déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle, réclamant l’invalidation du projet de cryptomonnaie.

La décision de la Cour constitutionnelle court-circuite ainsi l’élan des autorités centrafricaines qui s’étaient lancées dans une campagne internationale de promotion du Sango coin comme à Dubai début août ou lors de la rencontre de Touadéra avec Changpeng Zhao, PDG de Binance, la plateforme de cryptomonnaie la plus importante au monde.

Touadéra en quête de solutions pour poursuivre le projet

Dans un communiqué mardi soir, le Palais de la Renaissance a réagi. « La Présidence de la République note avec satisfaction que la décision de la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle ne remet pas en cause la Loi n° 22 004 du 22 avril 2022 régissant la Cryptomonnaie en République Centrafricaine », déclare le bureau du Chef de l’Etat, insistant sur le fait que le texte de base du projet Sango « est déclaré conforme à la Constitution ».

En résumé, l’Etat centrafricain souligne que la décision de la Cour constitutionnelle s’appuie sur le fait que la vente de la nationalité, d’une e-résidence, de terrains et de ressources naturelles via le Sango Coin « ne figurent pas dans l’ordonnancement juridique national, car non encore consacrées par des textes législatifs ou règlementaires ». Bangui promet alors que « prendra toutes les dispositions idoines pour éviter de potentielles violations de la Constitution relevées par la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle, dans le cadre de l’implémentation du projet Sango ». Les Centrafricains devraient-ils s’attendre à une législation de ces types de vente au moyen de la cryptomonnaie nationale ?

Jusqu’ici, les investisseurs ne se bousculaient pas encore aux portes dans le cadre du projet Sango. Mais la question se pose désormais sur la manière dont Bangui s’y prendra face aux investissements ayant déjà misé. 7%, soit 14 000 000 de Sango Coins sur les 200 millions ont déjà fait l’objet de transactions.

Sur Twitter, le président Touadéra a déclaré que l’ambition de développement du gouvernement ne s’écarte pas de sa volonté de respecter le cadre juridique et constitutionnel, soulignant que sa vision de l’avenir numérique « apportera [à la Centrafrique, ndlr] prospérité, richesse et croissance économique ».

(Source : La Tribune Afrique, 30 août 2022)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4379/5281 Régulation des télécoms
  • 352/5281 Télécentres/Cybercentres
  • 3614/5281 Economie numérique
  • 1802/5281 Politique nationale
  • 4913/5281 Fintech
  • 528/5281 Noms de domaine
  • 1991/5281 Produits et services
  • 1526/5281 Faits divers/Contentieux
  • 747/5281 Nouveau site web
  • 5281/5281 Infrastructures
  • 1979/5281 TIC pour l’éducation
  • 192/5281 Recherche
  • 242/5281 Projet
  • 4360/5281 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1846/5281 Sonatel/Orange
  • 1622/5281 Licences de télécommunications
  • 279/5281 Sudatel/Expresso
  • 1010/5281 Régulation des médias
  • 1340/5281 Applications
  • 1464/5281 Mouvements sociaux
  • 1692/5281 Données personnelles
  • 145/5281 Big Data/Données ouvertes
  • 614/5281 Mouvement consumériste
  • 367/5281 Médias
  • 650/5281 Appels internationaux entrants
  • 1627/5281 Formation
  • 94/5281 Logiciel libre
  • 2196/5281 Politiques africaines
  • 1079/5281 Fiscalité
  • 176/5281 Art et culture
  • 585/5281 Genre
  • 1842/5281 Point de vue
  • 1126/5281 Commerce électronique
  • 1473/5281 Manifestation
  • 320/5281 Presse en ligne
  • 126/5281 Piratage
  • 206/5281 Téléservices
  • 937/5281 Biométrie/Identité numérique
  • 324/5281 Environnement/Santé
  • 600/5281 Législation/Réglementation
  • 358/5281 Gouvernance
  • 1778/5281 Portrait/Entretien
  • 153/5281 Radio
  • 759/5281 TIC pour la santé
  • 280/5281 Propriété intellectuelle
  • 63/5281 Langues/Localisation
  • 1174/5281 Médias/Réseaux sociaux
  • 1969/5281 Téléphonie
  • 198/5281 Désengagement de l’Etat
  • 1034/5281 Internet
  • 116/5281 Collectivités locales
  • 420/5281 Dédouanement électronique
  • 1343/5281 Usages et comportements
  • 1047/5281 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5281 Audiovisuel
  • 3385/5281 Transformation digitale
  • 395/5281 Affaire Global Voice
  • 319/5281 Géomatique/Géolocalisation
  • 405/5281 Service universel
  • 668/5281 Sentel/Tigo
  • 176/5281 Vie politique
  • 1739/5281 Distinction/Nomination
  • 34/5281 Handicapés
  • 696/5281 Enseignement à distance
  • 793/5281 Contenus numériques
  • 587/5281 Gestion de l’ARTP
  • 178/5281 Radios communautaires
  • 1936/5281 Qualité de service
  • 554/5281 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5281 SMSI
  • 561/5281 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2790/5281 Innovation/Entreprenariat
  • 1506/5281 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5281 Internet des objets
  • 183/5281 Free Sénégal
  • 822/5281 Intelligence artificielle
  • 200/5281 Editorial
  • 12/5281 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5281 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous