OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Août > Renationalisation de la Sonatel

Renationalisation de la Sonatel

vendredi 12 août 2011

Politique nationale

Les Sénégalais à la lecture du journal Le Soleil d’hier, ont dû ressentir une légitime fierté patriotique. Le chef de l’Etat, le Président Abdoulaye Wade a donné une fois de plus, la preuve que ce pays est loin d’être pauvre, tout au contraire. Alors que de nombreux projets voient leurs financements détournés afin de réussir le plan Takkal, qui devrait remettre la lumière dans toutes les chaumières, le Président Wade a déclaré hier devant plusieurs partenaires, dont le Directeur général de la Sonatel, qu’il voulait racheter les parts de France Télécom dans la principale société de téléphonie du Sénégal.

Selon le compte rendu de la presse, le Président se plaignait de ce que le Trésor public ne pouvait engranger les nombreux milliards générés par l’activité de la Sonatel dans notre pays, l’essentiel des dividendes profitant à la société France Télécom, actionnaire majoritaire de l’entreprise. Pour permettre aux nationaux de « récupérer » ce qui leur revient de droit, le chef de l’Etat envisage de renationaliser l’entreprise, pour la rétrocéder à des privés nationaux. Cette volonté exprimée de cette manière, ne pouvait que mettre du baume au cœur de tous les patriotes de ce pays.

On sait que les syndicalistes de la Sonatel, par exemple, se sont toujours opposés à ce que les Français deviennent hégémoniques dans le capital de leur entreprise, qui reste à ce jour, le premier contributeur individuel de ce pays, avec un peu moins de 200 milliards de francs Cfa par an. De même, les privés nationaux ont toujours clamé, notamment par la voix de M. Baïdy Agne, le président du Conseil national du patronat (Cnp), leur volonté d’être associés à toutes les aventures financières, du genre privatisations ou ouvertures de capital, lancées par l’Etat en direction du secteur privé. Qu’on leur donne aujourd’hui la Sonatel renationalisée à gérer ne pourrait qu’être source de satisfaction pour eux. Il n’y a que des esprits malintentionnés qui pourraient trouver à redire à cette mesure.

Déjà, on a entendu hier des voix qui ont osé s’étonner de l’incohérence d’une décision qui vient après une forte volonté exprimée en avril 2009, de céder totalement les dernières actions de l’Etat dans la Sonatel, à France Télécom. Il a fallu à l’époque, toute la détermination des travailleurs sénégalais de l’entreprise, appuyés par un fort mouvement de l’opinion nationale, pour faire reculer le gouvernement, qui a été obligé de recourir à un nantissement de ses actions, pour trouver les 200 milliards de francs Cfa qu’il espérait obtenir de la vente de ses actions.

Les gens se demandent donc ce qui a pu se passer pour qu’un chef d’Etat qui ne fait jamais mystère de ses convictions libérales, passe de la privatisation totale à la renationalisation. Y a-t-il vraiment une vision stratégique de ce que l’Etat veut comme programme de développement de ce pays, appuyé par une politique des Tic assise sur une entreprise nationale championne dans la sous-région ? Cela reste à démontrer.

Les mêmes esprits chagrins qui s’interrogent sur les capacités du pays à avaler la Sonatel, osent prétendre qu’il n’y a que par de l’argent blanchi, d’origine douteuse, que l’Etat pourrait avoir les moyens de récupérer 4 200 000 actions de la Sonatel, dont l’unité coûtait hier à la Bourse des valeurs mobilières d’Abidjan, 140 000 francs Cfa. 588 milliards de francs, c’est tout de même un peu plus que ce que demande Takkal pour que le secteur de l’électricité retrouve ses capacités normales de fonctionnement.

Sans vouloir aucunement embrasser les idées des détracteurs de notre chef de l’Etat, on peut tout de même penser que les privés sénégalais et africains qui voudraient acquérir les actions de la Sonatel, n’ont pas besoin d’un quelconque coup de main de l’Etat, car ces dernières sont en vente libre sur le marché boursier. Et avant de chercher à renationaliser, il faudrait bien méditer sur l’exemple de la Senelec, et ce qu’il en a coûté à la Nation, de s’être débarrassé d’un partenaire stratégique, aussi imparfait qu’il ait pu être.

Mohamed Guèye

(Source : Le Quotidien, 12 août 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4527/5318 Régulation des télécoms
  • 348/5318 Télécentres/Cybercentres
  • 3497/5318 Economie numérique
  • 2425/5318 Politique nationale
  • 5318/5318 Fintech
  • 514/5318 Noms de domaine
  • 2250/5318 Produits et services
  • 1457/5318 Faits divers/Contentieux
  • 899/5318 Nouveau site web
  • 5092/5318 Infrastructures
  • 1690/5318 TIC pour l’éducation
  • 186/5318 Recherche
  • 244/5318 Projet
  • 3684/5318 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1847/5318 Sonatel/Orange
  • 1586/5318 Licences de télécommunications
  • 275/5318 Sudatel/Expresso
  • 1003/5318 Régulation des médias
  • 1346/5318 Applications
  • 1055/5318 Mouvements sociaux
  • 1610/5318 Données personnelles
  • 127/5318 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5318 Mouvement consumériste
  • 363/5318 Médias
  • 648/5318 Appels internationaux entrants
  • 1650/5318 Formation
  • 152/5318 Logiciel libre
  • 2447/5318 Politiques africaines
  • 1131/5318 Fiscalité
  • 168/5318 Art et culture
  • 578/5318 Genre
  • 1701/5318 Point de vue
  • 1114/5318 Commerce électronique
  • 1469/5318 Manifestation
  • 321/5318 Presse en ligne
  • 125/5318 Piratage
  • 211/5318 Téléservices
  • 909/5318 Biométrie/Identité numérique
  • 321/5318 Environnement/Santé
  • 338/5318 Législation/Réglementation
  • 455/5318 Gouvernance
  • 1791/5318 Portrait/Entretien
  • 146/5318 Radio
  • 789/5318 TIC pour la santé
  • 277/5318 Propriété intellectuelle
  • 59/5318 Langues/Localisation
  • 1056/5318 Médias/Réseaux sociaux
  • 1930/5318 Téléphonie
  • 190/5318 Désengagement de l’Etat
  • 1020/5318 Internet
  • 114/5318 Collectivités locales
  • 467/5318 Dédouanement électronique
  • 1304/5318 Usages et comportements
  • 1029/5318 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5318 Audiovisuel
  • 3755/5318 Transformation digitale
  • 383/5318 Affaire Global Voice
  • 157/5318 Géomatique/Géolocalisation
  • 313/5318 Service universel
  • 664/5318 Sentel/Tigo
  • 174/5318 Vie politique
  • 1523/5318 Distinction/Nomination
  • 34/5318 Handicapés
  • 695/5318 Enseignement à distance
  • 692/5318 Contenus numériques
  • 586/5318 Gestion de l’ARTP
  • 180/5318 Radios communautaires
  • 1768/5318 Qualité de service
  • 437/5318 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5318 SMSI
  • 464/5318 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2770/5318 Innovation/Entreprenariat
  • 1369/5318 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5318 Internet des objets
  • 170/5318 Free Sénégal
  • 668/5318 Intelligence artificielle
  • 195/5318 Editorial
  • 2/5318 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5318 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous