OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Février 2021 > Régulation des réseaux sociaux au Sénégal : des spécialistes tirent la (…)

Régulation des réseaux sociaux au Sénégal : des spécialistes tirent la sonnette d’alarme

jeudi 4 février 2021

Médias/Réseaux sociaux

Allons-nous vers une régulation des réseaux sociaux au Sénégal ? Tout porte à le croire. D’après le dernier conseil des ministres du mercredi 03 février, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à mettre en place un dispositif de régulation et d’encadrement, spécifique aux réseaux sociaux. Une demande mitigée qui pourrait être mise en place si rien n’est fait. Plusieurs spécialistes interrogés par Social Net Link mettent en garde le gouvernement sur ces nouvelles agissements.

Depuis quelques mois, la question a été agitée par le gouvernement sans pour autant trouver la bonne formule. Cette fois-ci, avec la sortie officielle du Président Macky Sall, le Sénégal se dirige incessamment vers une régularisation des réseaux sociaux.

Cacophonie autour d’une « régulation »

Mais il ne faudrait pas trop vite aller en besogne. Selon Cheikh Fall, l’utilisation même des termes réguler et encadrer les réseaux sociaux pose un réel problème de compréhension.

« Quand il s’agit du digital, nos autorités ne pensent qu’à la répression et à la sanction. Il fallait plutôt mettre en avant l’éducation au numérique, la sensibilisation aux droits du Cyber-espace et la vulgarisation de la culture de l’hygiène numérique. »

Le blogueur et Président d’Africtivistes reconnait toutefois qu’ internet ne doit pas être une zone de non-droit.

« Mais, force est de reconnaître qu’aujourd’hui, les législations restrictives et/ ou abusives n’ont pas été des solutions. Elles ont plutôt servi d’aubaine à de nouvelles formes de dérives » résume l’activiste.

Signaler au lieu de réguler…

Même si la question de la restriction des droits de la liberté d’expression est écartée, Ibrahima Lissa Faye pense que c’est déjà peine perdue pour l’Etat du Sénégal de vouloir réguler les réseaux sociaux.

« Il est difficile de faire une interprétation pour le moment , mais il faut savoir que le gouvernement se cherche encore . Depuis un bon bout de temps, il tente de trouver des solutions de régulation à travers des initiatives législatives qui n’ont jamais prospéré, parce que cette technique ne colle pas avec le fonctionnement des réseaux sociaux » a exposé le Président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel).

En résumé dit-il , il faut comprendre que la quintessence même des réseaux sociaux réside sur la liberté d’expression. Aucun des Etats n’a pu mettre des restrictions adéquates sur les réseaux sociaux.

Pour le journaliste et Directeur de publication de Pressafrik, l’Etat ne peut pas pour le moment réguler les Sénégalais sur les réseaux sociaux.

Une réflexion très bien partagée par Mountaga Cissé, formateur en nouveaux médias : « Il y a un fil rouge à ne pas franchir au risque de manœuvrer dans une forme de censure. Mais, il est clair que des dérives de toute nature fleurissent sur la toile. Cependant, je pense que la solution pour juguler ce fléau ne saurait être un dispositif pour contrôler les réseaux sociaux » rappelle l’expert.

Trouver la bonne formule…

Il urge dès lors, de réfléchir et trouver une bonne formule liée à l’encadrement des réseaux sociaux.

Le Sénégal dispose d’un arsenal juridique très fourni . Composé de cinq lois sur la société de l’information, le nouveau projet en cours concernant la régulation et l’encadrement, spécifique aux réseaux sociaux pourrait s’ajouter à cette chaine de valeur pour passer comme une lettre à la poste au moment venu.

« Je crois que l’Etat du Sénégal veut tout simplement mettre en place un dispositif d’encadrement à travers un projet de loi. L’idée n’est pas de bafouer la liberté d’expression des Sénégalais, mais c’est plutôt pour mieux encadrer l’espace pour éviter les excès observés ces dernières années » rassure une source proche de la présidence.

Il s’agit d’une instauration légale plus éthique, et plus respectueuse des droits civiques, et des valeurs morales de la République compte tenu de l’unicité et de l’ubiquité des réseaux sociaux.

Cependant, cette déclaration n’est pas convaincante dans la mesure où les questions de législations sur la protection des données à caractère personnel et sur la cybersécurité ont été déjà prises en charge par la convention de Malabo.

Prendre les réseaux sociaux comme lieu de commission d’infractions impunies pour proposer un nouveau cadre normatif, prouve encore une fois que le gouvernement veut nier l’existence et « l’inefficacité » de son dispositif de lutte contre la cybercriminalité.

« Le fait de parler d’un dispositif de régulation et d’encadrement spécifique aux réseaux sociaux revient à dire aux Sénégalais que notre arsenal législatif ne prend pas en considération les réseaux sociaux. Avoir un texte qui parle spécifiquement d’un réseau ou des réseaux en particulier est une erreur, si demain un nouveau réseau social fait son apparition est ce qu’il faut encore un autre texte particulier ? » s’interroge Emmanuel Diokh.

Le juriste IT se veut clair dans sa pensée « Si nous devons viser par exemple la diffamation, l’injure ou l’usurpation d’identité ou que sais-je encore, il ne faut pas cibler un ou des réseaux en particulier. En l’état, le Sénégal est outillé pour encadrer tous les faits qui se passent dans les réseaux sociaux« 

Le nouveau dispositif annoncé par le gouvernement apparait comme un jeu de mots. Il risque de bafouer dans les jours qui viennent, la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

En 2017, la journaliste Oulèye Mané a été arrêtée pour avoir caricaturé le président de la République Macky Sall.

Quelques mois plus tard , c’était autour de la chanteuse Amy Collé. Cette dernière a été inculpée pour « offense au chef de l’État » et « diffusion de fausses nouvelles » à partir du réseau social WhatsApp.

Ce qui illustre clairement la volonté du gouvernement de faire des réseaux sociaux sa prochaine cible principale.

(Source : Social Net Link, 4 février 2021)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4410/5130 Régulation des télécoms
  • 356/5130 Télécentres/Cybercentres
  • 3433/5130 Economie numérique
  • 1741/5130 Politique nationale
  • 5020/5130 Fintech
  • 521/5130 Noms de domaine
  • 2443/5130 Produits et services
  • 1535/5130 Faits divers/Contentieux
  • 747/5130 Nouveau site web
  • 5130/5130 Infrastructures
  • 1946/5130 TIC pour l’éducation
  • 196/5130 Recherche
  • 253/5130 Projet
  • 3479/5130 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1907/5130 Sonatel/Orange
  • 1634/5130 Licences de télécommunications
  • 282/5130 Sudatel/Expresso
  • 1019/5130 Régulation des médias
  • 1289/5130 Applications
  • 1151/5130 Mouvements sociaux
  • 1688/5130 Données personnelles
  • 127/5130 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5130 Mouvement consumériste
  • 368/5130 Médias
  • 657/5130 Appels internationaux entrants
  • 1705/5130 Formation
  • 95/5130 Logiciel libre
  • 2002/5130 Politiques africaines
  • 981/5130 Fiscalité
  • 167/5130 Art et culture
  • 588/5130 Genre
  • 1748/5130 Point de vue
  • 1063/5130 Commerce électronique
  • 1488/5130 Manifestation
  • 328/5130 Presse en ligne
  • 128/5130 Piratage
  • 204/5130 Téléservices
  • 936/5130 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5130 Environnement/Santé
  • 384/5130 Législation/Réglementation
  • 357/5130 Gouvernance
  • 1776/5130 Portrait/Entretien
  • 146/5130 Radio
  • 778/5130 TIC pour la santé
  • 284/5130 Propriété intellectuelle
  • 59/5130 Langues/Localisation
  • 1292/5130 Médias/Réseaux sociaux
  • 2050/5130 Téléphonie
  • 192/5130 Désengagement de l’Etat
  • 1070/5130 Internet
  • 116/5130 Collectivités locales
  • 451/5130 Dédouanement électronique
  • 1120/5130 Usages et comportements
  • 1051/5130 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5130 Audiovisuel
  • 3365/5130 Transformation digitale
  • 397/5130 Affaire Global Voice
  • 173/5130 Géomatique/Géolocalisation
  • 320/5130 Service universel
  • 678/5130 Sentel/Tigo
  • 177/5130 Vie politique
  • 1545/5130 Distinction/Nomination
  • 35/5130 Handicapés
  • 740/5130 Enseignement à distance
  • 738/5130 Contenus numériques
  • 596/5130 Gestion de l’ARTP
  • 184/5130 Radios communautaires
  • 1821/5130 Qualité de service
  • 442/5130 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5130 SMSI
  • 553/5130 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2724/5130 Innovation/Entreprenariat
  • 1420/5130 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5130 Internet des objets
  • 174/5130 Free Sénégal
  • 612/5130 Intelligence artificielle
  • 199/5130 Editorial
  • 3/5130 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5130 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous