OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Mai 2023 > Renforcer la protection des données personnelles : Les recommandations du Laspad

Renforcer la protection des données personnelles : Les recommandations du Laspad

samedi 13 mai 2023

Données personnelles

Le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs-Afrique/diaspora (Laspad) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, dans le cadre de son projet de recherches sur la protection des données personnelles en Afrique (ProDP Africa), examine dans son nouveau rapport, le cadre juridique et institutionnel actuellement en vigueur en matière de protection des données personnelles. Laspad, qui révèle des insuffisances par rapport à la non-maîtrise des usages des données personnelles en Afrique, entend contribuer au renforcement de la connaissance et des compétences en formulant des recommandations susceptibles d’aider à la maîtrise des enjeux, à l’amélioration du cadre juridique et à l’anticipation des défis imminents.

Le secteur numérique est d’une manière générale, très évolutif et dépasse souvent de loin celui du cadre juridique et réglementaire. Et de ce point de vue, certaines dispositions deviennent caduques très rapidement, compte tenu du secteur. Bien sûr, rien de la personne humaine n’échappe aujourd’hui à une représentation numérique. C’est la raison pour laquelle certains Etats ont, très tôt, compris la nécessité de réglementer l’usage des données personnelles. Au Sénégal, l’Etat a décidé de moderniser la loi qui régit les données personnelles en se dotant, en 2018, d’un arsenal juridique, notamment la Loi sur la protection des données à caractère personnel (Lcdp), et d’une Commission des données personnelles (Cdp), de manière à garantir un niveau de protection adéquat. Mais, nous sommes dans un secteur très dynamique. Evidemment, cela est dû au développement, à la diversification et à la généralisation des technologies numériques et leur usage. Alors, pour ce qui est de la donnée à caractère personnel, l’attention s’est aujourd’hui portée sur elle en tant que ressource et en tant qu’ensemble global dont fait partie intégrante la donnée personnelle. C’est ce que révèle le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs-Afrique/dDiaspora (Laspad) de l’Université Gaston Berger (Ugb) dans son rapport de 94 pages. En effet, le document examine toutes les opportunités liées à la donnée personnelle aux plans politique, social, culturel et juridique, tout en recensant les risques liés à tous ces usages. « L’étude a procédé à l’analyse du cadre juridique et institutionnel actuellement en vigueur en matière de protection des données personnelles, en vue d’y déceler les risques non pris en charge », explique Mame Penda Ba, directrice du Laspad, précisant que l’analyse des résultats, des constats précis et des recommandations fortes a été formulée à l’endroit des acteurs, qui seraient susceptibles d’aider à la maîtrise des enjeux, à l’amélioration du cadre juridique et à l’anticipation des défis imminents. Par ailleurs, le Laspad, qui partage son rapport d’enquête intitulé « Renforcer la protection des données personnelles en Afrique : vers un système harmonisé et efficient », révèle aussi des insuffisances par rapport à la non-maîtrise des usages des données personnelles, à la qualité de la norme ou encore à la performance des institutions de mise en œuvre du cadre juridique. « Nous espérons que ces résultats faciliteront la prise de décisions ainsi que la mise en œuvre des nouvelles mesures à prendre dans la régulation des données à caractère personnel au Sénégal », estime l’enseignante-chercheure en Science politique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. D’après la directrice du Laspad, cette recherche menée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en sciences sociales a permis de produire des données probantes et de faire la cartographie des acteurs évoluant dans le secteur des données personnelles. De même, il est précisé que ce document de 94 pages fait partie d’une série de rapports destinés à contribuer aux réflexions et actions en faveur du renforcement des systèmes de protection des données à caractère personnel sur le continent africain.

Repenser la protection des données personnelles

Selon le Laspad, depuis 2008, le Sénégal a amorcé la régulation juridique des données personnelles en vue de répondre au besoin de protection induit par des risques d’atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine. Le rapport montre aussi qu’au fur et à mesure que s’accélèrent les progrès technologiques, on assiste à l’émergence de nouveaux usages des données personnelles dans tous les domaines. « Toutes ces transformations sociales emportent de nouveaux risques en matière de données personnelles et invitent à repenser la protection des données de la personne à l’aune de la digitalisation presque intégrale des activités humaines », souligne le rapport, qui vise également à saisir les données personnelles au cœur de la multiplicité des usages dont elles sont l’objet. Le Laspad entend également repérer, le cas échéant, les différentes influences qui ont pu ou qui pourraient impacter les politiques nationales mises en œuvre en matière de gouvernance des données personnelles. Et selon Mme Ba, cette étape permettra de relever les mérites à consolider et les insuffisances auxquelles il conviendra de remédier.

Toutefois, pour mieux organiser la réponse aux risques d’atteinte aux droits, le Laspad indique que le rapport a surtout pour objectif d’évaluer l’efficacité des cadres normatif et institutionnel au regard des multiples usages qui se sont développés autour des données personnelles.

Ousmane Sow

(Source : Le Quotidien, 13 mai 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4754/5169 Régulation des télécoms
  • 355/5169 Télécentres/Cybercentres
  • 3505/5169 Economie numérique
  • 1885/5169 Politique nationale
  • 4961/5169 Fintech
  • 528/5169 Noms de domaine
  • 2008/5169 Produits et services
  • 1549/5169 Faits divers/Contentieux
  • 763/5169 Nouveau site web
  • 5169/5169 Infrastructures
  • 1852/5169 TIC pour l’éducation
  • 188/5169 Recherche
  • 242/5169 Projet
  • 3674/5169 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2104/5169 Sonatel/Orange
  • 1710/5169 Licences de télécommunications
  • 283/5169 Sudatel/Expresso
  • 1185/5169 Régulation des médias
  • 1361/5169 Applications
  • 1062/5169 Mouvements sociaux
  • 1733/5169 Données personnelles
  • 134/5169 Big Data/Données ouvertes
  • 606/5169 Mouvement consumériste
  • 371/5169 Médias
  • 648/5169 Appels internationaux entrants
  • 1818/5169 Formation
  • 94/5169 Logiciel libre
  • 2284/5169 Politiques africaines
  • 1120/5169 Fiscalité
  • 167/5169 Art et culture
  • 656/5169 Genre
  • 1774/5169 Point de vue
  • 1036/5169 Commerce électronique
  • 1635/5169 Manifestation
  • 350/5169 Presse en ligne
  • 124/5169 Piratage
  • 217/5169 Téléservices
  • 1010/5169 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5169 Environnement/Santé
  • 356/5169 Législation/Réglementation
  • 370/5169 Gouvernance
  • 1853/5169 Portrait/Entretien
  • 148/5169 Radio
  • 819/5169 TIC pour la santé
  • 278/5169 Propriété intellectuelle
  • 64/5169 Langues/Localisation
  • 1130/5169 Médias/Réseaux sociaux
  • 1968/5169 Téléphonie
  • 206/5169 Désengagement de l’Etat
  • 1042/5169 Internet
  • 114/5169 Collectivités locales
  • 410/5169 Dédouanement électronique
  • 1118/5169 Usages et comportements
  • 1069/5169 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5169 Audiovisuel
  • 3338/5169 Transformation digitale
  • 389/5169 Affaire Global Voice
  • 164/5169 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5169 Service universel
  • 668/5169 Sentel/Tigo
  • 174/5169 Vie politique
  • 1569/5169 Distinction/Nomination
  • 34/5169 Handicapés
  • 718/5169 Enseignement à distance
  • 700/5169 Contenus numériques
  • 607/5169 Gestion de l’ARTP
  • 183/5169 Radios communautaires
  • 1969/5169 Qualité de service
  • 495/5169 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5169 SMSI
  • 469/5169 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2917/5169 Innovation/Entreprenariat
  • 1364/5169 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5169 Internet des objets
  • 183/5169 Free Sénégal
  • 848/5169 Intelligence artificielle
  • 195/5169 Editorial
  • 32/5169 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5169 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous