OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mai 2019 > Rwanda-Sénégal : deux pays « frères » réunis à Paris par le digital

Rwanda-Sénégal : deux pays « frères » réunis à Paris par le digital

vendredi 17 mai 2019

Politiques africaines

Paul Kagame et Macky Sall ont visité ce vendredi le salon Viva Technology, à Paris. Les deux pays, aux trajectoires différentes dans ce secteur, y ont défendu leur stratégie digitale respective.

En visite express à Paris, le président rwandais Paul Kagame participait, pour la deuxième année consécutive, au salon Viva Technology, dédié aux innovations et aux start-up. Il y a retrouvé cette année son homologue et « frère » sénégalais Macky Sall, lui même en visite dans la capitale, où il a participé mercredi à la signature de l’Appel de Christchurch contre la diffusion des contenus terroristes en ligne.

Les deux chefs d’État ont participé à un panel animé par le président du conseil de surveillance de Publicis Groupe, Maurice Lévy, proche de Paul Kagame.

Les deux chefs d’État ont participé à un panel animé par le président du conseil de surveillance de Publicis Groupe, Maurice Lévy, proche de Paul Kagame.

Hub numérique

Les deux chefs d’État étaient conviés, vendredi 17 mai, à échanger sur l’impact de la technologie sur les économies africaines. Et ce, alors que le Rwanda a une longueur d’avance sur le Sénégal en termes de développement numérique. Souvent présenté comme l’un des principaux hubs digitaux du continent, le Rwanda, qui s’est hissé au 29e rang du dernier classement Doing Business de la Banque mondiale – soit le 2e pays du continent derrière Maurice -, souhaite faire de Kigali une terre d’expérimentation pour les entreprises de la tech.

Preuve de la bonne santé de l’environnement numérique au Rwanda, les start-up de ce pays de 12 millions d’habitants ont réussi à lever 19 millions de dollars en 2018 – soit 8 millions de plus que l’Éthiopie. “Ce chiffre est le résultat de notre investissement dans les technologies. Aujourd’hui, il est simple de créer une entreprise au Rwanda. L’expansion de la fibre optique à travers le pays et la présence de structures comme KLab (un incubateur de start-up) facilitent la création d’un environnement favorable”, explique Soraya Hakuziyaremye, la ministre rwandaise du Commerce et de l’Industrie, présente dans la délégation du président Kagame à Paris.

L’Afrique a raté la révolution industrielle, elle ne va pas rater la révolution numérique

Macky Sall, quant à lui, voit le digital comme un outil indispensable pour accéder à l’émergence. « L’Afrique a raté la révolution industrielle, elle ne va pas rater la révolution numérique », a prévenu le chef de l’État sénégalais. Ce dernier se donne comme objectif de voir le secteur peser 10% du PIB, en favorisant la création d’emplois et les gains de productivité. Cité du savoir de Diamniadio, supercalculateur livré en juillet prochain, mise en place d’un mécanisme de financement de l’entrepreneuriat, investissements dans les infrastructures de fibre optique, accent mis sur l’éducation scientifique et informatique…

Macky Sall a présenté plusieurs mesures témoignant de sa « volonté politique » de voir son pays bondir vers une société moderne, changeant la perception du continent dans le monde : « L’Afrique n’exporte pas que de grands joueurs ou de grands musiciens, mais aussi des grands cerveaux et des ingénieurs », a-t-il voulu rappeler.

Nous avons beaucoup de gens talentueux qui servent le reste du monde. Si nous développons le bon environnement, ils serviront aussi l’Afrique

Le président rwandais, de son côté, a insisté sur la nécessité d’investir en parallèle dans la formation pour exploiter pleinement le potentiel des start-up africaines. “L’Afrique a beaucoup de gens talentueux mais ils servent le reste du monde. Si nous développons le bon environnement, ils serviront aussi l’Afrique”, a-t-il affirmé lors du panel, citant l’exemple de l’Université américaine Carnegie, qui a lancé son antenne africaine, basée à Kigali, au printemps 2015.

Le méga-projet Kigali Innovation City, nouveau quartier dédié aux nouvelles technologies, censé regrouper à terme d’autres écoles et universités, des laboratoires et des entreprises, est toujours en cours d’élaboration. Selon la ministre rwandaise du Commerce, le Rwanda espère lever près de 100 millions de dollars cette année pour ce projet.

L’enjeu du financement

Après leur intervention, les deux présidents ont entamé une visite conjointe de l’espace Africatech, dédié aux start-up africaines. Quelques 160 jeunes pousses issues du Maroc, d’Algérie, de RDC ou encore de l’île Maurice y exposaient leurs innovations et partageaient l’espace avec l’un des poids lourds du numérique : Jumia, une plateforme de e-commerce récemment introduite en bourse à New-York. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a élu l’ancienne ministre rwandaise Louise Mushikiwabo à sa tête en octobre 2018, y comptait pour la première fois son pavillon.

Le salon est une opportunité pour les jeunes entreprises d’attirer l’attention des investisseurs internationaux et des géants du numérique. “L’enjeu, aujourd’hui, en termes d’investissement, est de faire en sorte que les entrepreneurs et les compagnies déjà existantes puissent avoir accès à des financements moins coûteux, ce qui est un challenge, surtout au regard des taux que le système bancaire applique à l’échelle de l’Afrique. Il faut s’ouvrir à différentes sortes de financements, comme les levées de fonds privées, et mettre en place les régulations nécessaires pour créer un environnement sain pour les investisseurs”, a expliqué Soraya Hakuziyaremye.

L’Afrique se développera par le numérique, qui est le socle de l’émergence de nos pays

La délégation de Macky Sall était composée notamment de la ministre de l’Économie numérique et des télécommunications, Ndeye Tické Ndiaye Diop, du ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, et de l’ambassadeur français à Dakar, Christophe Bigot. Le président sénégalais s’est également entretenu avec le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire. Avec vingt-cinq start-up présentes et un pavillon national au sein du salon, le Sénégal a souhaité montrer qu’il avait lui aussi sa place dans le domaine du numérique.

Un moyen de s’aligner sur son « frère » rwandais, dont il a reconnu le leadership dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. « Le Rwanda est un exemple pour le Sénégal » dans le domaine du digital, a également concédé la ministre sénégalaise de l’Économie numérique. « Notre pays n’est pas en reste », a-t-elle immédiatement poursuivi : « Nous n’avons pas le choix. L’Afrique se développera par le numérique, qui est le socle de l’émergence de nos pays. »

Internet trop cher

Pour soutenir ses start-up, le Sénégal s’est ainsi doté d’un fonds dédié aux jeunes et aux femmes, dépendant directement de la présidence. Papa Amadou Sarr est à la tête du dispositif : « Nous avons un fonds de plus de 30 milliards de francs CFA (50 millions d’euros) par an pour pousser les entrepreneurs, via des ressources financières, un accompagnement technique et des formations. Pour le cas concret du numérique, nous avons mis en place un fonds de 15 milliards de FCFA (environ 25 millions d’euros) » pour soutenir le lancement des start-up, détaille-t-il.

Macky Sall a toutefois reconnu un obstacle à la croissance impulsée par le digital : le coût de la connexion Internet. « Internet reste très cher en Afrique », a rappelé le chef de l’État sénégalais, pour qui un accès généralisé à la connexion reste un défi sur le continent.

La visite en France de Macky Sall, qui doit s’achever samedi, s’est poursuivie par une rencontre avec Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. Le président Paul Kagame, qui a ensuite rendu visite à la secrétaire générale de la Francophonie, son ancienne ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, dans les locaux de l’OIF, quittera Paris le même jour.

Marième Soumaré et Romain Gras

(Source : Jeune Afrique, 17 mai 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2419/2946 Régulation des télécoms
  • 182/2946 Télécentres/Cybercentres
  • 1816/2946 Economie numérique
  • 967/2946 Politique nationale
  • 2946/2946 Fintech
  • 278/2946 Noms de domaine
  • 1207/2946 Produits et services
  • 759/2946 Faits divers/Contentieux
  • 388/2946 Nouveau site web
  • 2941/2946 Infrastructures
  • 916/2946 TIC pour l’éducation
  • 109/2946 Recherche
  • 126/2946 Projet
  • 1801/2946 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1245/2946 Sonatel/Orange
  • 845/2946 Licences de télécommunications
  • 148/2946 Sudatel/Expresso
  • 528/2946 Régulation des médias
  • 805/2946 Applications
  • 555/2946 Mouvements sociaux
  • 874/2946 Données personnelles
  • 65/2946 Big Data/Données ouvertes
  • 310/2946 Mouvement consumériste
  • 189/2946 Médias
  • 330/2946 Appels internationaux entrants
  • 886/2946 Formation
  • 60/2946 Logiciel libre
  • 1406/2946 Politiques africaines
  • 522/2946 Fiscalité
  • 98/2946 Art et culture
  • 303/2946 Genre
  • 913/2946 Point de vue
  • 536/2946 Commerce électronique
  • 773/2946 Manifestation
  • 166/2946 Presse en ligne
  • 66/2946 Piratage
  • 105/2946 Téléservices
  • 517/2946 Biométrie/Identité numérique
  • 162/2946 Environnement/Santé
  • 177/2946 Législation/Réglementation
  • 198/2946 Gouvernance
  • 941/2946 Portrait/Entretien
  • 78/2946 Radio
  • 456/2946 TIC pour la santé
  • 147/2946 Propriété intellectuelle
  • 29/2946 Langues/Localisation
  • 579/2946 Médias/Réseaux sociaux
  • 1057/2946 Téléphonie
  • 108/2946 Désengagement de l’Etat
  • 586/2946 Internet
  • 60/2946 Collectivités locales
  • 247/2946 Dédouanement électronique
  • 593/2946 Usages et comportements
  • 533/2946 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 291/2946 Audiovisuel
  • 1859/2946 Transformation digitale
  • 201/2946 Affaire Global Voice
  • 79/2946 Géomatique/Géolocalisation
  • 165/2946 Service universel
  • 353/2946 Sentel/Tigo
  • 92/2946 Vie politique
  • 883/2946 Distinction/Nomination
  • 22/2946 Handicapés
  • 368/2946 Enseignement à distance
  • 355/2946 Contenus numériques
  • 300/2946 Gestion de l’ARTP
  • 91/2946 Radios communautaires
  • 940/2946 Qualité de service
  • 224/2946 Privatisation/Libéralisation
  • 89/2946 SMSI
  • 252/2946 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1406/2946 Innovation/Entreprenariat
  • 704/2946 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2946 Internet des objets
  • 99/2946 Free Sénégal
  • 413/2946 Intelligence artificielle
  • 103/2946 Editorial
  • 2/2946 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2946 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous