OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Janvier 2024 > Restriction du net : Ousmane Gaoual avance des raisons plus « honorables »

Restriction du net : Ousmane Gaoual avance des raisons plus « honorables »

vendredi 12 janvier 2024

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

On ne le dira jamais assez, les restrictions imposées à l’accès aux réseaux sociaux en Guinée, depuis environ deux mois, agace. Et pas que la population. Même au sein du gouvernement, la gêne et l’inconfort sont de plus en plus perceptibles. D’autant que les raisons de ce blackout demeurent plus que floues. Et c’est pourquoi, au gré des mutations de la communication gouvernementale sur le sujet, on en vient désormais à fabriquer des explications qui soient plus ‘’comestibles’’. Les précédentes peinant à convaincre grand-monde.

La sortie du porte-parole du gouvernement sur le plateau de la RTG dans la soirée de ce jeudi 11 janvier vient davantage accentuer l’inconstance des autorités dans l’explication de la restriction de l’accès aux réseaux sociaux. Au point que depuis le début de cette limitation, on a eu droit à toutes les explications. Une des premières que le même Ousmane Gaoual Diallo avait essayé de donner tout au début étant une panne technique. Ensuite, on s’est opportunément accroché à la thèse de « sécurité nationale » que l’on a d’abord découverte dans le courrier de la HAC adressée à Canal+, quand il s’est agi du retrait de la télévision Djoma du bouquet de ce distributeur d’images. Ainsi donc, tout au début, la sécurité nationale ne valait que pour le brouillage des médias et leur retrait des différents bouquets. Mais ensuite, on en a fait une panacée.

Puis, il y a quelques jours, interpellé par le bâtonnier de l’ordre des avocats, dans le sillage de la cérémonie de présentation des vœux à sa personne, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme avait un peu plus assumé la décision. Et Charles Wright l’expliquait par des dérives dont se rendraient des blogueurs sur les réseaux sociaux. En gros, il estimait que le retour à la normale devait être subordonné à une redéfinition des rapports entre les utilisateurs des réseaux sociaux et l’Etat.

Mais manifestement, aucune de ces tentatives de justification de cette décision, largement désapprouvée par l’opinion publique, n’aura été suffisamment convaincante. Y compris pour les autorités elles-mêmes. C’est pourquoi le porte-parole du gouvernement nous a sorti hier une toute nouvelle explication. Oui, selon Ousmane Gaoual Diallo, il y a bien l’enjeu sécuritaire. Mais selon lui, il y a surtout un enjeu économique. En somme, nous dit-il, l’utilisation des réseaux sociaux ne rapporterait pas à l’Etat ce qu’elle aurait dû lui rapporter en termes de revenus. Alors que l’exploitation de toutes ces plateformes générerait un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard 200 millions de dollars US, chaque année, l’Etat guinéen n’en récolterait même pas 10 %. Or, cela est inacceptable quand on sait que c’est ce même Etat qui a financé le déploiement du backbone à hauteur de 285 millions de dollars US. Backbone dont les capacités sont à 80 % exploitées par ces mêmes plateformes.

Cependant, quel paradoxe ! L’Etat cherche prétendument à accroitre ses revenus. Mais en attendant, de l’aveu même d’Ousmane Gaoual Diallo, « l’Etat guinéen perd beaucoup d’argent. Parce que les applications des impôts, d’échanges interbancaires, d’édition des passeports, de cartes d’identité…tout est perturbé ».

Disons-le tout net. Si les mobiles de cette restriction avaient un quelconque lien avec ces explications d’Ousmane Gaoual Diallo, l’Etat s’y serait mieux pris. Parce qu’une concertation sur fond de pédagogie aurait produit de meilleurs résultats. Mais l’on comprend, cette explication-là, croit-on, est de nature à rendre plus admissible la restriction. Parce qu’elle est supposée plus noble de la part de l’Etat. Mais il se trouve qu’on ne peut pas y croire, parce que le raisonnement défie le bon sens.

Boubacar Sanso Barry

(Source : Le Djely, 12 janvier 2024)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4393/5105 Régulation des télécoms
  • 355/5105 Télécentres/Cybercentres
  • 3622/5105 Economie numérique
  • 1786/5105 Politique nationale
  • 5047/5105 Fintech
  • 520/5105 Noms de domaine
  • 2206/5105 Produits et services
  • 1483/5105 Faits divers/Contentieux
  • 769/5105 Nouveau site web
  • 5105/5105 Infrastructures
  • 1764/5105 TIC pour l’éducation
  • 191/5105 Recherche
  • 247/5105 Projet
  • 3569/5105 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1846/5105 Sonatel/Orange
  • 1681/5105 Licences de télécommunications
  • 279/5105 Sudatel/Expresso
  • 1534/5105 Régulation des médias
  • 1292/5105 Applications
  • 1095/5105 Mouvements sociaux
  • 1783/5105 Données personnelles
  • 129/5105 Big Data/Données ouvertes
  • 606/5105 Mouvement consumériste
  • 368/5105 Médias
  • 674/5105 Appels internationaux entrants
  • 1670/5105 Formation
  • 92/5105 Logiciel libre
  • 2305/5105 Politiques africaines
  • 1056/5105 Fiscalité
  • 173/5105 Art et culture
  • 630/5105 Genre
  • 1730/5105 Point de vue
  • 1153/5105 Commerce électronique
  • 1499/5105 Manifestation
  • 323/5105 Presse en ligne
  • 127/5105 Piratage
  • 210/5105 Téléservices
  • 913/5105 Biométrie/Identité numérique
  • 325/5105 Environnement/Santé
  • 362/5105 Législation/Réglementation
  • 357/5105 Gouvernance
  • 1830/5105 Portrait/Entretien
  • 151/5105 Radio
  • 795/5105 TIC pour la santé
  • 290/5105 Propriété intellectuelle
  • 58/5105 Langues/Localisation
  • 1191/5105 Médias/Réseaux sociaux
  • 2135/5105 Téléphonie
  • 199/5105 Désengagement de l’Etat
  • 1069/5105 Internet
  • 124/5105 Collectivités locales
  • 416/5105 Dédouanement électronique
  • 1135/5105 Usages et comportements
  • 1050/5105 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5105 Audiovisuel
  • 3548/5105 Transformation digitale
  • 391/5105 Affaire Global Voice
  • 206/5105 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5105 Service universel
  • 669/5105 Sentel/Tigo
  • 177/5105 Vie politique
  • 1539/5105 Distinction/Nomination
  • 37/5105 Handicapés
  • 704/5105 Enseignement à distance
  • 794/5105 Contenus numériques
  • 608/5105 Gestion de l’ARTP
  • 181/5105 Radios communautaires
  • 1780/5105 Qualité de service
  • 439/5105 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5105 SMSI
  • 573/5105 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2839/5105 Innovation/Entreprenariat
  • 1428/5105 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5105 Internet des objets
  • 177/5105 Free Sénégal
  • 892/5105 Intelligence artificielle
  • 200/5105 Editorial
  • 2/5105 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5105 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous