Rwanda : 19 millions $ pour poursuivre la numérisation de l’administration
vendredi 9 octobre 2026
Avec plus de 250 services publics numériques introduits ou modernisés, le Rwanda a dépassé l’objectif initial de son programme de transformation numérique. Certaines infrastructures liées au partage des données entre administrations et à la cybersécurité restent toutefois à finaliser.
Le Parlement rwandais a ratifié un financement de 17 millions d’euros, soit environ 19 millions de dollars, de l’Association internationale de développement (IDA), l’organisme de la Banque mondiale. Annoncée le jeudi 8 octobre 2026 par le ministre d’État chargé du Trésor national, Godfrey Kabera, cette enveloppe vise à soutenir la poursuite du programme d’accélération numérique dans les domaines de l’identité numérique, de la gestion des données publiques et de la cybersécurité.
Ce financement permet de restaurer des crédits annulés en 2024, lorsque le Rwanda avait réduit de 20 millions de dollars l’enveloppe initiale de l’IDA pour réaffecter ces ressources à d’autres opérations. Cette coupe budgétaire avait affecté plusieurs composantes du projet, suspendant temporairement l’accès à des appareils numériques abordables, les programmes de cybersécurité et la protection des données personnelles.
Une extension du calendrier jusqu’en 2028
Lancé en 2021 avec une dotation initiale de 200 millions de dollars, partagée à parts égales entre l’IDA et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), le Digital Acceleration Project poursuit trois objectifs : élargir l’accès au haut débit, développer les services publics numériques et soutenir l’entrepreneuriat technologique. Le programme a déjà permis d’introduire ou de moderniser 258 services publics en ligne, dépassant ses prévisions de départ, selon le document de suivi publié par la Banque mondiale.
Cette progression ne signifie pas que toutes les infrastructures sont opérationnelles. Le Government Data Hub, conçu pour organiser les informations publiques et faciliter leur échange entre administrations, reste à finaliser. La procédure de sélection d’un prestataire a dû être relancée après que les candidatures reçues ont été jugées insuffisamment qualitatives, tandis que les activités liées à la sécurité des données étaient encore en cours de passation. Pour mener à bien ces chantiers, le calendrier du programme a été officiellement prolongé jusqu’au 30 juin 2028, contre une clôture initialement prévue en décembre 2026.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 9 octobre 2026)
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