OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Septembre 2018 > Réseaux sociaux : L’accès au service taxé dans certains pays africains

Réseaux sociaux : L’accès au service taxé dans certains pays africains

samedi 8 septembre 2018

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

La mesure appliquée déjà en Ouganda ( officiellement depuis le 1er juillet dernier), au Tchad et au Bénin pourrait bien influencer d’autres pays de la région.

Si les retombées économiques sont indiscutables au regard de l’ampleur du phénomène « réseaux sociaux » en Afrique, il va sans dire que les principales motivations de l’instauration d’une taxe restent néanmoins politiques. L’annonce par l’Ouganda de l’entrée en vigueur de cette taxe pour accéder aux services Facebook, Whatsapp et Skype n’a pas fait l’objet d’un grand débat au niveau continental. Mais d’autres pays ont pris la même mesure ou ont fini par lui emboîter le pas, découvre-t-on aujourd’hui dans une étude réalisée par l’Agence Ecofin.

Pour la petite histoire, le président ougandais, Yoweri Museveni, a écrit lui-même à l’Autorité fiscale et au ministère des Finances pour demander l’institution d’une taxe sur les applications Over The Top comme Facebook, Whatsapp et autres. Le motif avancé est de mettre fin aux commérages qui nuisent à l’image du pays à l’extérieur. Le tarif utilisé est de 1,56 dollar le mois. Certes, les mouvements de protestation des consommateurs n’ont pas tardé dans les rues de Kampala, la capitale ougandaise. L’on parle même d’une action judiciaire d’un collectif d’avocats devant la Cour constitutionnelle mais sans succès.

En mars dernier, un autre pays, le Tchad, a décidé tout simplement de bloquer l’accès aux réseaux sociaux. Cette mesure visait à empêcher les mouvements sociaux d’ampleur. En effet, les syndicats et plusieurs organisations de la société civile se concertaient généralement sur internet. Pour éviter des dysfonctionnements consécutifs à l’arrêt d’internet sur l’économie tchadienne, les autorités du pays ont finalement pris l’option de se limiter à l’accès aux réseaux sociaux. Par ailleurs, il y a aussi le Cameroun, en janvier, qui a reconnu la nécessité de mieux réguler les progrès technologiques et la libéralisation des télécommunications pour éviter le désordre.

La question centrale n’est pas seulement liée la maximation de recettes des télécoms, même si l’enjeu dans ce cas de figure est bien réel, mais aussi à la gestion ou plutôt au filtrage de l’information. Un pays comme la Zambie ne cache pas son intention de lutter âprement contre la prolifération des messages haineux et plusieurs autres interventions subversives. Ses dirigeants ont décidé d’enregistrer les administrateurs de groupe Whatsapp auprès des services et d’élaborer un code d’éthique. Des arrestations sont envisagées en cas de dérive. Par ailleurs, d’autres lois sur la cyber-sécurité viendront grossir l’arsenal juridique zambien dès 2019.

Une ampleur incroyable

En l’espace de quelques années, les réseaux sociaux sont devenus un véritable phénomène en Afrique. Tout en réduisant la notion de distance entre les familles séparées, le service s’est avéré aussi efficace pour faire circuler des informations sensibles en un temps très court. Au contraire, il tend à prendre la place des médias traditionnels par sa capacité à toucher rapidement le grand nombre. Pour les experts en communication, l’information relayée par les médias sociaux est trop superficielle et peu élaborée, avec peu de moyens de vérification. Mais il n’empêche que les consommateurs congolais prennent de plus en plus au sérieux les informations des réseaux sociaux et se méfient paradoxalement des médias traditionnels, surtout publics.

Après avoir bloqué à plusieurs reprises les réseaux sociaux pour prévenir les risques de débordement lors des mobilisations populaires, la République démocratique du Congo (RDC) n’a pas décidé, du moins à ce stade, de faire le grand saut. Le cabinet Target a réalisé une grande étude sur le phénomène des réseaux sociaux (2018) dans le pays, en relevant une baisse de l’attraction de Facebook de 33 % par rapport à l’année 2017. Ce service occupe la première place, devant Whatsapp et Google. Le cabinet conclut en ces termes : « L’utilisation de la messagerie prend de plus en plus d’ampleur auprès d’internautes congolais qui y trouvent un moyen pratique et économique de s’échanger des informations à travers principalement les réseaux sociaux Facebook et Whatsapp. La recherche des informations sur l’actualité politique en RDC est aussi une activité prépondérante des Congolais sur internet ».

Laurent Essolomwa

(Source : Les Dépêches de Brazzaville, 8 septembre 2018)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4626/5726 Régulation des télécoms
  • 355/5726 Télécentres/Cybercentres
  • 3764/5726 Economie numérique
  • 1897/5726 Politique nationale
  • 5256/5726 Fintech
  • 573/5726 Noms de domaine
  • 2120/5726 Produits et services
  • 1566/5726 Faits divers/Contentieux
  • 827/5726 Nouveau site web
  • 5726/5726 Infrastructures
  • 1942/5726 TIC pour l’éducation
  • 197/5726 Recherche
  • 258/5726 Projet
  • 4093/5726 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2189/5726 Sonatel/Orange
  • 1668/5726 Licences de télécommunications
  • 284/5726 Sudatel/Expresso
  • 1031/5726 Régulation des médias
  • 1484/5726 Applications
  • 1647/5726 Mouvements sociaux
  • 1722/5726 Données personnelles
  • 141/5726 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5726 Mouvement consumériste
  • 374/5726 Médias
  • 660/5726 Appels internationaux entrants
  • 1744/5726 Formation
  • 97/5726 Logiciel libre
  • 2512/5726 Politiques africaines
  • 1081/5726 Fiscalité
  • 173/5726 Art et culture
  • 588/5726 Genre
  • 1980/5726 Point de vue
  • 1071/5726 Commerce électronique
  • 1516/5726 Manifestation
  • 320/5726 Presse en ligne
  • 140/5726 Piratage
  • 206/5726 Téléservices
  • 1109/5726 Biométrie/Identité numérique
  • 324/5726 Environnement/Santé
  • 364/5726 Législation/Réglementation
  • 368/5726 Gouvernance
  • 1915/5726 Portrait/Entretien
  • 148/5726 Radio
  • 851/5726 TIC pour la santé
  • 286/5726 Propriété intellectuelle
  • 61/5726 Langues/Localisation
  • 1136/5726 Médias/Réseaux sociaux
  • 2159/5726 Téléphonie
  • 221/5726 Désengagement de l’Etat
  • 1072/5726 Internet
  • 120/5726 Collectivités locales
  • 425/5726 Dédouanement électronique
  • 1401/5726 Usages et comportements
  • 1098/5726 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5726 Audiovisuel
  • 3706/5726 Transformation digitale
  • 396/5726 Affaire Global Voice
  • 246/5726 Géomatique/Géolocalisation
  • 352/5726 Service universel
  • 705/5726 Sentel/Tigo
  • 186/5726 Vie politique
  • 1736/5726 Distinction/Nomination
  • 36/5726 Handicapés
  • 724/5726 Enseignement à distance
  • 919/5726 Contenus numériques
  • 596/5726 Gestion de l’ARTP
  • 188/5726 Radios communautaires
  • 2036/5726 Qualité de service
  • 511/5726 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5726 SMSI
  • 488/5726 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2838/5726 Innovation/Entreprenariat
  • 1676/5726 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5726 Internet des objets
  • 184/5726 Free Sénégal
  • 970/5726 Intelligence artificielle
  • 196/5726 Editorial
  • 10/5726 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5726 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous