OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juin 2021 > Réseaux sociaux : les couples à l’épreuve de l’addiction et des publications (…)

Réseaux sociaux : les couples à l’épreuve de l’addiction et des publications controverses

mercredi 2 juin 2021

Usages et comportements

Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Snapchat, Tiktok, WhatsApp sont les réseaux qui marquent le 21ème siècle. Avec le développent des technologies, impossible de s’en passer ou encore de vivre sans ces différentes plateformes dites sociales. Si une bonne partie des usagers s’en sert pour s’informer, d’autres les utilisent à des fins de distraction. Quoi qu’il en soit, l’utilisation des réseaux sociaux a souvent des impacts sur la vie des couples.

Dans la cour de établissement où elle suit des études en journalisme, Arame Fall, Mariée depuis 4 ans dit se servir des Réseaux sociaux pour s’informer. Mais elle se plaint de l’utilisation faite par son époux de ses nouveaux médias et déplore cette attitude qui commence à déteindre sur l’éducation de leur enfant.

Vêtue d’une longue robe rouge couverte par un par-dessus blanc fleuri, d’une apparence un peu stressée, Arame Fall raconte l’obsession chronique de son mari au monde social virtuel.

« Les réseaux sociaux impactent ma vie de couple, à cause de l’addiction de mon époux. C’est moi qui lui dis tout le temps de laisser son téléphone. Mais vu qu’il ne peut pas s’en passer, je le laisse souvent faire. Il peut se connecter de 7h (l’heure à laquelle il se réveille) jusqu’à 1h 2h. Il est toujours sur son téléphone, cherche et aime partager des informations », se plaint la jeune mariée.

Qui déplore surtout l’effet contamination sur son enfant : « Dès que mon fils rentre à la maison, il prend mon téléphone, il joue, il manipule toutes les applis. Il passe tout son temps avec le téléphone. Il l’a impacté de façon négative ».

« J’ai arrêté de publier des photos »

« Je suis sur WhatsApp, Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Snapchat et Tiktok. Je me connecte juste pour avoir des informations et après je passe à mon quotidien qui est celui de gérer la famille. J’ai arrêté de publier des photos. Je change seulement ma photo de profil de temps à autre », affirme Arame.

« Ma connexion ne dérange pas mon mari (...) On pouvait se passer des Réseaux sociaux et vivre heureux »

Pour Arama Fall, même si rester des jours sans se connecter est difficile, il est possible de vivre heureux sans les Réseaux sociaux. « Je peux rester des heures sans me connecter. Je me connecte les matins à mon réveil, je regarde l’actualité. L’après-midi et le soir je fais la même chose. Cela ne dérange pas mon mari, parce que lui il est hyper connecté. Au contraire c’est moi qui me plains de lui ».

« Je prends le temps de bien vérifier les photos que je mets en Statut, parce que je ne veux pas créer des problèmes entre nous. Je pense qu’on pouvait se passer des Réseaux sociaux et vivre heureux », a souligné Arame Fall.

« J’ai failli me battre avec mon copain »

Agée de 26 ans, en relation depuis 2 ans, l’étudiante congolaise Jessica Tati révèle qu’elle a une fois failli se battre avec son copain à cause de son addiction aux Réseaux sociaux.
« Je me suis installée avec mon copain quelques mois après notre rencontre pour ne pas continuer à payer la chambre que je louais, parce que je ne vivais presque plus là-bas », a-t-elle déclaré.

Avant de poursuivre : « Dès fois, il commence à parler au téléphone (via WhatsApp ou Messenger) de 7h jusqu’à 2h du matin. Et il parle fort dans la maison et moi cela me dérange parce que je n’aime pas le bruit. Généralement, il peut faire 2 à 3 heures de conversation téléphonique avec sa maman qui est en France. 3h de conversation avec son frère et sa sœur, sans compter ses amis qui étaient avec lui au Maroc, avant qu’il n’arrive ici ».

La jeune demoiselle qui vit à Ouakam-Cité Avion (Dakar) raconte pour conclure : « Cette situation je ne pouvais plus la supporter. Une fois, pendant que nous dormions, son téléphone a sonné aux environs de 2h. Il a répondu. C’était son frère. Ne pouvant plus supporter le bruit qu’il me faisait j’ai tenté de lui arracher le téléphone à plusieurs reprises. Mais rien. Je lui ai dit qu’il me dérangeait, d’aller parler au salon. Il m’a répondu que je dois respecter son grand frère et a failli lever la main sur moi ».

Après plusieurs problèmes dans sa relation, Jessica a décidé de supporter les très longues discussions de son copain sur Messenger et WhatsApp. Elle s’est finalement contentée de la seule explication qu’on lui a fournie : il gère beaucoup d’affaires et de groupes sur les réseaux sociaux, voici pourquoi il ne peut pas s’en passer.

« Les Réseaux sociaux nous rapprochent de ceux qui sont loin de nous et nous éloigne de ceux qui sont proches »

Locataire dans un immeuble de trois étages au quartier Mamelle, résident dans l’appartement B3 de cet immeuble, Kangala Marie de nationalité gabonaise, reçoit PressAfrik dans son salon.

En couple un an après son arrivée à Dakar, ce dernier vit avec sa petite-amie qu’il considère comme sa femme depuis deux ans. Il fait savoir que sa petite-amie ne supporte pas son attachement aux Réseaux sociaux.

« Avec ma femme, c’est souvent compliqué. Ça la dérange généralement que je sois tout le temps sur mon téléphone. Elle dit que je ne prête pas souvent attention à elle, que je ne m’intéresse pas à elle alors que ce n’est pas le cas. Si elle se plaint, ce n’est pas que je ne l’aime pas. Mais j’ai aussi besoin de parler avec mes proches qui sont éloignés de moi et le seul canal par lequel je peux le faire facilement c’est celui des Réseaux sociaux », a-t-il confié.

Ce ressortissant gabonais avoue par la suite que pour sa part, il constate que « les Réseaux sociaux nous rapprochent de ceux qui sont loin de nous et nous éloigne de ceux qui sont proches ».

Mame Penda et son addiction ultra chronique aux Réseaux sociaux

Mame Penda Ndiaye, de nationalité sénégalaise, âgée de 20 ans et en couple depuis un an est sur plusieurs Réseaux sociaux. Son cas est assez spécial puisqu’elle ne peut pas vivre sans être connectée. « Impossible de me passer des Réseaux sociaux. Quand je n’ai pas de connexion, j’ai mal à la tête. Je suis tout le temps scotché sur mon téléphone. Je me connecte en classe, quand je mange, aux toilettes, au travail, même quand je dors je me réveille pour regarder si je n’ai pas de message et continuer de dormir », a révélé cette jeune étudiante qui est aussi stagiaire.

Avant d’ajouter : « Je me connecte sur ces réseaux selon mes envies. Je passe plus de temps sur Tiktok, surtout quand je ne fais rien ».

Une relation amoureuse maintenue par les Réseaux sociaux
S’ils rendent souvent difficiles la vie de beaucoup de couples, les Réseaux sociaux peuvent également réaliser le miracle de sauver certaines relations. « Je me vois rarement avec mon petit ami et puisque je suis tout le temps connectée, les Réseaux sociaux nous permettent de discuter. Parfois, quand je fais cours, il peut croire que je ne veux pas répondre à ses messages, parce que je n’ai pas l’habitude d’éteindre mes données. C’est surtout ça mon problème avec lui », confie Mame Penda

Astuces pour cacher à son compagnon ses publications

« Je publie plusieurs fois par jour. Quand je suis sur twitter et que je vois quelque chose qui m’intéresse, je fais une capture d’écran et je le mets en statut. Si je publie quelque chose et que je sais que cela ne va pas plaire à mon compagnon, je fais en sorte qu’il ne le voit pas. Je mets mes statuts ¨Vu Sauf¨ », raconte la jeune accroc.

(Source : Pressafrik, 2 juin 2021)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4983/5363 Régulation des télécoms
  • 384/5363 Télécentres/Cybercentres
  • 3641/5363 Economie numérique
  • 1851/5363 Politique nationale
  • 5363/5363 Fintech
  • 530/5363 Noms de domaine
  • 2587/5363 Produits et services
  • 1506/5363 Faits divers/Contentieux
  • 762/5363 Nouveau site web
  • 5238/5363 Infrastructures
  • 1854/5363 TIC pour l’éducation
  • 205/5363 Recherche
  • 248/5363 Projet
  • 4271/5363 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1959/5363 Sonatel/Orange
  • 1638/5363 Licences de télécommunications
  • 290/5363 Sudatel/Expresso
  • 1055/5363 Régulation des médias
  • 1305/5363 Applications
  • 1090/5363 Mouvements sociaux
  • 1981/5363 Données personnelles
  • 199/5363 Big Data/Données ouvertes
  • 612/5363 Mouvement consumériste
  • 368/5363 Médias
  • 674/5363 Appels internationaux entrants
  • 1938/5363 Formation
  • 97/5363 Logiciel libre
  • 2296/5363 Politiques africaines
  • 1169/5363 Fiscalité
  • 170/5363 Art et culture
  • 601/5363 Genre
  • 1843/5363 Point de vue
  • 1256/5363 Commerce électronique
  • 1568/5363 Manifestation
  • 326/5363 Presse en ligne
  • 127/5363 Piratage
  • 215/5363 Téléservices
  • 1059/5363 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5363 Environnement/Santé
  • 355/5363 Législation/Réglementation
  • 373/5363 Gouvernance
  • 2066/5363 Portrait/Entretien
  • 154/5363 Radio
  • 767/5363 TIC pour la santé
  • 281/5363 Propriété intellectuelle
  • 66/5363 Langues/Localisation
  • 1168/5363 Médias/Réseaux sociaux
  • 2485/5363 Téléphonie
  • 201/5363 Désengagement de l’Etat
  • 1062/5363 Internet
  • 116/5363 Collectivités locales
  • 532/5363 Dédouanement électronique
  • 1271/5363 Usages et comportements
  • 1067/5363 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 563/5363 Audiovisuel
  • 3576/5363 Transformation digitale
  • 402/5363 Affaire Global Voice
  • 166/5363 Géomatique/Géolocalisation
  • 506/5363 Service universel
  • 682/5363 Sentel/Tigo
  • 179/5363 Vie politique
  • 1563/5363 Distinction/Nomination
  • 36/5363 Handicapés
  • 785/5363 Enseignement à distance
  • 714/5363 Contenus numériques
  • 606/5363 Gestion de l’ARTP
  • 190/5363 Radios communautaires
  • 2272/5363 Qualité de service
  • 556/5363 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5363 SMSI
  • 574/5363 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2868/5363 Innovation/Entreprenariat
  • 1388/5363 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/5363 Internet des objets
  • 174/5363 Free Sénégal
  • 730/5363 Intelligence artificielle
  • 210/5363 Editorial
  • 4/5363 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5363 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous